Nathalie Laville
26 avril 2020

Qui sont ces Français à… Madagascar ?

Malgré son instabilité politique et ses difficultés économiques, Madagascar continue de faire rêver les Français qui y sont plusieurs centaines à s'y installer chaque année, le plus souvent pour créer leur petite entreprise.

Avec ces près de 17 000 Français inscrits sur les registres consulaires (et beaucoup plus en population estimée), cette communauté est l’une de plus importantes d’Afrique.

> Où sont les Français à Madagascar ?

Si les Français sont installés un peu partout dans l’île, le gros des troupes se trouve à Tananarive où se trouve l’essentiel des activités culturelles de l’île, mais également à Tamatave et à Majunga. Dans la capitale, les quartiers de Ambatobe, près du lycée français, au Mausolée, à Mahatazana, sont très recherchés.

> Une communauté très présente dans les TPM/PME

Ils sont environ plus de 40% des Français à venir à Madagascar pour reprendre ou pour créer une entreprise : restaurant, hôtel, agence de voyages… On vient rarement à Madagascar pour y prendre sa retraite, sauf à y avoir des attaches particulières, en revanche on trouve beaucoup d’associatifs venus monter des projets de coopération à Madagascar comme créer une école ou encore ouvrir un dispensaire. D’autres viennent rejoindre de missions humanitaires, également nombreux. Beaucoup reste à faire dans ce pays à la faune et la faune extraordinaire où se développent de plus en plus des start-ups innovantes dans l’agriculture, les biotechs… Evidemment, et comme ailleurs, les Français travaillent ici dans la restauration et l’hôtellerie, mais pas seulement. Ils sont aussi investis dans les télécoms, la biotechnologie ou même l’industrie textile. Sans oublier les grosses entreprises françaises implantées sur le territoire qui emploient beaucoup de cadres français : Casino, Total, Air Liquide…

> De belles success stories

Créé dans les années 50 par Marcelin Bourdillon, ce qui est devenu au fil des ans le groupe Marbour a longtemps été leader sur la zone en ce qui concerne l’alimentation (en particulier sur le riz) et les services à l’environnement (traitement des eaux, solutions logistiques…). Salim Ismail, PDG du groupe Socota, est issu d’une famille française installée ici depuis le XIXe siècle. Géant de l’industrie textile, il fait, entre autres choses, fabriquer des tissus et des vêtements à Antsirabe. Il a également créé une ferme aquacole d’élevage de crevettes à Diégo-Suarez. Ce touche-à-tout a ausi investi dans l’immobilier et est à l’origine du BioPark Mauritius qui accueille des entreprises et des laboratoires de recherche et développement spécialisés dans les biotechnologies. Hassanein Hiridjee, directeur général d’Axian, est un franco-malgache qui a créé sa propre société de promotion immobilière, First Immo, avant d’intégrer le groupe familial, qu’il codirige. Là, il investit dans l’immobilier, la distribution pétrolière, la production d’électricité, la banque (BNI, rachetée en 2014) et les télécoms.

> Madagascar face au coronavirus

Comme la plupart des pays du monde, Madagascar a émis des mesures de confinement et de limitation de la circulation. Plus de taxis, seules deux personnes autorisées par véhicule, et une personne par véhicule deux-roues et obligation de porter un masque. La population n’est autorisée à se déplacer qu’une fois par jour uniquement pour faire des courses alimentaires, avec une seule personne par foyer, couvre-feu de 20h à 5h, respect des distances de sécurité. Après midi, à Tananarive, il est interdit de circuler à pays ou en véhicule à moteur.

En lien avec l’AEFE, l’ambassade travaille aux conditions d’une réouverture progressive des écoles du réseau français à Madagascar. Les nombreux touristes français n’avaient pas tous pu être rapatriés : un vol Air Austral a permis à 64 Français, ce vendredi 24 avril, de rentrer en France, à La Réunion. Ils étaient bloqués dans le Grande Ile depuis que tous les vols avaient été suspendus, 1 mois auparavant.

Le président de la République de Madagascar a annoncé que le pays avait mis au point un médicament contre le Covid-19 contenant de l’artemisia (armoise), une plante qui est utilisée dans ce pays contre l’avis de l’OMS. Selon les autorités, ce médicament serait utilisé de manière préventive afin de renforcer le système immunitaire.

L’Ambassade est joignable de jour de 7h30 à 20h (020 223 98 44) et de nuit (032 121 10 10).

share Partager

Destinations au banc d'essai

Retraite au Maroc : nouvelle vie au soleil pour des milliers de Français

Ils seraient aujourd’hui plus de 61 500 retraités français à avoir posé leurs valises au Maroc (source Cnav), classant ainsi le royaume chérifien au 5e rang des pays de résidence des retraités français hors du territoire national. Et chaque hiver, environ 30 000 retraités supplémentaires viennent y passer la saison froide. Une destination qui séduit par son climat, ses avantages économiques et sa douceur de vivre.

Destinations au banc d'essai

Une communauté française plurielle et en mutation

Avec environ 56 000 Français inscrits au registre consulaire (et environ 80 000 estimés), la communauté française au Maroc constitue l’une des plus importantes au monde.

Destinations au banc d'essai

Partis pour quelques années, restés pour une vie marocaine

Ils pensaient s’installer pour quelques années. Ils y ont construit une vie entière. Sous le soleil d’El Jadida ou dans les zones industrielles en plein essor de Casablanca, leurs trajectoires racontent une même bascule : celle de Français venus tenter une expérience professionnelle et qui n’en sont jamais partis. L’entrepreneur Philippe Baudet et l’agent immobilier Laurent Guinard incarnent deux visages d’une expatriation durable, entre adaptation familiale, intégration progressive et réussites patientes.

Destinations au banc d'essai

Vivre au Maroc : le guide pratique de l’installation

Climat, proximité avec la France, fiscalité attractive et qualité de vie : chaque année, de plus en plus de Français s’installent au Maroc. Retraités, entrepreneurs, étudiants ou cadres y voient une destination accessible. Mais derrière le mirage d’un eldorado, l’installation nécessite une préparation rigoureuse.

Destinations au banc d'essai

Travailler au Maroc : les secteurs qui recrutent

S’installer au Maroc en espérant y décrocher un travail après coup est une idée séduisante… mais risquée. Mieux vaut être recruté depuis la France ou être détaché par son entreprise avant de partir, car l’accès à l’emploi formel favorise prioritairement les ressources locales et nécessite souvent un contrat déjà négocié depuis l’étranger. Le marché marocain a ses propres dynamiques : il sait attirer les talents quand ils apportent une valeur ajoutée claire, mais il reste concurrentiel et exigeant pour un expatrié non préparé.