Nathalie Laville
11 mai 2019

Pour la FCPE, il ne faut pas abandonner l'enseignement français à l'étranger

La première fédération de parents d’élèves a interpellé les ministres de l’Education nationale et de l’Europe et des Affaires étrangères. Dans un courrier qu’elle vient de leur adresser, elle lance un appel pour la défense de l’enseignement français à l’étranger. Le point avec son secrétaire général adjoint en charge de l’enseignement français à l’étranger, M. […]

La première fédération de parents d’élèves a interpellé les ministres de l’Education nationale et de l’Europe et des Affaires étrangères. Dans un courrier qu’elle vient de leur adresser, elle lance un appel pour la défense de l’enseignement français à l’étranger. Le point avec son secrétaire général adjoint en charge de l’enseignement français à l’étranger, M. Moulay Driss El Alaoui.

— Quels sont les rapports entre la FCPE et l’AEFE, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger ?
— Nous avons noué un partenariat constructif. Nous avons un siège dans son conseil d’administration,  et une représentation importante au niveau de la commission nationale des bourses. Ce réseau est une spécificité française unique au monde. Mais nous sommes inquiets de la baisse de financement de l’Etat, du nombre de moins en moins important d’enseignants détachés qui nous fait craindre une baisse de la qualité des enseignements.

— Quel est votre rôle ?
— Nous sommes présents sur 4 continents. Quand des parents nous interpellent parce que leurs enfants rencontrent des difficultés, nous les aidons, nous les accompagnons : que cela soit pour des problèmes de cantine, des conseils de discipline, d’inscription dans un établissement, de bourse… Les Français installés à l’étranger cherchent à retrouver pour leurs enfants les mêmes conditions de scolarité qu’en France. Il faut savoir que la sociologie des Français expatriés change, que ce ne sont plus seulement les élites financières qui inscrivent leurs enfants dans ces établissements. Ils ne sont pas toujours en capacité de payer des frais d’inscription exorbitants !

— Quelles sont vos propositions en matière d’enseignement français à l’étranger ?
— Nous exigeons tout simplement que chaque Français installé à l’étranger bénéficie, comme en France, d’une prise en charge totale de l’enseignement pour ses enfants. Nous réaffirmons aussi notre attachement aux établissements en gestion directe pour faire respecter les valeurs de la République, en particulier celle de la laïcité. Notre objectif est que l’enseignement français ne perde pas son identité et ses références. Pour nous, il est impératif que celles et ceux qui choisissent le système d’éducation français partout dans le monde aient la garantie que leurs enfants seront éduqués dans le respect des principes édictés par la Charte de la laïcité. Parce que les établissements scolaires français à l’étranger sont un véritable investissement, ils doivent continuer à participer au rayonnement de la France à l’étranger, à valoriser la culture et les valeurs françaises.

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