Français à l'étranger
14 mars 2020

Les dirigeants français en Belgique se réunissent autour du Cercle Montaigne

Le Cercle Montaigne a été créé il y a cinq ans pour fédérer les dirigeants français, leur permettre de construire un réseau homogène et faciliter leur intégration en Belgique. Il vise aussi l'insertion des jeunes en difficulté.

Le Cercle Montaigne a la vocation à travailler ensemble dans l’intérêt de leurs entreprises respectives, mais aussi de la France. En parallèle, le Cercle a créé la fondation Charles qui permet à ces patrons français de laisser une trace autre que celle de la performance de l’« Ebitda » (résultat d’exploitation avant impôts, ndlr). Les membres du Cercle en sont administrateurs de fait. En collaboration avec les écoles, elle a pour objectif de permettre à des jeunes issus de milieux défavorisés d’être reçus par les dirigeants français  pour se faire expliquer  le fonctionnement d’entreprises évoluant dans des secteurs aussi différents que les télécoms ou la banque… Au fil des ans, le jeune aura l’occasion, pris en charge par un cadre de l’entreprise, de découvrir différents départements (logistique, finance, marketing, etc.) Par la suite, en fonction de ses intérêts ou de sa sensibilité, il pourra plus facilement intégrer un métier, toujours par des visites pédagogiques dans les différents univers qui forment une entreprise. Ce parcours durera plusieurs années. Après cela, en fonction des aspirations du jeune, ses études supérieures, universitaires ou non, seront prises en charge financièrement, avec comme parrain un cadre d’une entreprise dans le secteur choisi.

> Le temps de la réflexion

Le Cercle Montaigne lancera fin 2020 en collaboration avec le monde académique universitaire un think tank (groupe de réflexion) dont, là encore, les membres seront administrateurs de fait, autour d’une thématique qui doit encore être validée. La vocation du Cercle Montaigne est clairement définie. « Dans un pays où les Français sont la plus grande communauté  étrangère, ou le kilomètre de frontière est le plus important, ou la langue est à 40% la même, et enfin dans un pays qui est profondément divisé avec pour le nord de la Belgique un nationalisme identitaire fort qui n’est pas obligatoirement pro-francophile – comment pouvons-nous réconcilier en profondeur l’image de la francophonie ? », détaille Stéphane Baudry, le président du Cerle Montaigne.

Venir travailler en Belgique est une véritable expatriation, les Français expatriés n’ont plus le moindre doute à ce sujet aujourd’hui. « Une dynamique telle que celle que nous impulsons permet de contribuer à l’image positive des Français et de la France en Belgique, ajoute M. Baudry. En quelques dizaines d’années de vie en Belgique et du royaume j’ai assisté à la désagrégation de l’unité nationale de la Belgique. Les raisons appartiennent au peuple belge, mais nous, Français, de par les proximités qui nous lient au royaume, avons un faible pour une Belgique unie. » En plus du Cercle Montaigne et de son futur think tank existent également aujourd’hui « avenue-montaigne.be », qui valorise le savoir-faire français en Belgique. Chaque année, en décembre, les membres du Cercle distribuent les « trophées Montaigne », mettant en avant la France à travers sa présence en Belgique et bien entendu ses représentants, de tous horizons, dans leur diversité. Ces « Dargaa d’Or » (du nom de l’artiste Belge Anis Dargaa qui réalise les œuvres d’art dont sont faits les trophées) récompensent les meilleures initiatives dans la culture, l’associatif, l’entreprise et l’innovation digitale.

Contact : administration@cercle-montaigne.be

Un article de Frédéric Lassaigne

share Partager

Etudier et travailler

Les réseaux professionnels français de Londres à connaître

Installé(e) dans la capitale britannique depuis un ou dix ans, se faire connaître ou élargir son cercle professionnel peut se révéler être une galère Pour se créer un solide carnet d’adresses, il existe de multiples réseaux. Voici les incontournables.

Etudier et travailler

Exercer le métier d’architecte au Québec

Tout comme le métier d’infirmière, celui d’architecte est régi par un ordre professionnel provincial : l’Ordre des architectes du Québec (OAQ).

Etudier et travailler

Se reconvertir ou se former depuis l’étranger : le guide pratique des droits et financements

Conjoint suiveur, changement de pays ou envie de donner un nouveau cap à sa carrière : une expatriation peut être l’occasion de se former. Les droits acquis en France ne disparaissent pas pour autant. CPF, bilan de compétences, validation des acquis de l’expérience (VAE) : plusieurs dispositifs permettent de préparer la suite de son parcours, à condition d’en vérifier les modalités avant de se lancer.

Etudier et travailler

Exercer le métier d’infirmier au Québec

Au Québec, de nombreuses professions sont protégées par une association professionnelle. Cela signifie donc qu’il faut parfois passer par un processus d’équivalence et un stage pour obtenir un permis d’exercice dans la province.

Etudier et travailler

Exercer le métier d’ingénieur au Québec

Tout comme le métier d’infirmière ou d’architecte, le métier d’ingénieur est réglementé par un ordre professionnel provincial : l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ). Autrement dit, même si vous étiez ingénieur dans votre pays d’origine, vous ne pouvez pas vous présenter comme tel dès votre arrivée. Heureusement, il est possible de devenir membre de l’OIQ, même avec des études complétées à l’étranger. Voici la marche à suivre.