Clémentine Amblard
18 décembre 2021

Questions-réponses avec les experts Erasmus+

Le 26 novembre dernier, la conférence « Débuter dans Erasmus+ » a permis d'apporter des réponses aux questions posées par des professionnels de l’enseignement.

« Par où commencer pour organiser des mobilités de formation pour les enseignants ? »

Audrey Macé-Rousseau, directrice du département promotion de l’agence Erasmus+ France/Education Formation rappelle l’importance du réseau des développeurs Erasmus.  Dans chaque académie, un délégué académique aux relations européennes internationales et à la coopération est là pour aiguiller dans les projets. Il existe aussi une expérimentation menée jusqu’à fin 2022 : les bureaux territoriaux Erasmus+. Il y en a pour l’instant cinq sur toute la France. Ce sont des points de contact pour être informé et accompagné.

« Est-il possible d’accéder aux subventions Erasmus pour travailler sur l’éco-citoyenneté dans le cadre d’un projet Erasmus+ ? »  

Sébastien Thierry, directeur adjoint de l’agence Erasmus+ France/Education Formation confirme que c’est en effet le type de projet qui peut être financé par le programme Erasmus+. En fonction du but du projet, il est possible d’obtenir une subvention de 30 000 ou 60 000 euros. De plus, l’écologie, la citoyenneté et la participation à la vie démocratique sont les grandes priorités du programme.

« Comment financer la venue d’un expert étranger qui effectuerait une conférence dans la structure pour nos apprenants ? »

Selon Sébastien Thierry, le programme Erasmus+ prévoit bien cela. Au titre de la mobilité, l’invitation d’experts de formateurs ou de spécialistes est considérée comme de la mobilité entrante et entre donc dans le cadre de l’action commune, dès lors que le projet s’inscrit dans le champ de l’enseignement et de la formation professionnelle.

« Quelle est la durée minimale de stage pour les étudiants ? »

Mathilde Begrand, responsable du pôle promotion de l’enseignement supérieur à l’agence Erasmus+ France/Education Formation précise que les étudiants peuvent effectuer des stages de différentes durées, de deux à douze mois ou de cinq à trente jours s’ il est complété par des activités pédagogiques virtuelles avant, pendant ou après le séjour. Ces stages sont possibles quel que soit le domaine d’études, et cela en Europe ou hors Europe.

« Quelle est  l’action utilisée pour faire partir ces étudiants en mobilité de stage hors Europe ? »

Mathilde Begrand indique qu’il existe deux possibilités. Pour organiser ces mobilités d’étudiants ou de personnel hors Europe, il est possible de choisir d’attribuer 20% du budget alloué soit dans une mobilité sortante, soit hors Europe. Sinon s’il y a déjà des partenariats entre les établissements, et cela peu importe la zone, il est possible de déposer une candidature dans l’action dédiée à la mobilité entrante et sortante hors Europe.

« Comment trouver des partenaires en adéquation avec notre projet de mobilité ? »

Audrey Macé-Rousseau évoque notamment une plateforme très efficace qui permet de rechercher un partenaire européen, eTwinning. Par ailleurs, les rencontres Rencontres Européennes Erasmus, sont aussi l’occasion de rencontrer les meilleurs partenaires.  

Erasmus à dévoilé son nouveau programme 2021-2020 le 21 mars dernier. En résumé, un peu moins de 4 milliards de budget et de nouvelles priorités : l’inclusion, le numérique et l’écologie.

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