Nathalie Laville
5 mai 2020

Ces aides pour les PVTistes au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande

Les trois pays qui accueillent le plus de PVTistes français ont mis en place des aides spécifiques pour les aider à affronter la crise provoquée par le Covid-19. Celles-ci sont plus ou moins intéressantes selon le pays.

Les PVTistes ont fait partie des premières victimes du confinement international : la fermeture des commerces et entreprises a frappé de plein fouet ces Français partis faire des petits jobs à l’autre bout du monde pour découvrir les pays. Sans compter leur grande difficulté à rentrer en urgence en France, avec des vols supprimés, des prix exorbitants… Aujourd’hui, la plupart de ceux qui voulaient retourner au bercail ont pu le faire, les autres attendent patiemment, mais parfois dans des conditions difficiles, que la situation s’éclaircisse, en espérant qu’ils pourront poursuivre leur voyage. Pour les aider, le plan d’aide sanitaire de 20 millions d’euros débloqué par le gouvernement français concerne aussi les PVTistes malades qui ont besoin d’un suivi médical. Quant au plan d’aide sociale de 50 millions, pour l’heure nous n’avons pas de détails sur le plan d’utilisation de ces fonds.

> Le Canada

Le Canada fait partie des pays qui ont choisi d’aider les personnes sur son territoire de façon assez égalitaire puisque tous les résidents bénéficient d’une enveloppe mensuelle de 2 000 $ CAN durant 4 mois à partir du 15 mars. La PCU (ou prestation d’urgence canadienne) est versée sous conditions relativement peu exigeantes, l’une d’entre elles étant d’avoir gagné un revenu d’emploi ou un revenu de travail indépendant d’au moins 5 000 $ en 2019 ou dans les 12 mois précédant la date de leur demande. Le problème se pose néanmoins pour les PVTistes qui avaient choisi de visiter d’abord le pays avant de travailler, ceux-là peuvent n’avoir pas suffisamment de revenus pour la période passée. Vous pourriez peut-être dans ce cas être concerné par une autre mesure qui touche directement les employeurs : ces derniers peuvent percevoir une aide spéciale de l’État qui leur verse 75 % des salaires de leurs employés.

> L’Australie

En Australie en revanche, pas d’aides qui concerneraient tout le pays. Ce sont les Etats qui choisissent d’appliquer une politique d’aide aux PVT et étudiants… ou pas ! Par exemple, à Victoria, toutes les personnes disposant de visas autorisant le travail (y compris les visas étudiants et les visas Vacances-Travail) sont éligibles à la plateforme « Travailler pour le Victoria ». Un Fonds de soutien d’urgence aux étudiants internationaux a également été récemment créé. Il est doté de 45 M d’AUD. Les étudiants étrangers pourront ainsi prétendre à une dotation unique de 1100 AUD en cas de perte d’emploi ou de difficulté financière grave. En Tasmanie, les détenteurs de visa temporaire, étudiants, vacances-travail et autres visas travaillant dans des secteurs précis (restauration, tourisme, santé) sont éligibles à une aide de 250 AUD par personne. Il faut pour cela prouver ses difficultés financières.

Les employeurs peuvent aussi solliciter des aides pour conserver des travailleurs qualifiés non éligibles au programme Jobkeeper. Dans le Queensland, 2,2 millions AUD ont été consacrés à l’assistance pour les étudiants étrangers, y compris les étudiants du secteur de l’enseignement professionnel. Et sur le territoire de Canberra, des subventions ont été versées à la Croix rouge pour une aide spécifique aux étudiants étrangers et aux détenteurs de visas temporaires.

Sachez enfin que des emplois saisonniers dans l’agriculture pourraient vous intéresser : https://worktheseasons.co.nz/hello.

> Nouvelle-Zélande

Si vous étiez légalement autorisés à travailler et employés par un employeur néo-zélandais, vous êtes couverts par la subvention salariale. La subvention couvre les employés qui travaillent à temps partiel ou sur une base occasionnelle ou contractuelle. La subvention est versée aux employeurs, sous conditions. Elle est d’un montant de 350 NZD et sera versée durant 12 semaines.

Vous trouverez des informations régulièrement actualisées sur le site des PVTistes.

share Partager

Etudier et travailler

Cybersécurité : ces experts français qui choisissent l’expatriation

Pénurie mondiale de talents, multiplication des cyberattaques, internationalisation des entreprises… Dans la cybersécurité, les opportunités dépassent désormais largement les frontières françaises. Aux quatre coins du monde, de plus en plus d’ingénieurs français choisissent l’expatriation, attirés par des projets d’envergure, des carrières accélérées et un marché en tension permanente.

Etudier et travailler

« Tu te dis que t’es sur une autre planète » : ces expatriés de l’extrême racontent leur vie en Antarctique

Des températures qui peuvent chuter à – 60 degrés. Du blanc à perte de vue. Plus de possibilité de revenir en arrière. Non, ce ne sont pas les astronautes qui posent le pied sur la lune, mais l’arrivée en bateau de ceux qui choisissent une expatriation de l’extrême : l’Antarctique. Chaque année, environ cent Français embarquent pour quelques mois à un an pour vivre sur une des stations polaires françaises.

Etudier et travailler

Enseignement français à l’étranger : y a-t-il un risque de déconventionnement de certains établissements scolaires ?

Face à la crise traversée par l’AEFE et l’augmentation des participations financières demandées aux établissements, certains parents et enseignants craignent de voir les établissements quitter le giron français.

Etudier et travailler

Matthew Caws (Nada Surf) : l’enfance bilingue qui a changé sa vie

« Ronronner ». C’est le mot qui a tout déclenché pour Matthew Caws, chanteur et guitariste du groupe américain Nada Surf. Lorsque ses parents l’emmènent en France pour une année sabbatique alors qu’il n’a que cinq ans, ils l’inscrivent à l’école du quartier.

Etudier et travailler

Sabine Sciortino : « mon objectif est de consolider et moderniser nos réseaux culturels sur les cinq continents »

Après plus de trois années en tant que conseillère de coopération et d’action culturelle et directrice de l’Institut français au sein de l’Ambassade de France au Liban, Sabine Sciortino a été nommée directrice de la diplomatie culturelle, éducative, scientifique et universitaire au sein du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Pour le Journal des Français à l’étranger, elle revient sur ses missions, ses enjeux et l’importance de la francophonie dans le monde.