Emmanuel Langlois
13 octobre 2025

Nathalie Coggia remporte haut la main la 5ème circonscription des Français de l’étranger

La candidate macroniste s’impose largement au second tour de la législative d’hier face à l’Insoumise Martha Peciña.

C’est le scénario tel que nous l’avions imaginé bien avant le premier tour. Déjà arrivée en tête avec près de 10% d’avance sur sa concurrente LFI lors du premier tour il y a deux semaines, Nathalie Coggia confirme au second tour hier en s’imposant cette fois sur le score de 65,12 % contre 34,88 % à son adversaire Martha Peciña. Succédant à Stéphane Vojetta (déclaré inéligible pour cause de frais de campagne irréguliers, NDLR), dont elle était la suppléante lors du précédent mandat, Nathalie Coggia devrait siéger à l’Assemblée au sein du groupe « Ensemble pour la République » présidé par Gabriel Attal. L’ancien Premier ministre a d’ailleurs salué dès hier soir cette victoire dans la 5ème circonscription qui rassemble l’Espagne, le Portugal, Andorre et Monaco.

Nathalie Coggia confirme au second tour hier en s’imposant sur le score de 65,12 % contre 34,88 % à son adversaire Martha Peciña. La nouvelle élue dit vouloir avancer sur plusieurs dossiers propres aux Français de l’étranger, comme la procédure de renouvellement des passeports sans comparution en Espagne après une expérimentation au Portugal ou la réforme du financement de l’AEFE. (Photo: Thierry Chassepoux)

Alors que l’on vient tout juste de connaître tard hier soir la composition du nouveau gouvernement Lecornu, Nathalie Coggia dit elle vouloir avancer sur plusieurs dossiers propres aux Français de l’étranger, comme la procédure de renouvellement des passeports sans comparution en Espagne, après une expérimentation l’an dernier au Portugal. « Je participerai également, ajoute-t-elle, à la consultation en cours concernant la réforme du financement et du fonctionnement de l’AEFE pour assurer la pérennité et la viabilité de notre réseau de lycées français tout en évitant une hausse démesurée des frais de scolarité  pour les familles. »

Très surprise par son bon résultat d’hier, dit-elle, l’élue souhaite également profiter du débat budgétaire pour proposer que la baisse des aides sociales versées directement à l’étranger par l’État français (imposée par l’Union européenne), soit compensée par une augmentation des subventions allouées à des organismes de bienfaisance. Elle aura fort à faire au sein d’un hémicycle plus fracturé que jamais et déjà à la recherche d’un compromis sur le budget de l’État pour l’an prochain. La nouvelle élue reconnaît qu’elle pourrait céder sa place à Stéphane Vojetta, « s’il le souhaite », lors des législatives de 2027, année de la présidentielle.

Campagne de dénigrement

Quant à son adversaire, Martha Peciña se dit déçue et dénonce « toute une campagne de dénigrement à l’égard de LFI, orchestrée par le député déchu Stéphane Vojetta et son ancienne suppléante. Ils ont multiplié sur les réseaux sociaux les messages, trolls et montages vidéo caricaturant la France insoumise et affirmant que les chars soviétiques allaient arriver au palais Bourbon si je remportais l’élection ! »

Martha Peciña dénonce elle « toute une campagne de dénigrement à l’égard de la France insoumise, orchestrée par le député déchu Stéphane Vojetta et son ancienne suppléante. Ils ont multiplié sur les réseaux sociaux les messages, trolls et montages vidéo caricaturant la France insoumise. » ( Photo: Nolwenn Guilbert)

Elle reconnaît que la campagne a été difficile en absence d’union de la gauche au premier tour. Contrairement à l’an dernier, le Parti socialiste avait choisi cette fois de faire cavalier seul en présentant son propre candidat. D’autant que si le PS avait apporté son soutien à la candidate insoumise dans l’entre-deux-tours, Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann, n’avait, lui, donné de consigne de vote. « Cela envoie un message troublé aux gens qui ne comprenaient déjà pas cette élection », accuse-t-elle.

Elle promet de continuer à occuper l’espace politique dans la circonscription. La revanche pourrait avoir lieu plus tôt que prévu en cas de nouvelle dissolution. A 17,66 %, la participation, elle reste faible, du même niveau que lors du premier tour, mais plus de deux fois plus faible que lors du scrutin général de l’an dernier post-dissolution.

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