Philippe Duport
13 mars 2021

Recettes du monde entier : le kinilaw, le sushi philippin

Français à l'étranger publie votre recette ou l'histoire de votre plat préféré. Kevin Labbé, installé aux Philippines, adore cet plat à base de poisson crû.

Vous pouvez, vous aussi, partager avec notre communauté la recette de votre plat préféré, celui du coin du monde où vous êtes installé. Ecrivez-nous à redaction@francaisaletranger.fr et nous la publierons.

“Le kinilaw est un type de ceviche de poisson philippin dans lequel le filet de poisson est coupé en cubes et mariné dans un mélange de jus de calamansi, de gingembre frais, d’oignon, de piment et d’assaisonnements.

Le mot kinilaw renvoie plus au processus de préparation qu’au plat en lui-même. Il est originaire de la région des Visayas et dérive du mot kilaw, qui signifie cru ou non cuit. La viande, normalement un poisson, est «cuite» sans application de chaleur mais en la marinant dans du vinaigre.

Des agents acidifiants supplémentaires comme les calamansis (petits citrons verts), les kamias (carambolier bilimbi ou cornichon des Indes), le tamarin ou les mangues vertes sont intégrés pour renforcer son acidité. Pour compléter le plat, du poivre noir, des oignons, du gingembre et des piments sont également ajoutés.

La recette du kinilaw est simple à préparer et est propice aux réunions amicales occasionnelles. C’est un «pulutan» populaire, c’est-à-dire un aliment servi en accompagnement de boissons alcoolisées, on peut donc l’assimiler à un apéritif.

Généralement appelé ceviche de style philippin, puisque ces deux recettes ont en commun d’être à base de poisson cru ou de fruits de mer, on s’aperçoit après l’avoir goûté, qu’il ne s’agit pas de la même chose.

L’une des principales différences est l’utilisation du vinaigre dans le kinilaw, tandis que le ceviche est à base d’agrumes. D’autres ingrédients comme le gingembre et le calamansi sont également utilisés dans le premier, tandis que le dernier contient généralement de la coriandre et du citron vert.

Certaines recettes incluent différents fruits de mer mais les poissons standards sont généralement les plus adaptés. Le tanigue (maquereau espagnol) et le tambakol (l’albacore) sont les types de poissons les plus couramment utilisés pour le kinilaw.

Il est également possible d’y incorporer d’autres poissons qui ont une viande ferme et charnue, comme le marlin, le tulingan (thonine orientale), la labahita (poisson chirurgien noir), le lapu-lapu (mérou miniata) ou le mahi-mahi (dorade coryphène).

Si vous voulez essayer d’autres fruits de mer : les calamars, les crevettes, les crabes, les huîtres, les algues et les palourdes s’y prêtent bien. Gardez simplement en tête qu’il ne sera pas cuit à chaud, votre choix doit donc se porter sur le poisson ou les fruits de mer les plus frais.

share Partager

Vie pratique

S’expatrier avec des enfants de 0 à 4 ans : un défi surtout pour les parents

Déménager avec un bébé ou un enfant en bas-âge peut sembler vertigineux, entre la naissance, les questions de santé, d’alimentation ou de garde qui viennent s’ajouter à une période déjà intense de la vie familiale. Pourtant, ces premières années de vie sont aussi celles où l’adaptation est la plus simple, à condition que les parents soient eux-mêmes sereins.

Vie pratique

Quand le départ reste incompris par la famille : « mon père ne me parle plus depuis 5 ans »

Que signifie réellement partir contre l’avis de ses proches ? Qu’adviennent alors leurs relations ? La rupture est-elle réversible ? Une immigrée Française au Québec se confie sur son histoire.

Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

Quels sont les meilleurs passeports du monde ?

Selon le dernier baromètre du cabinet de conseil britannique Henley & Partners, Singapour arrive à nouveau en tête du classement. La France recule légèrement, en raison surtout d’une méthodologie particulière.

Vie pratique

Comment demander un logement social au Royaume-Uni ?

Appelé « social housing » ou « council housing », le système de logements sociaux au Royaume-Uni date de la fin du XIXe siècle et s’est tout particulièrement développé au lendemain des guerres mondiales avec l’introduction du 1919 Housing and Planning Act et d’autres projets de loi, qui ont permis la construction de plus de 4 millions de logements sociaux en 35 ans, selon l’association Shelter.

Vie pratique

Enfants d'expat : le déracinement à l'âge adulte est-il inévitable ?

Que ressentent les enfants d’expatriés, lorsqu’ils sont devenus adultes ? Le tiraillement entre plusieurs pays et plusieurs identités culturelles est-il inévitable ?