Français à l'étranger
7 novembre 2019

Entreprendre en Italie

La baisse des coûts et l’assouplissement des procédures sont autant de mesures réalisées ces dernières années pour attirer les investisseurs. Cependant, la crise, l’instabilité politique, l’importance de l’économie souterraine sont autant de freins à cette attractivité.

Comment créer son entreprise

La SRL est probablement la forme de société la plus répandue en Italie car c’est une structure flexible qui permet de créer une société avec un investissement initial peu important, à savoir au minimum 1€, et 1 seul actionnaire minimum. Tous les documents devront être signés devant un notaire avant enregistrement de la société et l’ouverture d’un compte bancaire comme l’embauche d’un comptable local seront indispensables. L’enregistrement de la TVA doit passer par un expert-comptable natif.

Dans quels secteurs investir

L’Italie bénéficie d’un tissu de PME familiales très dense et dynamique au nord et au centre du pays. Les secteurs les plus compétitifs et qui présentent le plus de possibilités de croissance sur le marché intérieur et à l’international sont ceux des boissons, de l’industrie pharmaceutique et chimique, de l’industrie mécanique, des équipements électriques et de l’automobile. L’industrie touristique reste extrêmement dynamique et créatrice d’emplois, tout comme «l ’économie verte», très développée dans le pays.

Taxes à prévoir

L’impôt sur le revenu des sociétés (IRES) est déduit à un taux de 24% et il passe à 27,5% pour les banques et les institutions financières et 34,5% pour les sociétés non opérationnelles. Les compagnies non-résidentes ne payent pas la taxe locale (IRAP). Les plus-values sont imposées au taux de 26%. Une taxe municipale est généralement appliquée à un taux de 0,76% sur les biens immobiliers appartenant à l’entreprise (IMU).

Aides possibles

Le gouvernement soutient l’IDE via des crédits d’impôt, dont 25% pour les investissements privés dans la R&D (50% pour les projets avec des universités ou des instituts de recherche) et 15% pour les investissements dans les machines et les biens d’équipement. Un soutien public supplémentaire est accordé aux nouveaux investissements dans la fabrication et la R&D, en particulier dans les régions du Sud. Il y a en outre une déduction totale de la taxe locale sur les coûts salariaux des salariés embauchés de façon permanente. Une extension des incitations fiscales est accordée aux start-up technologiques et aux PME innovantes. Pour en savoir plus, le gouvernement a créé l’Italian Trade Agency pour les investisseurs étrangers.

Les atouts du pays

Le pays possède l’un des plus grands marchés de l’Union européenne, une main-d’œuvre qualifiée et de bonnes infrastructures. Il est aussi l’un des principaux pays producteurs du monde et il occupe une position stratégique, au carrefour de l’Europe, de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Ses points forts sont une industrie forte et de grandes capacités d’exportation pour les PME.

Les bons plans

L’Italie organise de grands salons parmi les plus fréquentés au monde.

Le pays est en pointe dans la « green economy ». Ainsi, il occupe la première place européenne en termes de de basse production de déchets et de recyclage industriel. Il est aussi champion européen en ce qui concerne la production solaire..

Emploi

Aujourd’hui, près de 15% des emplois sont des emplois verts, c’est donc un secteur à fort potentiel et recruteur. Les métiers qui y sont liés sont très divers puisqu’ils vont du traitement des déchets à la production d’énergie en passant par exemple par la protection de la nature. Plus généralement, l’Italie comme la plupart des pays d’Europe connaît une pénurie de main-d’œuvre, soit dans les métiers ne nécessitant aucune compétence (notamment dans l’agriculture) soit dans des secteurs qui recrutent des profils spécialisés et expérimentés dans la finance, la santé, la logistique…

Consulter notre fiche pays Italie pour en savoir plus

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