Français à l'étranger
21 novembre 2022

Le Nouveau-Brunswick, au carrefour de deux cultures

C’est la seule province canadienne officiellement bilingue, anglais/français. Plus confidentiel que le Québec ou l’Ontario, le Nouveau-Brunswick fait partie des provinces maritimes dans l’est du Canada, au bord de l’océan Atlantique. Ici, on accueille à bras ouverts la main-d’œuvre immigrante francophone dans de nombreux secteurs, notamment la santé, les finances, l'industrie, la petite enfance et les technologies de l'information.

Au Nouveau-Brunswick, le français est la langue maternelle de 30% de la population, donnant la possibilité aux futurs immigrants de bénéficier de services en français dans les secteurs publics et gouvernementaux tels que l’éducation, les soins de santé, etc. 51% de la population habite en milieu rural et 49% en milieu urbain. « Le Nouveau-Brunswick connaît une décroissance démographique et un vieillissement de la population depuis les dernières années et ceci se fait particulièrement sentir au niveau du marché de l’emploi, reconnaît Marie-Josée Landry, coordonnatrice du réseau en immigration francophone du Nouveau-Brunswick (RIFNB). Les employeurs sont à la recherche de main-d’œuvre qualifiée. Le gouvernement provincial est également à la recherche d’entrepreneurs pour soutenir une croissance économique durable. » Au-delà des grands espaces, la province possède une incroyable richesse en terme de ressources naturelles. Le Nouveau-Brunswick est aujourd’hui reconnu pour son économie diversifiée, son sens de l’innovation et son dynamisme, également caractérisé par des générations d’entrepreneurs francophones. De nombreuses entreprises choisissent d’y installer leurs centres de services à la clientèle et de soutien technique en raison de la disponibilité d’une main-d’œuvre locale bilingue. Les secteurs forts de l’économie de la province sont notamment l’industrie forestière, le tourisme, la pêche et l’agroalimentaire. Le secteur manufacturier, le transport et la logistique comptent également plusieurs acteurs importants. Enfin, l’industrie du savoir, les technologies de l’information et les communications occupent une part grandissante de l’économie.

Une situation stratégique

« Selon la stratégie provinciale de croissance démographique pour 2019-2024, la province souhaite accueillir 7 500 nouveaux arrivants annuellement jusqu’à 2024, poursuit Mme Landry, soit 1% d’augmentation de la population en provenance de l’immigration économique. Ceci inclut tous les nouveaux arrivants, mais des objectifs en matière d’immigration francophone sont également listés dans cette stratégie, le but étant d’atteindre 33% d’immigration francophone afin de maintenir le taux global de francophonie dans la province. »

Le Nouveau-Brunswick est aussi un portail vers le centre du Canada, les États-Unis et l’Europe. La province est située de façon stratégique près des marchés nord-américains, notamment Toronto, Montréal, Boston et New York. Aux quatre coins de la province, les institutions d’enseignement supérieur offrent des formations complètes en français qui mènent à une variété de carrières sur tout le territoire, comme l’Université de Moncton, et ses trois campus, ou le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, établissement d’enseignement général et technique, et ses cinq campus francophones. Le Nouveau-Brunswick compte par ailleurs huit centres urbains principaux : Fredericton (la capitale), Moncton, Saint Jean, Dieppe, Edmundston, Campbellton, Bathurst et Miramichi et un grand nombre de localités et villages attrayants qui offrent tous une qualité de vie inégalée. Les régions à très haut taux de francophones sont principalement situées en zones rurales alors qu’en milieu urbain, le bilinguisme est souvent nécessaire. La communauté francophone est répartie dans l’ensemble de la province avec cependant une concentration dans le nord-ouest, le nord-est, la péninsule acadienne et le sud-est.

> Aller plus loin

Réseau en immigration francophone du Nouveau-Brunswick (RIFNB) : rifnb.ca

share Partager

Nos partenaires

Français de l’étranger : une banque qui comprend vos enjeux patrimoniaux

Pour les Français établis hors de France, la gestion de patrimoine s’inscrit souvent dans un environnement international. Investir en France, diversifier son épargne, financer un projet immobilier, préparer sa retraite ou organiser la transmission de ses actifs suppose de prendre en compte une situation personnelle, fiscale et financière parfois complexe.

Nos partenaires

Vendre un appartement à Paris depuis l'étranger : les réponses de Didier Paradis, professionnel de l'immobilier de prestige à Paris

De nombreux Français établis à l'étranger restent propriétaires d'un appartement à Paris. Mais lorsqu'arrive le moment d'envisager une vente, la distance soulève de nombreuses questions : comment connaître la valeur réelle du logement ? Faut-il revenir en France ? Comment organiser les visites ? Comment déterminer le bon prix ?

Nos partenaires

Scolarité des enfants expatriés : maintenir le niveau en français à distance

Lorsqu’une famille part vivre à l’étranger, la scolarité des enfants devient rapidement une question centrale. Le français, jusque-là très présent à la maison ou dans l’école d’origine, peut progressivement perdre du terrain au contact d’une nouvelle langue. Cette évolution est naturelle, mais elle peut entraîner une baisse de certains acquis lorsque la pratique devient moins fréquente. Différentes solutions permettent heureusement de conserver un bon niveau tout au long de l’expatriation.

Nos partenaires

« J’étais à Singapour quand le tuyau a éclaté » : comment les expatriés protègent leurs propriétés en France à distance

Ça commence de la même façon pour presque tout le monde. Vous acceptez une affectation à l’étranger, rangez votre vie dans des cartons et confiez les clés à un voisin ou à un agent de location. La maison à Lyon, l’appartement à Bordeaux, la maison familiale en Bretagne — tout cela vous appartient encore, relève toujours de votre responsabilité et contient toujours tout ce que vous avez laissé. Pendant les premiers mois, cette incertitude reste supportable. Puis, quelque chose se produit.

Nos partenaires

Assurance santé expatrié français : les 7 questions à se poser avant de partir

Deux familles françaises vivent à Dubaï, dans le même immeuble. La première dort tranquille : son contrat couvre l’hôpital, la maternité, les enfants et un éventuel retour en France. La seconde découvre, une nuit, lorsque leur fils se casse le bras, que son assurance exclut certains sports et plafonne l’hospitalisation. Même ville, même palier. Et pourtant, deux niveaux de protection très différents.