Français à l'étranger
4 novembre 2020

Volontariat international, les entreprises toujours dans l'attente

Dans le cadre du plan de relance à 100 milliards d'euros annoncé début septembre, le gouvernement compte soutenir le volontariat international en entreprise (V.I.E). En effet, Business France, l'organisme en charge de ce dispositif, constate une baisse du nombre de missions de ce type proposées par les entreprises.

Tous les pays européens, le Canada, la Corée du sud et la Tunisie sont actuellement accessibles. Ce groupe de pays représente 60% des missions V.I.E. Ceux qui étaient en poste en Chine, Hong Kong, Taïwan ont également pu retourner dans leur pays de mission. Pour les autres destinations, les demandes sont traitées au cas par cas par Business France en lien avec le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (CDCS). Depuis juillet, plus d’une centaine de V.I.E ont cependant pu rejoindre leur pays d’affectation dans le cadre de cette procédure. « Les entreprises sont dans l’attente d’une clarification de la situation et nous constatons une baisse du nombre d’offres de mission publiées en ligne, reconnaît Christophe Monnier, directeur du V.I.E à Business France, l’organisme qui gère la relation volontaires/entreprises. Nous le déplorons car la reprise des affectations est très nette aujourd’hui : plus de 500 nouvelles missions V.I.E ont ainsi démarré en septembre, ce qui montre que la confiance revient. » Afin d’accélérer cette reprise, le gouvernement a inclus le V.I.E dans les mesures de soutien aux entreprises prévues par le plan de relance export : un « chèque relance V.I.E » de 5000 € sera versé aux PME et ETI bénéficiaires, en plus des aides accordées par les Régions. Business France se fixe un objectif de 3000 missions V.I.E supplémentaires.

Une formule plébiscitée

Business France suit l’évolution de la situation sanitaire en lien étroit avec le CDCS qui valide les pays dans lesquels les V.I.E peuvent à nouveau se rendre. « Pour ceux dont le pays d’affectation n’est pas encore ouvert, nous avons permis le démarrage de mission en France, possibilité que de nombreuses entreprises ont saisie pour mieux former leurs jeunes volontaires avant leur départ », explique M. Monnier. La formule est plébiscitée tant par les jeunes que par les entreprises : Business France comptabilise près de 9 000 V.I.E en poste dans plus de 120 pays, et célébrera en novembre les vingt ans du dispositif : le programme a depuis sa création bénéficié à plus de 80 000 jeunes. Depuis le 1er mai 2020, Business France permet aux entreprises françaises de faire démarrer une mission V.I.E en France, pour une durée maximale de six mois par année de volontariat avant l’affectation dans le pays. Cette période est utilisée pour renforcer la formation et l’intégration du volontaire dans l’entreprise.

Des formes très variées

L’accès au V.I.E n’est pas limité par un quota : ce sont les entreprises qui proposent des missions aux candidats. « Bien entendu, notre objectif est d’augmenter le nombre d’offres disponibles, détaille M. Monnier. C’est pourquoi Business France a un rôle essentiel de promotion de la formule. Car nous dénombrons encore un trop grand nombre d’entreprises exportatrices non-utilisatrices de la formule, alors que c’est le moment de mettre en place un relais permanent à l’étranger ou de renforcer les équipes des filiales car les voyages d’affaires vont être très limités pendant une période indéfinie. » Aux côtés de Business France, les Régions, les membres de la Team France Export, les conseillers du commerce extérieur, l’Apec et Pôle emploi – pour ne citer qu’eux – font également la promotion de la formule. Le recours à un V.I.E peut prendre des formes très variées : prospection commerciale, animation d’un réseau de distributeurs, renforcement ou formation d’équipes locales, accompagnement d’un contrat ou d’un chantier, contrôle qualité… Et les profils germanophones sont aujourd’hui très recherchés !

Aller plus loin : www.businessfrance.fr

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