Français à l'étranger
5 juillet 2021

Le système de santé aux Pays-Bas

Français à l’étranger vous présente le Top 6 des pays dotés des meilleurs systèmes de santé, selon le classement Global Health Security 2019. Aujourd’hui, nous nous intéressons aux Pays-Bas qui occupent la 3e place sur 195 pays.

Un système de santé efficace

Fréquemment cité comme l’un des systèmes de santé les plus efficaces du monde, le modèle néerlandais est assez unique car le gouvernement a intégré dans son fonctionnement un important mécanisme concurrentiel. Il est composé de trois volets : les soins de base, les soins de longue durée ou de frais exceptionnels et les assurances complémentaires volontaires. Tous les résidents sont tenus de souscrire une assurance privée qui est financée publiquement. Les assureurs sont tenus d’accepter toutes les demandes d’assurance. Le système de santé néerlandais oscille donc entre fonctionnement privé et public.

Le système d’urgences néerlandais est très qualitatif. L’instauration d’un numéro unique permet de limiter les interventions et de centraliser tous les appels afin de répartir efficacement les opérations dans des centres de proximité. Ce système permet un certain désengorgement des urgences hospitalières et améliore la qualité de ces soins prioritaires, souvent prodigués directement à domicile.

Le pays dispose de nombreux centres hospitaliers universitaires (UMC). C’est celui d’Utrecht qui est considéré comme le plus compétent et efficace dans le pays. Il est spécialisé notamment dans la neurochirurgie, la chirurgie cardiothoracique, l’oncologie pédiatrique ou encore la chirurgie néonatale et pédiatrique. L’UMC d’Amsterdam est également un centre très réputé, en particulier en raison du développement technologique dont il bénéficie. L’hôpital est à la pointe des innovations médicales, et la recherche et développement sont deux points clés expliquant sa réputation.

Accès aux soins

Grâce à la Carte européenne d’assurance maladie (CEAM), un Français aux Pays-Bas est couvert pendant quatre mois. Au-delà de ce délai, il faudra s’assurer avec le système néerlandais.

Afin d’être protégé selon les règles du système de santé du pays, il est nécessaire d’obtenir en amont un numéro de service citoyen (burgerservicenummer ou BSN) qu’il est possible de demander à la mairie de la ville d’installation. Il sera alors possible de souscrire une assurance parmi les assureurs régulés par l’État. Il est possible d’en trouver pour 100 € par mois et il est indispensable d’utiliser des comparateurs tels que le site zorgwijzer.nl afin de trouver l’offre la plus adaptée. Les enfants sont protégés gratuitement jusqu’à leurs dix-huit ans.

Capacité à prévenir les risques sanitaires

Les Pays-Bas sont très impliqués dans la recherche et la détection des armes biologiques, des attaques bioterroristes ou encore des épidémies potentielles, à tel point que le pays présente chaque année un rapport à l’Office des Nations unies à Genève (ONUG) pour le “retour de la mesure de confiance”, qui est un mécanisme de rapport établi par la Convention sur les armes biologiques. Il existe par ailleurs un organisme du gouvernement sur la base du code de conduite national en matière de biosécurité : le Bureau de biosécurité (Biosecurity Office).

Les autorités chargées de la santé publique et de la sécurité nationale ont déjà effectué un exercice pour répondre à un événement biologique délibéré potentiel. Par ailleurs, tous les cinq ans, les services régionaux de santé communautaire simulent une épidémie de variole car il s’agirait de l’arme biologique potentiellement choisie pour les attaques bioterroristes.

Aux Pays-Bas, les réseaux sociaux sont utilisés par le gouvernement pour informer des urgences de santé publiques. Par exemple, le Rijksinstituut voor Volksgezondheid en Milieu (Institut national de la santé publique et de l’environnement) utilise des médias tels que Twitter, Facebook ou LinkedIn afin d’informer le grand public des épidémies et des urgences liées aux maladies infectieuses. Cela fut le cas pour la situation d’Ébola en Afrique de l’Ouest en 2014 ou encore de Zika en Amérique latine en 2016.

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