Nathalie Laville
14 avril 2020

Robin Courtois, un PVTiste confiné au Canada

Robin Courtois est parti en PVT au Canada en 2018 et il a bien l'intention d'y poursuivre sa vie professionnelle. Mais la pandémie complique son projet, car son contrat a été suspendu…

PVTiste installé au Canada depuis deux ans, Robin Courtois nous raconte les difficultés auxquelles il est actuellement confronté en raison de la pandémie mondiale. Confiné au Canada, son visa bientôt terminé, il souhaite toujours rester dans la Belle Province mais il a quelques incertitudes quant à son proche avenir…

« J’ai toujours voulu travailler dans le spectacle. J’ai eu la chance de pouvoir partir en PVT au Québec, où je vis depuis le 11 juin 2018. J’ai très rapidement trouvé des petits boulots, puis je suis devenu technicien du son et enfin directeur technique. J’avais trouvé un emploi dans une compagnie qui voulait m’embaucher en résidence permanente. Mon contrat a été signé, je devais commencer le 31 mars, mais comme la pandémie est arrivée très peu de temps après, je n’ai plus eu aucune activité, donc j’ai été mis à pied… Et la reprise n’est prévue que pour la fin d’année. En attendant, mon visa PVT se termine en septembre. J’espère que les autorités québécoises prolongeront nos visas

Les mesures contre l’épidémie à Montréal sont moins restrictives qu’en France je pense. Le confinement n’est pas total, on peut sortir sans autorisation. Les rassemblements de plus de deux personnes sont interdits. Cela dit, seuls les commerces essentiels sont ouverts. Au niveau du boulot, sur les cinq colocataires que nous sommes, certains n’ont plus de boulot et les universités ont fermé il y a un mois et demi. Les seuls petits boulots que l’on peut encore trouver sont de la manutention ou dans des centres d’appels.

Mais nous ne sommes heureusement pas sans revenu. Le gouvernement canadien a mis en place deux systèmes pour indemniser ceux qui n’en ont plus. Le Programme d’aide temporaire aux travailleurs (PATT), désormais fermé, qui rémunérait ceux qui reviennent d’Europe, ou qui avaient des symptômes de Covid 19, à hauteur de 573 $ par semaine. Désormais, le plan d’urgence (PUC), d’un montant de 2 000 $, est versé pendant 16 semaines à tous ceux qui ont perdu leur emploi et qui ont perçu sur l’année passée au moins 5 000 $. Les étudiants y ont droit aussi s’ils étaient inscrits aux impôts l’an passé.

Je ne sais pas comment les choses vont repartir. Les frontières sont fermées jusqu’au 30 juin au Canada et seuls ceux qui ont un emploi ferme ont le droit de rentrer. Je ne pourrai pas rentrer en France même si mon visa expire. Mon objectif est de monter une entreprise à terme au Canada, sur les technologies 3D et d’obtenir le statut de résident permanent en bénéficiant d’une procédure accélérée. J’espère que je vais pouvoir rester en attendant que mon contrat redémarre en fin d’année… »

share Partager

Etudier et travailler

Matthew Caws (Nada Surf) : l’enfance bilingue qui a changé sa vie

« Ronronner ». C’est le mot qui a tout déclenché pour Matthew Caws, chanteur et guitariste du groupe américain Nada Surf. Lorsque ses parents l’emmènent en France pour une année sabbatique alors qu’il n’a que cinq ans, ils l’inscrivent à l’école du quartier.

Etudier et travailler

Sabine Sciortino : « mon objectif est de consolider et moderniser nos réseaux culturels sur les cinq continents »

Après plus de trois années en tant que conseillère de coopération et d’action culturelle et directrice de l’Institut français au sein de l’Ambassade de France au Liban, Sabine Sciortino a été nommée directrice de la diplomatie culturelle, éducative, scientifique et universitaire au sein du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Pour le Journal des Français à l’étranger, elle revient sur ses missions, ses enjeux et l’importance de la francophonie dans le monde.

Etudier et travailler

Mission Laïque Française : « Le modèle français repose sur une approche académique qui a fait ses preuves. Mais nous devons aussi répondre aux attentes qui évoluent »

Dans un contexte international concurrentiel tendu, face à une demande en évolution, retour sur la stratégie de l’association française qui assure la scolarisation de 60 000 élèves dans le monde, avec Jean-Marc Merriaux, directeur général du Réseau mlfmonde - Mission laïque française.

Etudier et travailler

Chefs français : l’expatriation, un tremplin à l’international

Réputée dans le monde entier, la gastronomie française constitue un véritable passeport pour l’international. De plus en plus de chefs choisissent de s’expatrier, attirés par des perspectives professionnelles élargies, une reconnaissance accrue et, souvent, de meilleures conditions de travail.

Etudier et travailler

Enseigner à l’étranger : une carrière ouverte sur le monde

Chaque année, plus de 1 200 postes d’enseignants sont à pourvoir hors de France via le réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger et de la Mission laïque française. Conditions d’accès, calendrier de recrutement, détachement, rémunération et perspectives de carrière : enseigner à l’international s’anticipe, mais offre une expérience professionnelle et humaine unique, parfois pour toute une vie.