Français à l'étranger
22 janvier 2020

Carole Soulagnes: «Un expatrié français en famille est forcément heureux à Bucarest !»

Dans une interview accordée au Journal des Français à l'étranger, la proviseure du lycée français de Bucarest, Carole Soulagnes, nous explique les raisons de l'engouement de son établissement auprès des familles, françaises ou non.

Le lycée français de Bucarest porte le nom d’Ana de Noailles (1876-1933) une poétesse française qui  fut la première femme à devenir commandeur de la Légion d’honneur. Depuis 1994, l’Académie française a également donné son nom à un prix qui couronne chaque année une femme de lettres.

Pouvez-vous nous présenter votre établissement ?

CS : Le lycée français Anna-de-Noailles accueille 1 110 élèves (45% de Français, dont 10% de bi-nationaux, 45% de Roumains et 10% d’autres nationalités). Les familles françaises sont pour beaucoup des familles expatriées de courte durée. Quant aux familles roumaines, elles ont souvent fait le choix du lycée français pour contourner le système roumain qu’elles rejettent. Elles recherchent une école dans laquelle les enfants acquièrent un bon esprit critique, développent l’argumentation, la dissertation, l’expression des points de vue, la résolution de problèmes, travaillent avec une pédagogie de projet. Mais ils se sentent plus proches du système français que du système anglo-saxon. C’est aussi l’école internationale la plus grande et la moins chère de Bucarest.

On salue « l’amitié franco-roumaine ». De quoi s’agit-il exactement ? 

CS : Je pense qu’elle trouve son origine au début du XXe siècle à travers l’histoire – rappelons que la France a aidé à la création de la Grande Roumanie en 1918 – et les relations intellectuelles fortes à Bucarest et à Paris – Brancusi et Cioran à Paris ; Paul Morand, ambassadeur de France à Bucarest, puis Roland Barthes, directeur de l’Institut français de Roumanie… La Roumanie est globalement très francophone et francophile, même si l’anglais domine chez les moins de 40 ans. On perçoit une sympathie quotidienne et systématique des Roumains envers les Français.

Quels sont les attraits  de la Roumanie pour un expatrié français sur le plan de la vie quotidienne, des relations au travail, de l’environnement familial… ? 

CS : Un expatrié français en famille est forcément heureux à Bucarest ! Il vit dans une capitale à taille humaine, très verte – elle est en effet dotée de nombreux parcs – avec des possibilités d’activités culturelles, sportives, d’offres de restaurant. Tout est facile. Son pouvoir d’achat lui offre de nombreuses possibilités d’activités, de tourisme, et il peut trouver des personnes pour assurer des services en termes de garde d’enfants, d’entretien de son domicile, etc. Sa famille évolue dans un environnement extrêmement sûr et le confort de cette sécurité est très appréciable. Il permet en outre de donner de l’autonomie aux adolescents. Le pays est magnifique à découvrir, et offre des relations authentiques avec les gens. Vous pouvez accéder à la mer et à la montagne en deux heures en Roumanie ou en cinq heures en Bulgarie.

share Partager

Etudier et travailler

Guides et accompagnateurs touristiques : ces Français qui font découvrir leur pays d'adoption

Alors que les voyageurs disposent aujourd'hui d'une multitude d'outils numériques pour préparer leurs séjours, les guides francophones installés à l'étranger n'ont jamais autant misé sur la proximité et l'expérience humaine. Entre indépendants qui créent leur propre activité et accompagnateurs nomades, ces Français expatriés réinventent un métier en pleine mutation.

Etudier et travailler

Alliances universitaires européennes : des opportunités pour parcourir le monde

Passerelles entre établissements européens, les alliances universitaires sont riches à la fois pour les enseignants, le personnel et les étudiants - qui peuvent partir en mobilité à l’étranger - mais également pour l’université elle-même.

Etudier et travailler

Transition énergétique : pourquoi le monde s'arrache les électriciens français

Portés par la décarbonation mondiale, les électriciens qualifiés sont devenus le « carburant » de la transition écologique. De l’Australie au Canada, l'électrification de la planète crée une pénurie critique de main-d’œuvre. Zoom sur un métier manuel devenu un formidable passeport pour l'international.

Actualités internationales
Etudier et travailler

Erasmus+ victime de son succès

Le nombre de stages financés par l’agence européenne basée à Bordeaux a été multiplié par trois ces dernières années. Mais faute de budget, Erasmus+ n’a pu financer l’an dernier qu'à peine plus de la moitié de ces demandes. Et le retour prochain du Royaume-Uni ne risque pas de faire baisser cet engouement.

Etudier et travailler

Études supérieures : combiner alternance et expérience internationale, c’est possible !

Contrairement aux idées reçues, il est tout à fait envisageable de combiner les deux… avec un peu d'organisation préalable. Conseils et témoignages.