Français à l'étranger
23 septembre 2019

Santé à l’étranger : quels enjeux pour les expatriés ?

Expatriation ou détachement professionnel, retraite au soleil, PVT… Chaque année, les Français sont très nombreux à partir à la découverte d’autres contrées plus ou moins lointaines pour s’y installer. Besoin primaire par excellence, la santé fait alors partie de leurs principales préoccupations, d’autant qu’ils sont souvent confrontés à des pratiques médicales et des systèmes de protection sociale très différents de ceux de l’Hexagone.

Europe or not Europe ? That is the question

Que vous partiez vivre dans un pays de l’Union Européenne ou ailleurs, le principe de base est le même : vous dépendez dorénavant du système d’assurance maladie de votre nouvel État de résidence, et perdez votre statut d’assuré français.

Mais les accords européens vous réservent certains avantages : si votre nouvelle affiliation à la Sécurité sociale est conditionnée par des critères de durée de résidence, de travail ou de cotisation, vous pouvez faire valoir vos droits déjà acquis en France (en fournissant à votre nouvel organisme d’assurance maladie le formulaire E104 rempli par votre caisse française de Sécurité sociale).

Partout ailleurs, tout dépend des conventions conclues, ou non, par la France avec chaque pays (voire avec certaines provinces) :

  • Au Québec, par exemple, toute personne française y séjournant ou s’y installant peut bénéficier de l’assurance maladie québécoise en vertu d’une entente de Sécurité sociale ;
  • Dans les autres provinces du Canada, ce droit n’est ouvert qu’aux résidents permanents et ne s’applique pas aux PVTistes.

Des systèmes de santé et des coûts associés très variables d’un pays à l’autre

Être affilié à la Sécurité sociale d’un pays ne veut pas dire bénéficier d’un accès aux soins gratuit, loin de là !

Chaque destination dispose d’un système d’assurance maladie avec ses règles propres, et des coûts extrêmement variables d’un endroit à l’autre (1).

Quelques exemples :

  • Résident à Hong Kong, où la qualité des soins est particulièrement réputée, vos dépenses de santé sont presque entièrement couvertes, mais dans le secteur public seulement. Saturé de demandes, il enregistre des délais d’attente de plus en plus longs, pour les consultations comme les prises en charge hospitalières. Les patients s’adressent dès lors de plus en plus aux hôpitaux et cliniques privés dont les tarifs, très élevés, ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale : 90 € environ pour une consultation généraliste, 200 € pour une consultation spécialiste, ou encore 12 000 € pour un accouchement sans complication avec 3 jours d’hospitalisation.
  • Au Canada, l’affiliation au Canada Health Act permet aux assurés de profiter de soins primaires complètement gratuits : consultations, actes chirurgicaux, examens et traitements nécessaires. Mais l’ophtalmologie, les frais d’optique et les soins dentaires ne sont jamais pris en charge, au même titre que certains soins complémentaires (kinésithérapie, podologie etc.).
  • En Thaïlande, la prise en charge des dépenses de santé n’est garantie qu’au sein de centres de soins primaires de quartier. Impossible donc de choisir ses médecins… à moins de recourir au secteur privé à ses frais. Comptez environ 60 € pour une consultation spécialiste, ou 3800 € pour une hospitalisation de 5 jours suite à une opération de l’appendicite.

Certains États ne disposent tout simplement d’aucun système d’assurance maladie universel. C’est le cas des États-Unis : si vous n’êtes pas éligible aux programmes d’aide sociale pour les plus démunis, et si vous ne bénéficiez pas d’une mutuelle financée par votre employeur, seule votre assurance santé individuelle entre en jeu.

La mutuelle internationale, incontournable pour tous les profils d’expatriés

Vous l’aurez compris, en France comme ailleurs, disposer d’une mutuelle expatrié est généralement indispensable, quels que soient le niveau et l’étendue du régime de Sécurité sociale local.

Face à cette nécessité, plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • Disposer d’une mutuelle santé locale, souscrite dans votre nouveau pays de résidence : il peut s’agir de la mutuelle collective financée par votre employeur et/ou d’une couverture volontaire souscrite individuellement. Dans les deux cas, attention à bien contrôler les termes de votre contrat pour éviter les mauvaises surprises. En France, les assurés bénéficient d’une importante législation de protection des consommateurs ; certains pays sont bien plus libéraux en la matière. Sélection médicale drastique, exclusions de garanties, résiliation pour aggravation des risques de santé, franchises et restes à charge très élevés, sont fréquents.
  • Opter pour une assurance santé internationale : à la différence d’une assurance locale, ses garanties sont formulées clairement dans votre langue, également parlée par des conseillers disponibles en cas de besoin de recommandation ou d’orientation médicale. Votre contrat vous couvre de plus dans les différents pays que vous traversez, que vous voyagiez ou que vous reveniez en France ponctuellement. Vos besoins d’assistance et de rapatriement sanitaire sont aussi pris en charge.

> Bon à savoir

Une assurance santé internationale peut vous rembourser « au 1er euro » ou en complément de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE). L’adhésion à la CFE vous garantit une prise en charge des soins identique à celle de la Sécurité sociale française, sur la base des mêmes tarifs conventionnels et des mêmes niveaux de remboursement. Elle est donc très rarement suffisante et nécessite donc d’être doublée d’une couverture complémentaire santé.

(1) Données APRIL International Care, janvier 2019.

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