Français à l'étranger
28 septembre 2020

Les marchés semblent déjà entrés dans le monde post « Covid-19 »

L’été financier a été plutôt calme et si l’épidémie regagne du terrain un peu partout, il ne semble pas que ce soit une préoccupation majeure pour les marchés : systèmes de santé loin d’être saturés, gestes barrières entrés dans les mœurs et confiance sur la découverte prochaine d’un vaccin. Pour les investisseurs, la reprise économique sera progressive avec des marchés sous le contrôle des Banques Centrales, dans un monde de plus en plus connecté et technologique…

L’été aura été serein pour les investisseurs. Avec des taux d’intérêts enregistrés par les Banques Centrales à des niveaux très bas et stables depuis mars, l’ensemble des marchés a été relativement calme.

> Seules trois classes d’actifs se sont distinguées dans cet environnement atone : la technologie, l’or et les « Linkers » (obligations indexées contre l’inflation).

Sur le plan économique, les dernières statistiques publiées sont encourageantes. La reprise est consistante, surtout sur le plan de la consommation, car les ménages américains et européens ont bénéficié de mesures d’accompagnement ; ainsi leur situation financière ne s’est pas trop détériorée. Toutefois, cela pourrait ne pas durer.

En effet, tôt ou tard, les mesures d’accompagnement vont cesser et les secteurs touchés qui ont ou vont massivement licencier, ne réembaucheront pas immédiatement. C’est le cas du secteur des services (tourisme), du secteur aérien, de l’industrie aéronautique et de l’automobile.

À moins qu’un vaccin ne soit découvert rapidement, les économistes s’accordent sur un retour au niveau d’activité global pré-crise qui pourrait être atteint en 2022 voire 2023. Nous pouvons estimer que les statistiques donneront des chiffres impressionnants, mais les taux de croissance instantanés doivent cependant être analysés avec prudence car les effets de base sont très importants du fait de l’arrêt des économies au printemps.

> La croissance mondiale devrait alors enregistrer une baisse de l’ordre de 4,5% cette année avec une hausse de 5,4% attendue en 2021.

À court terme, il conviendra de suivre l’évolution de l’épidémie : post-mouvements estivaux, retours à la maison, reprise de l’école…qui peuvent provoquer un regain de l’épidémie. Si d’ici quelques semaines il n’y a pas de saturation des systèmes de santé, les marchés auront « eu raison » de « passer à autre chose » !

L’actualité des marchés sera aussi impactée par le contexte géopolitique et politique. Dans les prochaines semaines, deux sujets principaux seront à suivre : les élections présidentielles américaines et le contexte social en Europe.

Aux États-Unis, il reste moins de 100 jours avant l’élection.

En Europe et en France en particulier, la rentrée sociale risque d’être agitée. Les populations sont encore marquées par les confinements et par le climat anxiogène, et l’afflux de liquidités fournies par les Banques Centrales ranime les revendications.
Il conviendra de suivre ces événements avec attention. Il ne faudrait pas que le plan de relance de la zone Euro, financé pour la première fois par un emprunt de la Commission européenne, serve à financer des augmentations de salaire, au détriment des investissements dans les secteurs d’avenir, au risque de relancer les désaccords entre les pays européens.

Tout semble donc possible dans cette année 2020 si particulière.
Les marchés sont en train d’anticiper un scénario de sortie de crise presque idéal et les facteurs de risque semblent délaissés, étouffés par la puissance infinie des Banques Centrales. En cette période de rentrée traditionnellement plus volatile, nous préconisons donc des stratégies diversifiées et équilibrées.

>> Visiter le site de Crystal Finance

share Partager

Nos partenaires

Français de l’étranger : une banque qui comprend vos enjeux patrimoniaux

Pour les Français établis hors de France, la gestion de patrimoine s’inscrit souvent dans un environnement international. Investir en France, diversifier son épargne, financer un projet immobilier, préparer sa retraite ou organiser la transmission de ses actifs suppose de prendre en compte une situation personnelle, fiscale et financière parfois complexe.

Nos partenaires

Vendre un appartement à Paris depuis l'étranger : les réponses de Didier Paradis, professionnel de l'immobilier de prestige à Paris

De nombreux Français établis à l'étranger restent propriétaires d'un appartement à Paris. Mais lorsqu'arrive le moment d'envisager une vente, la distance soulève de nombreuses questions : comment connaître la valeur réelle du logement ? Faut-il revenir en France ? Comment organiser les visites ? Comment déterminer le bon prix ?

Nos partenaires

Scolarité des enfants expatriés : maintenir le niveau en français à distance

Lorsqu’une famille part vivre à l’étranger, la scolarité des enfants devient rapidement une question centrale. Le français, jusque-là très présent à la maison ou dans l’école d’origine, peut progressivement perdre du terrain au contact d’une nouvelle langue. Cette évolution est naturelle, mais elle peut entraîner une baisse de certains acquis lorsque la pratique devient moins fréquente. Différentes solutions permettent heureusement de conserver un bon niveau tout au long de l’expatriation.

Nos partenaires

« J’étais à Singapour quand le tuyau a éclaté » : comment les expatriés protègent leurs propriétés en France à distance

Ça commence de la même façon pour presque tout le monde. Vous acceptez une affectation à l’étranger, rangez votre vie dans des cartons et confiez les clés à un voisin ou à un agent de location. La maison à Lyon, l’appartement à Bordeaux, la maison familiale en Bretagne — tout cela vous appartient encore, relève toujours de votre responsabilité et contient toujours tout ce que vous avez laissé. Pendant les premiers mois, cette incertitude reste supportable. Puis, quelque chose se produit.

Nos partenaires

Assurance santé expatrié français : les 7 questions à se poser avant de partir

Deux familles françaises vivent à Dubaï, dans le même immeuble. La première dort tranquille : son contrat couvre l’hôpital, la maternité, les enfants et un éventuel retour en France. La seconde découvre, une nuit, lorsque leur fils se casse le bras, que son assurance exclut certains sports et plafonne l’hospitalisation. Même ville, même palier. Et pourtant, deux niveaux de protection très différents.