Nathalie Laville
14 février 2020

Les Emirats arabes unis, la patrie des expatriés

L'exposition universelle mettra en lumière les Emirats cette année, avec des territoires qui attirent toujours autant d'expatriés.

Le pétrole représentant près de 30 % de leur PIB, les Emirats voient leur économie ralentir depuis plusieurs années. Néanmoins, leurs réserves financières leur ont permis de continuer à investir pour diversifier leur économie, à l’instar de Dubaï Expo, qui se déroulera d’octobre 2020 à avril 2021 et devrait attirer 25 millions de visiteurs. Comme la population de ces territoires est composée à plus de 85% d’expatriés, ils restent attractifs pour celles et ceux qui souhaitent créer une entreprise dans l’un des Emirats, et ce d’autant plus qu’ils mènent désormais une réelle politique d’ouverture aux étrangers.

> Comment créer son entreprise

Les entités de zone franche permettent à des sociétés d’être possédées à 100 % par des structures étrangères, et sont exonérées de l’impôt des sociétés et des taxes personnelles pour plusieurs années. Par contre, elles ne peuvent faire des affaires que dans la zone franche. Cette possibilité intéresse plus particulièrement les activités d’import/export. Pour créer une société onshore il faut par contre désigner un commanditaire local. La société à responsabilité limitée est mise en place avec un commanditaire local détenant 51 % des parts. Toutes les entreprises enregistrées dans les Emirats arabes unis ont besoin de posséder un bureau physique.

> Dans quels secteurs investir ?

Le tourisme est un secteur en plein développement, les E.A.U. ont d’ailleurs adopté un système de visas de tourisme valides pendant cinq ans et permettant d’effectuer de multiples entrées dans le pays. Le secteur des technologies de l’information est en pleine croissance, en raison notamment de la numérisation de l’économie des Emirats et de l’adoption croissante des technologies de l’internet des objets. Les autres secteurs dynamiques sont ceux des soins de santé, du transport et du stockage, enfin, le secteur de l’immobilier, boosté par Dubaï Expo, est toujours attractif.

> Taxes à prévoir

La TVA est désormais de 5%. L’impôt sur les revenus des sociétés (à l’exception des entreprises de l’industrie pétrolière et gazière et des filiales de banques étrangères) est de 0%. Le droit de douane sur la valeur CAF (coût, assurance, fret) des biens importés (Sharjah) est de 5%, l’impôt sur les bénéfices obtenus par les succursales des banques étrangères : 20%.

> Aides possibles

Un service économique régional qui est localisé à Dubaï — dans les locaux du Consulat Général et de Business France —, couvre les pays de la péninsule arabique (Arabie saoudite, EAU, Qatar, Koweït, Oman, Bahreïn, Yémen) sur les sujets économiques et financiers. Le service économique est doté d’une conseillère régionale de l’Institut national pour la propriété industrielle qui a pour objectif de fournir un appui technique aux autorités et aux entreprises françaises sur l’application des normes relatives à la propriété intellectuelle au Moyen Orient.

> Les atouts du pays

Son taux d’imposition est nul pour les particuliers et les entreprises, et les Emirats offrent des possibilités illimitées de rapatriement de capitaux sans restrictions de change. Son réservoir de main-d’œuvre qualifiée est également un atout non négligeable.

> Les bons plans

La chambre de commerce d’Abu Dhabi propose de nombreux services aux entreprises, y compris les PME, qui souhaitent développer leur activité dans les Emirats. Elle permet d’accéder à un réseau de plus de 700 membres, organise des événements, aide aux recrutements…
Autre acteur incontournable pour appuyer le développement des entrepreneurs français, la French Business Council de Dubaï qui répond aux besoins des entreprises en termes de recrutement, met à leur disposition un Centre d’Affaire, donne des informations pratiques…

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