Français à l'étranger
12 novembre 2020

Immigration : le Canada courtise les travailleurs qualifiés francophones

Le ministre canadien de l’immigration Marco Mendicino a annoncé fin octobre une série de mesures pour attirer les travailleurs francophones dans le pays.

Le 30 octobre dernier, Marco Mendicino, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada a officialisé son « plan des niveaux d’immigration de 2021-2023 ». Ce plan ambitionne de préparer la reprise économique, après la crise sanitaire, grâce « à des cibles d’immigrations » qui permettraient de « stimuler la croissance future ». Ce sont ainsi 401 000 résidents permanents qui seront recherchés en 2021, 411 000 en 2022 et 421 000 en 2023, soit 50 000 résidents supplémentaires par rapport à ce qui était initialement prévu pour 2021 et 2022. 

« Alors que nous envisageons la reprise, les nouveaux arrivants créent des emplois non seulement en donnant à nos entreprises les compétences dont elles ont besoin pour prospérer, mais aussi en créant eux-mêmes des entreprises. Notre plan aidera à remédier à certaines de nos pénuries de main-d’œuvre les plus aiguës et à accroître notre population pour maintenir la compétitivité du Canada sur la scène mondiale » a déclaré Marco Mendicino.

Parmi les industries particulièrement recherchées par le gouvernement canadien figurent le secteur de la santé mais aussi les entreprises de technologies de l’information, l’agriculture et la production. 

Les candidats francophones privilégiés

Les Francophones seront en première ligne pour bénéficier de ces mesures. Ottawa va en effet attribuer des points additionnels aux candidats francophones et bilingues dans le cadre d’«Entrée express», son système en ligne utilisé pour gérer les demandes de résidence permanente de travailleurs qualifiés. Les candidats francophones recevront ainsi 15 à 25 points supplémentaires et les candidats bilingues 30 à 50 points de plus.

Grâce à cette incitation, le Canada espère atteindre 4,4 % d’admissions de francophones hors Québec d’ici 2023. « Soutenir le développement des communautés francophones en situation minoritaire à l’extérieur du Québec fait partie du plan gouvernemental de croissance économique et de prospérité à long terme pour l’ensemble du pays. Il s’agit également de la bonne chose à faire pour soutenir les communautés francophones partout au Canada. Nous continuerons d’attirer des immigrants francophones afin d’assurer l’épanouissement des communautés francophones en situation minoritaire. » a insisté le ministre de l’Immigration.

La province du Québec, qui attire de nombreux travailleurs francophones, fixe, quant à elle, ses propres niveaux d’immigration.

 

 

share Partager

Etudier et travailler

Guides et accompagnateurs touristiques : ces Français qui font découvrir leur pays d'adoption

Alors que les voyageurs disposent aujourd'hui d'une multitude d'outils numériques pour préparer leurs séjours, les guides francophones installés à l'étranger n'ont jamais autant misé sur la proximité et l'expérience humaine. Entre indépendants qui créent leur propre activité et accompagnateurs nomades, ces Français expatriés réinventent un métier en pleine mutation.

Etudier et travailler

Alliances universitaires européennes : des opportunités pour parcourir le monde

Passerelles entre établissements européens, les alliances universitaires sont riches à la fois pour les enseignants, le personnel et les étudiants - qui peuvent partir en mobilité à l’étranger - mais également pour l’université elle-même.

Etudier et travailler

Transition énergétique : pourquoi le monde s'arrache les électriciens français

Portés par la décarbonation mondiale, les électriciens qualifiés sont devenus le « carburant » de la transition écologique. De l’Australie au Canada, l'électrification de la planète crée une pénurie critique de main-d’œuvre. Zoom sur un métier manuel devenu un formidable passeport pour l'international.

Actualités internationales
Etudier et travailler

Erasmus+ victime de son succès

Le nombre de stages financés par l’agence européenne basée à Bordeaux a été multiplié par trois ces dernières années. Mais faute de budget, Erasmus+ n’a pu financer l’an dernier qu'à peine plus de la moitié de ces demandes. Et le retour prochain du Royaume-Uni ne risque pas de faire baisser cet engouement.

Etudier et travailler

Études supérieures : combiner alternance et expérience internationale, c’est possible !

Contrairement aux idées reçues, il est tout à fait envisageable de combiner les deux… avec un peu d'organisation préalable. Conseils et témoignages.