Français à l'étranger
28 janvier 2021

Tour d'Europe de l'emploi : Roumanie

En se rapprochant à marche forcée des autres économies européennes, la Roumanie offre de nombreuses possibilités, tant aux travailleurs qu’aux entrepreneurs étrangers.

Depuis son adhésion à l’UE en 2007, la Roumanie fait tout son possible pour s’aligner sur les modèles économiques occidentaux, au-delà des clichés qui l’ont parfois dépeinte comme « l’usine de l’Europe ». Désormais, presque deux fois plus de travailleurs roumains sont employés dans le secteur des services (3,4 millions) que dans celui de l’industrie (1,8 million).

Où travailler

L’économie roumaine repose sur le secteur agricole, l’exploitation des ressources énergétiques comme le gaz, le pétrole, le lignite et l’hydroélectricité, le tourisme (sur la mer Noire), l’industrie métallurgique, la pétrochimie et la mécanique. Cette belle santé économique est due aux excellentes relations commerciales avec le reste des membres de l’UE, qui représentent 76,7% des exportations (principalement vers l’Allemagne, l’Italie et la France) et 74,6% des importations en 2018. À noter également la forte présence de multinationales dans le pays, autre facteur endogène à cette bonne dynamique.

Comment trouver un emploi

L’un des premiers réflexes pour trouver un travail en Roumanie consiste à s’adresser à la Chambre française de commerce, d’industrie et d’agriculture en Roumanie. Cet organisme saura trouver de bons placements ou simplement prodiguer des conseils avisés à ceux qui veulent se lancer dans l’aventure. De nombreux sites internet proposent également des emplois en lignes, comme sur iAgora par exemple. Sans oublier que l’un des meilleurs moyens pour trouver rapidement du travail est de se constituer un réseau de connaissances sur place.

Pour les jeunes

Il existe 56 établissements publics d’enseignement supérieur et de nombreux établissements privés, dont 37 sont accrédités. Pour vous inscrire dans l’enseignement supérieur, vous devez être titulaire du baccalauréat (qui doit être reconnu au centre de reconnaissance des diplômes roumains) et avoir une connaissance suffisante du roumain. L’une des spécialités du pays est l’enseignement des métiers liés à la santé. Faire des études de médecine en Roumanie est assez courant pour les étudiants ayant échoué par deux fois à la première année commune aux études de santé (Paces).

Entreprendre

Les Roumains ont une excellente expertise en IT (industrie et technologies) et en télécommunications. Par ailleurs, le coût du travail reste suffisamment bas pour être intéressant pour un entrepreneur. Ces avantages poussent notamment les Français à y lancer leurs entreprises. Il existe déjà plus de 2 400 entreprises françaises en Roumanie, ce qui constitue un réel avantage pour trouver des interlocuteurs, voire un réseau d’entrepreneuriat. En outre, l’imposition sur les sociétés n’est guère élevée, pas plus que la taxation des dividendes.

Contexte administratif

Comme dans la totalité des pays de l’UE, il n’est pas nécessaire de faire la moindre démarche pour un séjour inférieur à trois mois. Il suffit d’être en possession d’une pièce d’identité en cours de validité. Pour séjourner plus de 90 jours, vous devez solliciter la prolongation de votre droit de séjour auprès de l’office roumain pour l’immigration. Pour obtenir cette prolongation, vous devez justifier soit d’un emploi, soit de pouvoir subvenir financièrement à vos besoins ou soit d’une inscription dans un établissement d’enseignement supérieur roumain. Si vous remplissez une de ces conditions, l’Office vous remettra un permis de travail valable entre un et cinq ans.

share Partager

Etudier et travailler

Infirmiers : partir à l’étranger pour mieux vivre son métier

En France, le mal-être des soignants n'est plus un secret. Avec des salaires parmi les plus bas de l’OCDE (inférieurs de 10 % au salaire moyen national) et des conditions de travail dégradées, l'expatriation devient pour beaucoup une soupape de sécurité. Que ce soit en Europe ou vers des horizons plus lointains, les infirmiers français s'exportent pour retrouver le sens de leur mission.

Etudier et travailler

180 salariés, 80 villes, 0 bureau : la recette 100 % "digital nomad" de Swapcard

« Lors du séminaire au Portugal, il y avait près de la moitié des personnes que je n’avais jamais rencontrées physiquement, bien qu’on travaille ensemble depuis quatre ans » , raconte Godefroy Colas des Francs, 38 ans, fondateur de Swapcard. S’il s’en émeut, c’est parce que son entreprise a pris une forme peu banale : les 180 salariés sont dispersés dans une trentaine de pays. Une organisation entièrement en "full remote", devenue l’ADN même de cette entreprise française de l’événementiel digital.

Etudier et travailler

La « nouvelle guerre scolaire » gagne les établissements de l’étranger

Depuis quelques mois, parents et syndicats enseignants dénoncent des hausses des frais d’inscription dans les établissements français à l’étranger. En toile de fond, un débat plus large s’installe : celui de l’évolution du modèle de l’enseignement français à l’étranger, entre pilotage public historique et montée en puissance d’acteurs privés.

Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

Quels sont les meilleurs passeports du monde ?

Selon le dernier baromètre du cabinet de conseil britannique Henley & Partners, Singapour arrive à nouveau en tête du classement. La France recule légèrement, en raison surtout d’une méthodologie particulière.

Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

Bourses scolaires à l’étranger : c’est maintenant !

La campagne est désormais bien lancée. Les dates limites pour déposer un dossier d’aide varient en fonction de chaque consulat français dans le monde.