Selon l’ONU, 325 000 personnes au moins ont été déplacées depuis le 19 juin, début de l’offensive militaire de Damas. Pour la plupart installés dans des camps de fortune près de la frontière avec la Jordanie, ces déplacés commencent à rentrer dans leurs villages, dans le sud-est de la province de Deraa.
Certains hésitent encore à rentrer, voulant être sûrs qu’il y a bien un cessez-le feu ou de peur d’être poursuivis.
Soutenu militairement par la Russie et l’Iran, le régime syrien a multiplié les victoires face aux rebelles et aux jihadistes, consolidant son pouvoir sur la capitale Damas et ses environs et à finalement repris le contrôle de plus de 60% du pays en guerre.
L’agence officielle Sana (agence de presse syrienne) a déclaré que d’après l’accord conclu vendredi “l’Etat syrien prendra le contrôle de toutes les positions aux mains des rebelles le long de la frontière jordanienne“ et aussi l’“entrée en vigueur d’un cessez-le-feu et la remise par les groupes terroristes de leurs armes lourdes et moyennes dans toutes les villes et localités“. Les factions rebelles ont obtenu que ceux qui refuseront ce règlement puissent partir pour la province d’Idleb (province du nord-ouest de la Syrie) avec leurs familles.
Bien que la Syrie reste morcelée, certaines parties du territoire étant encore contrôlées par des insurgés, des combattants kurdes ou des jihadistes, le régime syrien semble déterminé à reprendre le pouvoir sur l’ensemble du pays.
Depuis 2011 la guerre a fait plus de 350 000 morts.






