Français à l'étranger
26 juillet 2023

Nomades numériques: quelle couverture pour voyager en toute liberté ?

Partir à la découverte du monde demande un minimum de démarches préalables en matière de santé, surtout pour celles et ceux qui envisagent de travailler depuis des coins reculés. Voilà quelques conseils à destination des nomades numériques qui souhaitent voyager l'esprit tranquille.

Le terme « nomade numérique » est à la mode, et pour cause : le nombre de travailleurs qui partent avec leur ordinateur sous le bras pour voyager tout en poursuivant leur activité professionnelle a été décuplé au cours de la dernière décennie. Généralement issus de la nouvelle génération d’actifs et ayant grandi avec des outils numériques à domicile et l’accès à Internet, ils aspirent à un nouveau mode de vie qui leur permet de combiner découvertes et continuité de l’emploi.

Mais une fois que la décision et les billets sont pris, il est essentiel de trouver la bonne solution en matière d’assurance santé. Et cela vaut aussi bien pour les nomades numériques qui s’installent pour quelques mois dans un seul pays que pour ceux qui pratiquent le nomadisme au sens propre et traversent régulièrement des frontières. Alors, comment trouver la protection la plus adaptée ? La première étape consiste justement à déterminer le (ou les) pays de destination, ainsi que la durée du séjour à l’étranger.

Une démarche facilitée au sein de l’Union européenne

Pour les nomades numériques qui souhaitent voyager en Europe, les démarches s’avèrent plus simples que pour ceux qui choisissent d’aller faire le tour de l’Amérique latine ou de l’Asie, En effet, au sein de l’Union européenne, tout ressortissant d’un pays membre – mais aussi du Royaume-Uni, d’Islande, de Norvège, du Liechtenstein et de Suisse – peut se faire soigner sans avoir à avancer les frais en cas de problème de santé dans un autre pays pendant une durée maximale de trois mois grâce à la carte européenne d’assurance-maladie.

Facile à obtenir, elle peut être commandée en ligne depuis le site « Ameli » de la Sécurité sociale française. Le délai d’envoi par la poste pouvant prendre plusieurs semaines, il est recommandé de la demander au moins trois semaines avant son départ.

Quels risques en cas de non-souscription à une assurance ?

Ceux qui décident de s’aventurer au-delà des limites du continent européen ont quant à eux plusieurs options. Mais celle de partir sans assurance n’en est pas une : beaucoup de pays qui proposent des visas « nomade numérique », notamment en Asie ou en Amérique latine, sont également plus risqués en matière sanitaire. Cela peut être dû à la propagation de maladies transmises par les moustiques (dengue, paludisme, etc.) ou à des conditions d’hygiène moindres en matière de conservation des aliments ou de consommation d’eau. Les accidents de la route et les catastrophes climatiques sont par ailleurs beaucoup plus fréquents dans d’autres régions du monde.

En cas de maladie ou d’accident, un nomade numérique qui n’a pas souscrit à une assurance devra donc débourser lui-même la somme nécessaire pour être pris en charge. En fonction des pays, cette somme peut rapidement atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. La facture sera également très importante si un rapatriement est nécessaire.

CFE ou assurance privée ?

Pour une protection en toutes circonstances, un nomade numérique qui voyage loin de l’Europe peut, tout comme un expatrié, adhérer à la Caisse des Français de l’étranger (CFE) qui permet de bénéficier de la même protection sociale qu’en France. Cette adhésion doit néanmoins être complétée par la souscription à une assurance complémentaire auprès d’un organisme privé.

Autre option : souscrire à un contrat auprès d’une assurance internationale privée. Nombre d’entre elles proposent des formules personnalisables qui s’adaptent donc aux besoins des nomades numériques. Pour trouver le meilleur rapport qualité/prix, le plus simple est d’utiliser un comparateur en ligne.

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