Nathalie Laville
24 mai 2020

Qui sont ces Français… en Afrique du Sud?

L'Afrique du Sud est de plus en plus attractive. S'il y a désormais près de 140 000 Français qui y vont chaque année pour y faire du tourisme, nombreux tentent aussi l'aventure de l'expatriation, de quelques mois à… toute la vie !

Si la communauté de huguenots français arrivés en Afrique du Sud au 17e siècle a depuis longtemps été assimilée, il y a aujourd’hui plus de 8 000 Français enregistrés sur les registres consulaires, et leur estimation est évaluée autour de 10 000. Ces Français sont particulièrement dynamiques et entreprenants, attirés par la beauté du pays, ses opportunités. Le nombre d’implantations d’entreprises françaises en Afrique du Sud est d’environ 370 et employant plus de 65 000 personnes.

> Où sont les Français en Afrique du Sud ?

L’Afrique du Sud est le pays d’Afrique comptant le plus d’étrangers, puisqu’ils sont au total plus de 3 millions. Les Français, qui n’en représentent qu’une petite partie, sont surtout présents dans la région du Gauteng et du Cap. En raison de l’insécurité qui règne dans de nombreuses villes, les étrangers choisissent des résidences protégées, voire ultra-protégées.

Près du lycée français de Johannesburg, les quartiers de Morningside, Bryanston, Parkmore sont agréables, tout comme ceux de Parkhurst, Parktown et Melville. Au Cap, on trouve de belles maisons le long de l’Atlantique, dans les quartiers du Waterfront, de Greenpoint, Seapoint, Mouillepoint, Fresnaye, Bantry Bay, Clifton et Camps Bay. Il y a une vraie mixité sociale à Hout Bay, où se trouve l’Ecole internationale. Le lycée français dans le centre-ville est quant à lui composé du CBD, le quartier des affaires, Bo-Kaap, Gardens, Oranjezicht, Vredehoek et Tamboerskloof.

> Une communauté entrepreneuriale

Les Français qui choisissent de s’installer en Afrique du Sud sont fréquemment jeunes, et entrepreneurs. Beaucoup viennent via des VIE ou des VIA, ou encore des associations humanitaires. Les analyses du Trésor démontrent que les entreprises françaises sont particulièrement investies dans la transformation économique de l’Afrique du Sud, y compris le contenu local, la formation et l’action sociale. L’application de la législation sud-africaine instaurant une discrimination positive en faveurs des Noirs, B-BBEE (Broad-Based Black Economic Empowerment) permet aux entreprises françaises de mener des actions bénéficiant aux populations les plus discriminées. Au cours de ces trois dernières années, plus de 230 projets sociaux ont été mis en œuvre par ces entreprises, pour un montant de 200 millions d’euros. Ces projets couvrent des domaines divers comme la préservation de l’environnement, la culture, l’enseignement primaire et secondaire, le développement de la petite enfance, la sécurité alimentaire, la santé sexuelle et reproductrice, l’éducation supérieure, le développement social des communautés, l’appui au développement des jeunes, l’appui à la création d’emplois et d’entreprises, le développement du sport et les droits de l’Homme…

Des PME et ETI se développent depuis une vingtaine d’années, comme Socomec, Sigfox, Sunna design, Eutelsat ou encore Sicam. Les secteurs porteurs sont nombreux : transports, l’énergie, l’agro-alimentaire, l’audiovisuel, les TIC, les services aux entreprises, le luxe, le BTP, la construction et la gestion de l’eau. Les Français sont également sollicités pour aider les entreprises sud-africaines à améliorer leurs performances, notamment via l’innovation et les produits et services à valeur ajoutée.

> Des volontaires très présents

Si les anglo-saxons sont très nombreux dans les programmes volontaires, les Français optent eux aussi pour du bénévolat dans les parcs animaliers ou pour s’investir dans un projet d’aide humanitaire (alphabétisation, soutien scolaire, lutte contre la faim…). De grandes associations comme Action contre la faim recrutent régulièrement ces jeunes, l’éco-volontariat ou le travail dans les townships sont aussi recruteurs de ces jeunes motivés. Passer par le Volontariat International en Entreprise est aussi une bonne idée. En effet, en raison d’un taux de chômage élevé et de la nécessité d’avoir un emploi pour obtenir un visa, il peut être plus simple de passer par le V.I.E. La Chambre de commerce franco-sud-africaine vous aidera à rechercher une mission.

> L’Afrique du Sud face au coronavirus

L’Afrique du Sud est à ce jour le pays d’Afrique subsaharienne le plus touché par la maladie, avec 17 200 cas et 312 décès. Des scientifiques estiment que la pandémie de coronavirus pourrait infecter jusqu’à un million de personnes en Afrique du Sud et faire au moins 40 000 morts d’ici à novembre…

Les 57 millions de Sud-Africains vivent depuis le 27 mars sous le régime d’un strict confinement dont les conditions ont été légèrement assouplies au début du mois pour permettre la relance d’une partie de l’économie. Sous réserve de l‘évolution de la pandémie, un nouvel allègement est prévu début juin, notamment la réouverture très progressive des écoles.

Selon l’ambassade, des compagnies aériennes pourraient organiser des vols vers l’Europe avant l’été, en priorité pour les Français quittant le pays définitivement. Les Français intéressés doivent se signaler : https://bit.ly/2zRaRIc, +27 12 425 1600 ou volseurope@ambafrance-rsa.org

Pour les entrepreneurs français, la Chambre de commerce a créé une plateforme collaborative « spécial Covid » notamment pour aider les entreprises à se conformer aux règles sanitaires et de sécurité strictes imposées au moment de la reprise. Cette plateforme aide les entreprises de la FSACCI à se préparer et à retourner au travail en permettant aux demandeurs et aux fournisseurs de se rencontrer via un service de jumelage d’entreprises géré par l’équipe FSACCI.

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