Leena Lecointre
17 mars 2023

Seulement 5% des établissements français à l’étranger portent des noms de femmes

En réponse à un courrier de la sénatrice Hélène Conway-Mouret, la ministre de l’Europe et des affaires étrangères reconnaît la nécessité de féminiser les noms des établissements scolaires français présents à l’étranger.

« Les établissements existants ou à venir seront incités par les postes diplomatiques et par l’AEFE [Agence pour l’enseignement français à l’étranger] à élargir leur choix de noms en intégrant davantage de noms de femmes ».Dans sa réponse à un courrier de la sénatrice Hélène Conway-Mouret du 17 janvier 2023,  Catherine Colonna fait part de la volonté du gouvernement de féminiser les noms des établissements des lycées français du réseau. Dans sa lettre, la parlementaire se disait « frappée par l’absence de noms féminins » lors de ses déplacements.

« La France dispose d’une magnifique représentation féminine »

Dans sa réponse, la ministre de l’Europe et des affaires étrangères explique en effet que seulement 5% des 567 établissements français à l’étranger portent le nom d’une femme. Ce pourcentage est bien inférieur à la moyenne des écoles sur le territoire national qui s’élève à 19%, soit une part qui reste loin de la parité.

Catherine Colonna salue néanmoins les récents efforts réalisés par l’AEFE dans le cadre de la « diplomatie féministe » Si le choix du nom revient à terme aux groupes scolaires, l’organisme les a largement encouragés ces dernières années à donner des noms de femmes à leurs établissements. La ministre cite notamment l’exemple du lycée français de Düsseldorf, devenu lycée français international Simone Veil. Selon une infographie publiée par l’Étudiant, cette figure du 20e siècle est largement plébiscitée: elle a donné son nom à 55 établissements sur le territoire national depuis 2012.

share Partager

Actualités politiques

Sénatoriales 2026 : les élections consulaires redessinent les équilibres de la rentrée

Deux semaines après le vote des Français de l'étranger en mai 2026, les états-majors politiques ont le regard rivé sur la fin de l'été. Si ces élections consulaires n'ont mobilisé qu'une faible partie du corps électoral, avec une participation qui s'établit à 13,98 % (soit 234 463 votants pour 1,7 million d'inscrits), leur portée dépasse de loin le simple cadre local. En renouvelant les conseillers et les délégués à travers le monde, ce scrutin a dessiné la composition du collège des grands électeurs. Ce sont eux qui désigneront, en septembre prochain, six des douze sénateurs des non-résidents.

Actualités politiques

Droit au compte : pourquoi le sujet fait-il (encore) l’actualité ?

Une proposition de loi visant le renforcement du droit au compte pour les Français de l’étranger a été retoquée par les sénateurs en mai. Le sujet concerne pourtant beaucoup d’entre nous. On fait le tour de la question.

Actualités politiques

Élections consulaires : en Asie-Pacifique, des élus face à l'éclatement d'une expatriation devenue nomade

À l’approche du scrutin consulaire, les communautés françaises installées en Asie du Sud-Est et en Océanie révèlent les nouvelles réalités de l’éloignement. Essor des visas temporaires, profils indépendants et dispersion hors des capitales économiques obligent les conseillers des Français de l’étranger à composer avec une population parfois de passage, souvent déconnectée des canaux officiels. À l’autre bout du monde, le défi des élus est de maintenir un maillage humain là où la distance physique et l'isolement guettent les ressortissants.

Actualités politiques

Conseillers consulaires : dans les pays africains, un rôle de médiateur au cœur des communautés

Loin des structures classiques de l'expatriation, les élus consulaires en Afrique font face à des problématiques profondément humaines. Au cœur de communautés fortement imbriquées avec les populations locales, leur mandat prend une dimension sociale et politique unique, où l’accompagnement des familles mixtes et des binationaux devient une priorité quotidienne.

Actualités politiques

États-Unis, Canada : comment représenter une communauté française dispersée sur un continent ?

Des gratte-ciel de Toronto aux plaines du Midwest américain, la communauté française d’Amérique du Nord s’étend sur des territoires dont la démesure redéfinit la notion de proximité. Nombreuse mais éclatée, souvent très autonome dans son quotidien, elle entretient un rapport plus distendu aux institutions françaises que dans d’autres régions du monde. Dans ces contrées « mastodontes », l’enjeu pour les conseillers des Français de l’étranger n’est pas tant de garantir l’accès aux services que de réussir à fédérer une population dont l'intégration locale est souvent la priorité absolue.