Français à l'étranger
22 mai 2022

Allemagne et Europe centrale : ça se bouscule au portillon !

Ils ne seront pas moins de… quinze candidats à tenter de ravir son siège à Frédéric Petit dans la septième circonscription des Français de l’étranger. Record à battre ! Entre candidats investis, indépendants ou dissidents, voilà qui promet un bel éparpillement des voix au premier tour. Issu du MoDem et investi par l’alliance présidentielle «Ensemble», le député sortant met lui en avant son bilan et un immense travail de terrain sur sa circonscription, en particulier en Pologne depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Le moins que l’on puisse dire est que Frédéric Petit ne fait pas partie de ces députés pantouflards (suivez mon regard…) qui passent leur temps à l’Assemblée et ne mettent jamais les pieds dans leur circonscription ! Lui, au contraire, la parcourt de long en large depuis son élection en 2017 sous les couleurs de la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron, toute nouvelle à l’époque. Et le rythme s’est encore accéléré ces dernières semaines avec la guerre en Ukraine et l’afflux de réfugiés à la frontière polonaise, lui qui réside avec son épouse polonaise à Cracovie. A 61 ans, né à Marseille, père de deux filles, ce grand gaillard, ingénieur de formation et issu du MoDem, est investi par l’alliance présidentielle «Ensemble» (LREM, Agir, Horizons et MoDem) dans la septième circonscription des Français de l’étranger (Allemagne, Europe centrale et Balkans). Frédéric Petit est un vrai globe-trotteur. Il a occupé plusieurs postes de direction dans des entreprises du secteur de l’énergie et a vécu au Cameroun, dans de nombreux pays d’Europe de l’est et en Égypte. Il parle cinq langues. Depuis l’an dernier, il est secrétaire général adjoint du Parti démocrate européen et siège aux assemblées parlementaires de l’OSCE et du Conseil de l’Europe. Tombeur en 2017 du député sortant socialiste Pierre-Yves Le Borgn’ (63 % au second tour), il espère conserver son siège de député cette année.

Équipe de rugby

C’est d’ailleurs toute une armée de candidats, quinze au total, de quoi monter une solide équipe de rugby, qui vont lui disputer son poste. Celle qui semble se détacher toutefois en vue du second tour est Asma Rharmaoui-Claquin, car investie par la NUPES, la Nouvelle Union de la gauche et des écologistes pilotée par Jean-Luc Mélenchon. A 25 ans, la jeune femme appartient à la Génération Climat engagée. Forte de son expérience professionnelle au sein des institutions européennes, à l’ambassade de France en Allemagne, et actuellement en tant que conseillère juridique et politique à l’Institut fédéral de l’éolien en mer à Berlin, la Française souhaite incarner l’implication citoyenne.   A droite, les Républicains apportent eux leur soutien à Philippe Deswel, installé en Autriche. Formé à l’audit, il travaille pour les institutions financières européennes dont la Banque centrale européenne. Fidèle militant LR, il avait été nommé référent de la campagne présidentielle de Valérie Pécresse. Le Rassemblement national lui a choisi d’investir Mathilde Dumas, qui trouvera face à elle une autre candidate d’extrême-droite, Sophie Loobuyck, 49 ans, cheffe d’entreprise dans le secteur médical et mère de quatre enfants, elle partira sous la bannière Reconquête ! d’Eric Zemmour. Passée par le Maroc et la Suisse, elle vit désormais en Bulgarie, à Sofia. Pas très éloigné sur l’échiquier politique, Alexandre La Roque défendra lui les couleurs de l’Union pour la France, le mouvement né de l’alliance entre Les Patriotes (Florian Philippot) et Debout la France (Nicolas Dupont-Aignan).

Une romancière bulgare

Valérie Chartrain défendra elle les couleurs du parti pro-européen Volt. La Française vit à Berlin, en Allemagne, depuis 2007, où elle a fondé une société spécialisée dans la facilitation de projets de prospective stratégique. Vassili Le Moigne a, lui, reçu l’investiture de l’ASFE (Alliance solidaire des Français de l’étranger). Père de famille, écologiste et européen convaincu, créateur et chef d’entreprise, il affiche au compteur trente années de vie à travers le monde et de carrière dans la «tech». Il vit aujourd’hui en République tchèque. Il est depuis 2017 conseiller des Français de l’étranger et président du conseil consulaire depuis l’an dernier. Tatiana Boteva-Malo, romancière bulgare, née à Sofia au sein d’une famille francophone, ancienne tête de liste EELV aux dernières élections consulaires, part cette fois avec la casaque de l’UCE, l’Union des centristes et des écologistes, créée l’an dernier sur les cendres encore fumantes de l’UDE (Union des démocrate écologistes) de Jean-Vincent Placé. Sophie Chédiac est elle investie par la gauche républicaine et socialiste (GRS) issue de la fusion entre le MRC de Jean-Pierre Chevènement et le mouvement APRÉS de Marie-Noëlle Lienemann, après qu’ils ont claqué la porte du PS. Citons encore Lucas Fonck (DIV), Félix Drouet pour le parti pirate, Guy Patton pour le parti breton. Thierry Deneuve se présente lui en dissident de la NUPES, sous la bannière de l’Alliance des écologistes indépendants et de Cap21, le mouvement de l’ancienne ministre Corinne Lepage. Restaurateur à Vienne pendant une douzaine d’années, il vit toujours en Autriche même s’il a revendu son affaire. Jérôme Segal, essayiste et historien franco-autrichien, maître de conférences à la Sorbonne, chercheur et journaliste à Vienne, en Autriche, se présente enfin sous les couleurs du parti animaliste.

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