Pierre De Bellegarde
26 février 2021

Travailler dans les îles (5/5) : la République Dominicaine

Français à l'étranger revient sur les conditions d'emploi dans les territoires français d'outre-mer. Nous visitons aujourd'hui la République Dominicaine, située sur l'île d'Hispaniola

La République Dominicaine bénéficie du charme des Caraïbes : sable fin, végétation tropicale, melting pot culturel, stabilité politique… Le pays est plus développé que sa voisine Haïti, et ne partage pas la même langue puisqu’on y parle l’espagnol. Bien que son économie soit fragile et dépendante du marché américain, l’île est attractive pour les travailleurs étrangers, en particulier les plus diplômés.

› Les conditions légales pour vivre et travailler

Pour des séjours courts, une carte de touriste est nécessaire, obtenable sur place. Elle est valide 30 jours mais peut être prolongé jusqu’à quatre mois.

Si vous n’êtes pas touriste, il y a plusieurs sortes de visa, d’affaire, de résident, de retraite (si vous avez un contrat de travail, si vous êtes retraité, investisseur etc.). Ils sont nécessaires pour tous séjours non-touristiques de plus de 90 jours. Ils permettent de rentrer et sortir  du territoire plusieurs fois pendant cette période. Pour des séjours de plus de un an, entrepris pour des raisons professionnelles, cette autorisation peut être prolongée par les services de l’immigration (Dirección General de Migración) à Saint-Domingue.

A votre arrivée, vous devrez avertir la Dirección General de Migración, à Saint-Domingue, qui vous remettra une carte de résidence provisoire (au bout d’un an, il est possible d’en obtenir une permanente).

› Trouver un emploi

Premier point important, parler un espagnol courant. Si ce pays peut sembler un eldorado, beaucoup d’étrangers venus d’un peu partout sont déjà sur place depuis longtemps, investissant leur réseau relationnel dans les places à prendre qui donc deviennent plutôt rares. Bien sûr, il reste des possibilités dans les grandes entreprises, surtout si vous êtes hautement diplômés ou postulez pour des postes de direction et d’encadrement.

Il semble primordial de chercher avant tout auprès de la communauté française déjà sur place (la CCI est toujours un bon relais www.ccifranco-dominicana.org, ses représentants vous donneront de précieux conseils), puis, en consultant les annonces sur internet ou en envoyant des candidatures spontanées bien ciblées.

› Les secteurs porteurs d’emploi

Ce ne sont plus autant le tabac ou l’exploitation de la canne à sucre qui font la richesse des îles aujourd’hui, surtout en République dominicaine, où c’est le tourisme qui fait rentrer le plus d’argent dans les caisses. L’agriculture aussi se porte bien, surtout dans le domaine des produits biologiques. Et puis, bien sûr, il y a les zones de libre échange qui participent activement à l’économie nationale.

En plus des postes dans le secteur du tourisme, il faut diriger ses recherches vers les entreprises des télécommunications ou de l’informatique ou vers des  compagnies étrangères. Et puis, vers ces zones Franches ou des étrangers peuvent trouver un emploi administratif ou technique, avec un savoir-faire qui sera toujours très apprécié.

› Créer son entreprise

On peut assez facilement créer son entreprise en République dominicaine. Il est préférable de faire les démarches accompagné d’un avocat bien au courant des procédures du pays (liste disponible à l’Ambassade de France). Plusieurs formes de société sont réalisables (SA, SAS et SARL). La première démarche est de faire enregistrer le nom commercial de l’entreprise au Bureau national de la propriété industrielle (www.onapi.gov.do), la suite du déroulement de la procédure est ensuite assez simple.

De très bonnes occasions de faire des affaires se trouvent dans l’immobilier, l’accès à la propriété des étrangers  ayant été facilité par le gouvernement. Le régime fiscal est aussi attractif dans le secteur industriel, surtout dans les zones franches.

Le centre d’exportation et d’investissement de la République dominicaine (CEI-RD, www.cei-rd.gov.do) et son Autorité de la concurrence (www.cnc.gov.do) aident les candidats à lancer leur projet.

share Partager

Etudier et travailler

Infirmiers : partir à l’étranger pour mieux vivre son métier

En France, le mal-être des soignants n'est plus un secret. Avec des salaires parmi les plus bas de l’OCDE (inférieurs de 10 % au salaire moyen national) et des conditions de travail dégradées, l'expatriation devient pour beaucoup une soupape de sécurité. Que ce soit en Europe ou vers des horizons plus lointains, les infirmiers français s'exportent pour retrouver le sens de leur mission.

Etudier et travailler

180 salariés, 80 villes, 0 bureau : la recette 100 % "digital nomad" de Swapcard

« Lors du séminaire au Portugal, il y avait près de la moitié des personnes que je n’avais jamais rencontrées physiquement, bien qu’on travaille ensemble depuis quatre ans » , raconte Godefroy Colas des Francs, 38 ans, fondateur de Swapcard. S’il s’en émeut, c’est parce que son entreprise a pris une forme peu banale : les 180 salariés sont dispersés dans une trentaine de pays. Une organisation entièrement en "full remote", devenue l’ADN même de cette entreprise française de l’événementiel digital.

Etudier et travailler

La « nouvelle guerre scolaire » gagne les établissements de l’étranger

Depuis quelques mois, parents et syndicats enseignants dénoncent des hausses des frais d’inscription dans les établissements français à l’étranger. En toile de fond, un débat plus large s’installe : celui de l’évolution du modèle de l’enseignement français à l’étranger, entre pilotage public historique et montée en puissance d’acteurs privés.

Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

Quels sont les meilleurs passeports du monde ?

Selon le dernier baromètre du cabinet de conseil britannique Henley & Partners, Singapour arrive à nouveau en tête du classement. La France recule légèrement, en raison surtout d’une méthodologie particulière.

Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

Bourses scolaires à l’étranger : c’est maintenant !

La campagne est désormais bien lancée. Les dates limites pour déposer un dossier d’aide varient en fonction de chaque consulat français dans le monde.