Français à l'étranger
22 novembre 2022

La Nouvelle-Écosse se met en quatre pour attirer les travailleurs français

C’est l’une des provinces les moins peuplées du Canada. La Nouvelle-Écosse reprend vie grâce à l’immigration. Son gouvernement a désormais comme objectif de doubler sa population d’ici quarante ans.

En tant que centre de services d’aide à l’emploi, le YMCA / Nouvelle-Écosse au travail sert entre 250 et 300 immigrants par an dont 49 % s’identifient comme francophones. « Nous estimons que le quart d’entre eux sont originaires de la France, détaille Nancy Hayes, gestionnaire des services en français chez YMCA / Nouvelle-Écosse au travail. Comme la plupart sont bilingues et instruits, ils trouvent assez facilement un emploi, même si leur diplôme n’est pas toujours reconnu par les associations professionnelles. » La Nouvelle-Écosse compte en effet sur l’immigration depuis plusieurs années, alors qu’elle est aux prises avec une crise démographique causée par une population vieillissante et un faible taux de natalité. La province est officiellement anglophone mais les différents paliers de gouvernements (fédéral, provincial et municipal) ont de grands besoins en candidats bilingues afin d’améliorer l’offre de services en français. Plusieurs grandes corporations ont aussi des besoins en personnel bilingue car ils desservent les communautés francophones des provinces de l’Atlantique (dont fait partie la Nouvelle-Écosse) et du Québec. D’à peine 1 500 immigrants en 2013, la Nouvelle-Écosse en a accueilli près de 7 000 l’an dernier. Halifax, la capitale, est ainsi passée d’une ville relativement calme de la côte est à un centre urbain de plus en plus diversifié et dynamique d’un demi-million d’habitants. « L’immigration de francophones dans la province est cruciale afin de répondre aux besoins grandissants des employeurs qui recrutent des candidats bilingues, poursuit Nancy Hayes. Dans certains programmes d’immigration, les candidats reçoivent des points supplémentaires pour leur bilinguisme. » Le gouvernement provincial a l’intention de doubler la population de la Nouvelle-Écosse, pour la faire passer à deux millions d’habitants en 2060.

Une liste d’emplois élargie

Traditionnellement, l’économie de la province est basée sur l’exploitation des ressources naturelles, mais elle est désormais également soutenue par le commerce, les nouvelles technologies et le tourisme. Afin d’accélérer la reprise économique post-pandémique, le ministère du Travail, des Compétences et de l’Immigration néo-écossais a élargi sa liste d’emplois en forte demande pour permettre aux gens d’accélérer leur immigration. La liste des professions comprend les préposés au comptoir, les aide cuisiniers, les employés de soutien connexes, de restauration et de nettoyage. Le YMCA / Nouvelle-Écosse au travail vient récemment de rejoindre le RIFNÉ (Réseau en immigration francophone de la Nouvelle-Écosse) et offre plusieurs services d’aide aux chercheurs d’emploi comme la préparation à la recherche d’emploi canadienne (CV, lettre de présentation, entretien, etc.), l’accompagnement individuel, l’aide au développement des compétences, la planification de carrière, le maintien à l’emploi, des ateliers de recherche d’emploi et d’informatique. « Grâce à notre partenariat avec l’Immigration francophone de la Nouvelle-Écosse, nous pouvons offrir nos services dans leur bureau situé au centre professionnel Mumford, ajoute Nancy Hayes, et ainsi faciliter l’accès à nos services pour les nouveaux immigrants. Je travaille particulièrement en étroite collaboration avec plusieurs employeurs intéressés à recruter des candidats bilingues ce qui nous permet de mieux connaître leurs besoins en main-d’œuvre et d’identifier plus rapidement des candidats qui répondent à leurs besoins à travers un soutien au recrutement et à la planification, l’aide à la création de descriptions de tâches basées sur les compétences, l’accès à des candidats prêts à l’emploi, le soutien à la rétention et au maintien des employés, des sessions d’information et/ou des foires à l’emploi. Notre but ultime est de placer les gens à l’emploi et de combler les postes disponibles chez nos employeurs. »

> Aller plus loin

share Partager

Nos partenaires

Expatriés : pourquoi investir en France ?

Vue depuis l’étranger, la France peut susciter des interrogations. Fiscalité, financement, immobilier : autant de sujets qui peuvent créer parfois des perceptions contrastées.

Nos partenaires

Royaume-Uni 2026 : le temps de la maturité fiscale

Alors que s’est ouvert l’exercice le 6 avril 2026, le paysage fiscal britannique achève une mutation engagée depuis plusieurs années. Derrière une apparente stabilité des taux, le Royaume-Uni tourne progressivement la page des régimes d’exception pour s’inscrire dans une logique de normalisation internationale. Pour les expatriés et investisseurs français, l’heure n’est plus à l’arbitrage opportuniste, mais à la réévaluation des stratégies patrimoniales dans un environnement plus structuré.

Nos partenaires

De l'Asie à l'Europe : La Petite Ecole by Odyssey Education redéfinit les standards mondiaux de la maternelle

Dans ces écoles, le bien-être est le moteur de l’exigence : pédagogies actives, immersion linguistique structurée et environnement épuré et esthétique pour maximiser la concentration. Enquête sur un modèle d’excellence qui s’exporte désormais à Anvers, Séville, puis Rome et Tirana pour offrir aux familles internationales le meilleur enseignement pour leurs enfants.

Nos partenaires

Le Réseau mlfmonde engage sa transformation avec le plan Mlf 2030

Face aux mutations profondes du secteur de l’éducation internationale, le Réseau mlfmonde franchit une étape décisive de son histoire. Avec le plan stratégique Mlf 2030, il engage une transformation ambitieuse de son modèle éducatif, portée par une vision, une mission et des valeurs communes pour répondre aux défis du XXIe siècle.

Nos partenaires

Le français, un passeport pour l'international

Changer de pays, c’est souvent bien plus qu’un déplacement géographique. C’est une recomposition des repères professionnels, administratifs et personnels. Un diplôme obtenu à l’étranger, un niveau de langue acquis sans certification formelle, une expérience atypique : autant d’atouts qui peuvent rester invisibles… ou devenir décisifs, à condition d’être reconnus et compris.