Français à l'étranger
24 octobre 2019

Entreprendre en Espagne

L’Espagne est le sixième plus grand récepteur d’investissements directs étrangers en Europe et le deuxième pays le plus touristique au monde. Autant d’indicateurs qui poussent les Français à le choisir comme lieu d’expatriation pour y créer son entreprise. La France est d’ailleurs au deuxième rang des entreprises implantées en Espagne (11% des entreprises sont détenues par des actionnaires étrangers) !

Comment créer son entreprise

La SARL (société limitée) espagnole est très similaire à la version française, pour laquelle il faudra constituer un capital minimum de 3000€. C’est un statut peu contraignant car la responsabilité des actionnaires se limite au capital de l’entreprise. La SARL (société anonyme) exige la mobilisation d’un capital de 60000€. Il est possible de diriger son entreprise depuis l’étranger sous certaines conditions. Il est préférable de se faire assister d’un avocat pour concrétiser son projet.

Dans quels secteurs investir

Avec l’essor du numérique, il peut être pertinent d’investir dans les applications pour les dispositifs mobiles, la maintenance du high-tech, le e-commerce… Barcelone est l’une des plus importantes «smart city»  européennes, les opportunités d’investissement dans ce secteur sont réelles. Et bien sûr, la restauration et l’hôtellerie sont des activités toujours aussi dynamiques en Espagne. Les Français sont bien accueillis lorsqu’ils investissent dans ces secteurs, les sociétés françaises se trouvent d’ailleurs majoritairement dans le commerce.

Taxes à prévoir

L’impôt sur les sociétés est de 15% les deux premières années de bénéfice, puis 25% les années suivantes. Les plus-values sont généralement incluses dans le revenu imposable de l’entreprise et sont imposées au taux de l’impôt sur les sociétés. Les plus-values sont exonérées d’impôt si les actifs de la filiale en Espagne ont été détenus à hauteur de 5% pendant un an avant la cession.

Aides possibles

Le gouvernement espagnol a choisi d’accorder diverses incitations aux investisseurs comme des subventions, des avantages fiscaux, un accès préférentiel au crédit… Pour en savoir plus. S’y ajoutent des aides régionales, les 17 communautés autonomes possédant chacune leurs systèmes d’incitations. Vous pourrez les découvrir sur ce site : www.ipyme. org. Par ailleurs, des avantages fiscaux sont accordés pour la recherche et le développement (de 25% à 42% des dépenses, les dépenses étant plafonnées à 3 millions d’euros – 5 millions dans certains cas exceptionnels) ainsi que pour l’innovation technologique de produits existants (12% des coûts). Des baisses sur les cotisations fiscales peuvent aussi être accordées aux entreprises qui embauchent des femmes dans des secteurs où elles sont sous-représentées. Des zones franches sont aussi très attractives, comme celle de la Grande Canarie.

Les atouts du pays

Ils sont nombreux : s’implanter dans le pays permet une ouverture sur les marchés latino-américains, de toucher une large clientèle touristique, de bénéficier d’un réseau de transports performant. Le secteur des énergies renouvelables est en plein développement.

Les bons plans

Il existe des subventions publiques pour les entrepreneurs comme le crédit fourni par l’ICO (Instituto de Crédito Oficial), une banque publique qui finance les projets d’investissement des travailleurs indépendants.

Emploi

Les secteurs qui recrutent sont le marketing, les nouvelles technologies, le e-commerce, l’informatique, le tourisme ou encore la restauration. Sans oublier le domaine de la viticulture, en pleine expansion. Il est indispensable de maîtriser l’espagnol pour travailler dans le pays. L’expérience ici prime sur les diplômes. Madrid, Barcelone et Valence sont les régions qui recrutent le plus d’expatriés, les régions côtières, elles, recrutent essentiellement durant la saison touristique.

Consulter notre fiche pays Espagne pour en savoir plus 

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