Marion Zipfel
24 décembre 2025

Malaisie 2026 : la nouvelle vedette du tourisme en Asie du Sud-Est

Sous les radars touristiques, la Malaisie ne manque pourtant pas d’atours pour séduire les voyageurs, aussi bien en solo, à deux ou en famille. Envie de plages paradisiaques et de récifs coralliens intacts, de jungle tropicale avec ses fantastiques espèces endémiques ou encore de cités façonnées par les influences aussi bien malaises, chinoises qu’indiennes, il y en a pour tous les goûts. Et bonne nouvelle : les vols directs entre Kuala Lumpur, la capitale malaise, et Paris sont de retour.

Cet article fait partie du dossier Asie du Sud-Est — Le moteur discret de la croissance mondiale.  Téléchargez l'intégralité de ce dossier au format PDF : Guide gratuit à télécharger : Asie du Sud-Est — Le moteur discret de la croissance mondiale : [not set]/13

Souvent délaissée au profit de ses voisines thaïlandaises ou indonésiennes, la Malaisie entend pourtant prendre sa revanche et s’imposer davantage sur la carte du tourisme mondial. Avec son programme Visit Malaysia 2026, le pays compte attirer 47 millions de touristes internationaux. « C’est un pays qui est encore peu médiatisé mais qui gagne tellement à être connu », affirme Valérie Thomas Chin, guide indépendante certifiée, tombée amoureuse de la Malaisie il y a 25 ans.

Son lieu de prédilection ? Les Cameron Highlands, à 200 km au nord de la capitale Kuala Lumpur, une région située entre 1 200 et 1 800 mètres d’altitude et réputée entre autres pour ses plantations de thé. « Je propose des sessions en forêt mais aussi des visites de plantations », explique la guide francophone. « Il y a tout ici : la fraîcheur, la nature et le thé dont je suis une grande adepte. »

Pour jouer les Indiana Jones, le parc Taman Negara, situé au cœur de trois États de la péninsule malaise, est un terrain de jeu des plus dépaysants. Les plus aventuriers tenteront l’escapade sur la partie malaise de Bornéo, au nord de l’île, dans la région de Sabah, pour découvrir une faune unique au monde. Les plus chanceux pourront voir des nasiques, des éléphants pygmées, des crocodiles, des calaos et rencontrer aussi les grands hommes de la forêt, les orangs-outans, espèce classée en danger critique de disparition.

Après la jungle, celles et ceux qui le souhaitent pourront s’offrir une parenthèse farniente et plongée à la plage. Direction l’île de Perhentian, qui, avec ses 15 sites, ses eaux à 28 degrés, sa visibilité à plus de 15 m et son abondante faune sous-marine, en fait un lieu exceptionnel de plongée. Ou encore l’île de Langkawi. Et pour une folie : s’offrir un séjour au Datai, exemple d’un hôtel qui, depuis plus de 30 ans, fait rimer luxe avec respect de l’environnement. Lors de sa construction en 1993, l’architecte français Didier Lefort et l’Australien Kerry Hill ont fait de la préservation de cette forêt millénaire leur ligne directrice.

Après ces échappées grandeur nature, place à quelques escapades urbaines. Sur une île toujours, celle de Penang, Georgetown est la 2ᵉ plus grande ville du pays et incarne l’art du vivre ensemble. De son glorieux passé à l’ère coloniale, notamment grâce à son emplacement stratégique sur les routes entre Chine et Europe, elle possède également l’un des patrimoines architecturaux les plus riches d’Asie du Sud-Est. Vous y découvrirez notamment ces fameuses shophouses qui façonnent l’urbanisme des villes de la région.

Inscrite au patrimoine de l’Unesco depuis 2008, la ville, réputée pour son street-art, se découvre en flânant au gré des temples chinois, hindous, birmans et thaïs, mais aussi des mosquées. Prochaine escale ? Malacca, surnommée la Venise de l’Orient à l’époque coloniale. Elle abrite un riche kaléidoscope architectural, fruit de son histoire à la fois chinoise, portugaise, hollandaise, mais aussi anglaise.

Si vous voulez tout savoir de cet ancien centre du commerce des épices, n’hésitez pas à contacter Serge Jardin, géographe et historien de formation installé à Malacca depuis plus de 30 ans. Dans sa maison d’hôte, La Maison de l’Escargot, il vous dira tout de la culture Baba Nyonya, aussi connue sous le nom de Peranakan, nom donné aux descendants des marchands venus de Chine qui ont épousé des femmes malaises, donnant naissance à une culture tout à fait unique.

Impossible bien sûr de parler des villes de Malaisie sans évoquer Kuala Lumpur, ou KL pour les initiés. Capitale iconoclaste, elle surprend à bien des égards et mérite qu’on s’y attarde au moins quelques jours pour prendre son pouls cosmopolite, se perdre entre gratte-ciels futuristes et petites ruelles de Chinatown. Le tout bien sûr en parfaite sécurité.

Et s’il était encore nécessaire de devoir vous convaincre, Valérie Thomas Chin brandit l’argument ultime, celui qui fait l’unanimité de toutes et tous : la gentillesse des habitants.

Dossier ASEAN Sud - Décembre 2025

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