Weena Truscelli
10 septembre 2022

Bourses scolaires et réseau d'enseignement français à l’étranger

L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) gère un système d’attribution de bourses scolaires accordées sous conditions de ressources, aux élèves de nationalité française.

En 2022, au travers du réseau de l’AEFE, ce sont 566 écoles, collèges et lycées établis dans 138 pays, qui proposent un enseignement conforme à l’exigence des programmes de l’Éducation nationale française et permettent de suivre une scolarité sans rupture, de la maternelle au baccalauréat. Ces établissements accueillent à travers le monde, de l’Asie à l’Afrique en passant par l’Europe, l’Océanie et les Amériques, environ 390 000 élèves dont deux tiers sont étrangers et un tiers français.

Pour les élèves de nationalité française, une bourse basée sur les conditions de ressources de la famille de l’élève peut être accordée par l’Etat Français. Ce dispositif est géré par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) et, pour pouvoir accéder à cette demande de financement les élèves doivent :

  • Être de nationalité française
  • Résider avec leur famille (père et/ou mère, tuteur légal)
  • Être inscrits au registre mondial des Français établis hors de France. NB : le demandeur de bourses (père, mère, tuteur) doit être également inscrit au registre mondial des Français établis hors de France quelle que soit sa nationalité.
  • Être âgés d’au moins trois ans au cours de l’année civile de la rentrée scolaire
  • Fréquenter un établissement homologué par le ministère de l’Éducation nationale ou, à titre dérogatoire, en cas d’absence, d’éloignement ou de capacité d’accueil insuffisante d’un établissement homologué, un établissement dispensant au moins 50% d’enseignement en français
  • Fréquenter régulièrement les cours
  • Au-delà de l’âge de scolarisation obligatoire (16 ans), ne pas avoir un retard scolaire de plus de 2 ans (Excepté ce cas, l’attribution d’une bourse n’est pas subordonnée aux résultats scolaires)

La demande de bourse est à déposer auprès du poste diplomatique ou consulaire du pays où résident l’élève et sa famille (ou tuteur légal), dans les délais fixés par ces administrations. Pour les pays du rythme Nord, une première commission pour les familles déjà présentes dans le pays se déroule entre les mois de février et mars. Une deuxième commission a lieu en septembre et octobre pour les familles arrivant dans la circonscription. Pour les pays du rythme Sud, qui font leur rentrée en février, les dates diffèrent et il faut également s’adresser aux postes diplomatiques ou consulaire des pays concernés. (Pays ou villes où les établissements scolaires suivent un calendrier de rythme Sud (année scolaire de février à décembre) : Argentine, Australie : villes de Melbourne et Canberra, Bolivie, Au Brésil: villes de Natal, Rio de Janeiro et São Paulo, Chili, Costa Rica, Pérou, Uruguay et Vanuatu.)

La demande de bourse doit être renouveler chaque année, elle n’est validée que pour l’année en cours et est indépendante de la procédure d’inscription de l’enfant dans l’établissement scolaire.

Pour les élèves de nationalité française ou binationaux en situation de handicap et suivis par une maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de rattachement, la famille peut recevoir, sans conditions de ressources, une aide à la prise en charge de l’accompagnant ou accompagnante (AESH) puisque, dans le réseau scolaire à l’étranger, l’AESH est recruté et rémunéré par la famille. Consultez la FAQ sur l’aide au financement des AESH.

Toutes les informations sur le site de l’AEFE

share Partager

Vie pratique

Pourquoi les Nord-Américains dînent-ils si tôt ?

Pour un Français fraîchement débarqué en Amérique du Nord, le choc peut être brutal : être invité à dîner… à 17h. Oui, certains Nord-Américains passent à table à l’heure du goûter. À 18h, les restaurants commencent déjà à se remplir. Et en soirée, dans certaines petites villes, la cuisine peut fermer beaucoup plus tôt qu’en Europe. On est loin des habitudes des Italiens ou des Espagnols, qui passent volontiers à table à 22h. Pourquoi les Nord-Américains dînent-ils si tôt ?

Vie pratique

Le double plafond de verre des femmes expatriées

En plus du plafond de verre qui freine l'évolution de carrière des femmes, les Françaises à l'étranger rencontrent parfois d’autres obstacles à leurs ambitions professionnelles, en particulier lorsqu’elles ont suivi leur conjoint à l’étranger. Comment tempérer cela ?

Vie pratique

Les influenceurs français au Royaume-Uni à suivre sur les réseaux sociaux

À Londres, entre logement, démarches administratives, vie de famille ou sorties running, ces créateurs de contenu français et francophiles installés au Royaume-Uni racontent leur quotidien avec sincérité, humour et souvent de précieux conseils. Leurs comptes forment une communauté qui parle à tous ceux qui vivent l’expérience de l’expatriation. Huit profils à suivre pour rester connecté aux deux rives de la Manche.

Vie pratique

Partir à l'étranger et diviser la fratrie

Partir vivre à l’étranger en laissant un adolescent en France : pour certaines familles expatriées, la séparation devient un passage obligé. Études, stabilité scolaire, refus du départ… Les raisons diffèrent mais soulèvent les mêmes questions : comment accompagner un enfant qui reste? Comment maintenir le lien familial malgré la distance ? Grâce au témoignage de Bruno et Guillemette qui ont connu des séparations avec 3 de leurs enfants au cours de leurs mutations et à l’accompagnement de la psychologue Juliette de Chaisemartin, nous allons décrypter cette réalité.

Vie pratique

Retour contraint en France : de « l’arrachement » au « deuil »

Le retour en France, suite à une période de vie à l’étranger, peut être souhaité, appréhendé, longuement préparé. Mais il est aussi parfois soudain, pour des raisons d’obligations familiales ou de contraintes médicales. C’est ce qu’ont vécu avec difficultés, chacun de leur côté, Lucie et Cédric.