Nora Litoussi
4 août 2021

Job en ASEAN : Cambodge

Français à l’étranger vous propose de passer en revue les conditions pour s’établir professionnellement dans les dix pays membres de l’Asean. Aujourd’hui, focus sur le Cambodge.

Selon les termes de la déclaration de Bangkok, à l’origine de l’ASEAN, les objectifs fondamentaux de cette dernière sont la promotion de la paix, de la stabilité et de la croissance économique en Asie du Sud-Est. Leur réalisation passe notamment par le biais de coopérations fondées sur trois piliers : politique, économique et socioculturel. C’est le 30 avril 1999 que le Cambodge rejoint l’ASEAN

> Les conditions légales pour vivre et travailler

Pour travailler au Cambodge, il est nécessaire d’avoir un visa de travail ainsi qu’un permis de travail.

Le visa d’affaire (Visa E) peut s’obtenir par l’ambassade du Cambodge présente dans votre pays d’origine. Ce visa est délivré aux hommes et femmes d’affaires, aux stagiaires ou aux travailleurs pour un séjour initial au Cambodge de 30 jours. Le Visa E est prolongeable, sur place, pour une durée de 1, 3, 6 mois ou 1 an auprès du Département pour les Etrangers du Ministère de l’intérieur. Dans le cas où vous souhaiterez le prolonger, il est conseillé de la faire une semaine avant l’expiration de votre visa d’origine.

Afin de l’obtenir, il convient de présenter une convention de stage ou un justificatif de votre mission de travail.

Enfin vous devez savoir que le pays a mis en place un quota d’embauche pour les étrangers. Ce dernier ne doit pas excéder 10 % du nombre total d’employés.

Ces 10 % se répartissent de la manière suivante :

  • 3 % de personnel de bureau
  • 6 % d’experts
  • 1 % d’ouvriers

Les niveaux de salaires sont très variables selon le type d’emploi occupé et la ville dans laquelle vous exercez :

En moyenne :

  • Un employé peu qualifié gagne entre 140 à 300 USD par mois
  • Un technicien entre 500 et 700 USD
  • Un spécialiste (ingénieur, juriste, etc) à partir de 1000 USD
  • La durée légale du travail est de 48h par semaine, extensible à 60 heures sur 6 jours.

› Trouver un emploi

Pour trouver un emploi il est impératif de maîtriser l’anglais. La maîtrise de la langue Khmer étant évidemment un atout, elle n’est toutefois pas indispensable.
Vous trouverez de nombreuses offres d’emploi sur le site de la Cci France Cambodge :  www.ccifcambodge.org

Mais également sur les sites suivants :

› Les secteurs porteurs d’emploi

Le tourisme, l’agriculture, le textile, le BTP de la santé, l’enseignement ou encore l’énergie sont des secteurs  clés au Cambodge.

Le pays a du mal à former ses cadres et recrute un grand nombre d’expatriés (bureaux d’études, tourisme, transport, enseignement des langues et étrangères, etc.).Si vous travaillez dans l’énergie vous aurez toutes vos chances : le pays déploie actuellement de nombreux projets énergétiques afin de couvrir l’ensemble du pays. Le secteur de la banque est également porteur : de plus en plus d’institutions financières occidentales et françaises ouvrent leurs bureaux au Cambodge.

› Créer son entreprise

Le Cambodge est membre de l’ASEAN (Association of South East Asian Nations) aux côtés de l’Indonésie, du Brunei, de Singapour, de la Malaisie, des Philipines, du Vietnam, de la Thaïlande, du Myanmar et du Laos.

Si le climat des affaires y est compliqué, le Cambodge est toutefois un pays porteur pour les investisseurs et chefs d’entreprise, dans lequel il convient d’avancer avec prudence.

De nombreux secteurs restent à développer et le pays a besoin d’investisseurs pour dynamiser les transports ferroviers, routiers et aériens, pour construire de nouvelles institutions bancaires et financières ; pour dynamiser son industrie et développer ses exportations.

Trois statuts juridiques existent : la SARL, la SA ou le travailleur indépendant. Seuls les bénéfices sont taxés, entre 10 et 20 % selon le type d’activité de votre société et son statut.

Les charges patronales quant à elles varient entre 5 et 20 % selon le revenu de l’employé.

Depuis le 1er janvier 2016, l’enregistrement d’une société se fait par une procédure en ligne sur le site du ministère du commerce : www.businessregistration.moc.

Les documents nécessaires pour l’enregistrement d’une société sont :

  • Des documents où figurent l’adresse de la société (facture d’électricité, d’eau, contrat de bail, document émis par une banque)
  • Les statuts de la société
  • Des photos 4×6
  • La carte d’identité ou le passeport des dirigeants et actionnaires de la société
  • Une déclaration sur l’honneur du dirigeant attestant qu’il n’a jamais fait l’objet de condamnation par une juridiction civile, commerciale ou pénale, et qu’il n’est pas, lors de l’exercice de ses fonctions de dirigeant, un fonctionnaire lié par les Statuts des fonctionnaires du Royaume du Cambodge.
  • Deux copies de la version originale des statuts de la société, et un relevé de compte bancaire, à fournir au Département du registre des sociétés, dans un délai de 30 jours dès la délivrance du certificat d’immatriculation. Soyez vigilant, le non-respect de cette procédure peut entraîner la suppression de la société du registre.

Enfin, si l’actionnaire est une personne morale :

  • Une copie certifiée du justificatif d’immatriculation de la société
  • Une copie de lettre écrite par le dirigeant de la personne morale et qui nomme la personne morale en tant que représentante.

Plus d’informations ici.

share Partager

Destinations au banc d'essai

Killarney Heights, ou « la petite France » en Australie

Un quartier au nord de Sydney est la capitale discrète de la francophonie australienne avec 6 % de ses habitants qui y parlent la langue de Molière. Découverte de « la petite France » à Kil-larney Heights et de son école bilingue.

Destinations au banc d'essai

De backpacker à cheffe d'entreprise, l'énergie débordante de Natacha Lavorel en Australie

Arrivée en Australie en 2012 avec un simple permis vacances-travail (PVT), la Française Natacha Lavorel est aujourd'hui à la tête de sa propre entreprise de panneaux solaires à Wollongong, couvrant la région de l'Illawarra au sud de Sydney. Rencontre avec une entrepreneuse qui a su tirer parti du boom des énergies renouvelables.

Destinations au banc d'essai

« FIFO », le modèle d'emploi atypique dans les contrées reculées d'Australie

Le Fly-In Fly-Out (FIFO) est un système de travail propre à l'Australie pour acheminer la main-d’œuvre dans les régions industrielles isolées et peu peuplées. Plongée dans un mode de vie atypique, attrayant financièrement pour les plus aventuriers, mais qui a aussi des revers.

Destinations au banc d'essai

Perth : les opportunités de la ruée vers l'Ouest Australien

Perth, capitale d'Australie-Occidentale et hub minier du pays, s'impose comme une alternative sérieuse — et souvent méconnue — aux métropoles de Sydney et Melbourne. En pleine expansion économique, la ville de 2,5 millions d'habitants offre des opportunités d'emploi dans un cadre de vie enviable et empreint de liberté.

Destinations au banc d'essai

Le VIE en Australie, accélérateur de carrière à l'international

Ils ont moins de 29 ans, un passeport français et l'envie de se lancer à l'autre bout du monde sans sacrifier leur carrière. Grâce au volontariat international en entreprise (VIE), des centaines de jeunes Français s'installent chaque année en Australie, le temps d'une mission qui, souvent, se transforme en véritable rampe de lancement professionnelle. Regards croisés d'une volontaire et de Business France sur le dispositif.