Français à l'étranger
16 février 2022

Entreprendre en ASEAN : Indonésie

L'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) constitue le cinquième bloc économique mondial et participe pour 8% du commerce mondial. Son modèle de croissance est caractérisé par une intensification des échanges internationaux, l'appel à des capitaux étrangers et la recherche de débouchés extérieurs. Aujourd’hui, présentation de l’Indonésie, première puissance économique d’Asie du Sud-Est.

Année d’adhésion à l’Asean : 1967
Français inscrits au registre consulaire : 3 732 (2021)
Population : 270,2 millions d’habitants (2021)
Taux de croissance PIB : -2,1% (2020, estimé +3,3% pour 2021)
Taux d’inflation : 1,56% (2021)
Taux de chômage : 6,49% (2021)

Répartition secteurs d’activité :
dans le PIB : ( 2017)

  • Agriculture :13,7%
  • Industrie : 41%
  • Services : 45,4%

dans l’emploi : (2016)

  • Agriculture : 32%
  • Industrie : 21%
  • Services : 47%

Comment créer son entreprise ?

S’il n’a pas toujours été facile d’investir dans la seizième puissance économique mondiale, les réformes structurelles entreprises ces dernières années ont permis de consolider la stabilité politique et économique du pays et ainsi d’éliminer certains risques pour les investisseurs étrangers. Il devient donc plus aisé de créer son entreprise en Indonésie, un pays à fort potentiel.

Pour ce faire, il faut commencer par choisir entre les trois formes juridiques les plus courantes  :

  • La Perseroan Terbatas (société de droit local, à responsabilité limitée) : elle nécessite au minimum deux actionnaires (dont la responsabilité est limitée au montant des apports) et nécessite un capital minimum de 500 millions d’IDR pour pouvoir parrainer des employés étrangers.
  • La Penaman Modal Asing (société à responsabilité limitée ouverte aux investissements étrangers) : elle nécessite au minimum deux actionnaires (dont la responsabilité est limitée au montant des apports) et le plan d’investissement doit prévoir au minimum 1,2 million d’USD. Si la société est détenue entièrement par des étrangers, il faut vendre minimum 5% des actions à une entité ou une personne indonésienne.
  • La Perum-Perusahaan Umum (société publique à responsabilité limité) : elle nécessite au minimum 300 actionnaires et un capital minimum de 3 milliards d’IDR. La responsabilité des associés est, là encore, limitée au montant des apports.

Après avoir choisi la forme juridique il faudra, dans cet ordre :

  • faire approuver le nom de l’entreprise (composé d’au moins trois mots) par le ministère de la Justice et des Droits humains ;
  • obtenir l’acte constitutif ;
  • faire approuver la personnalité juridique ;
  • faire la demande d’un numéro d’identification fiscale ;
  • obtenir un certificat de résidence ;
  • obtenir un numéro d’identification de l’entreprise.

D’autres demandes seront peut-être à faire en fonction du choix de structure juridique et de secteur d’activité. La dernière étape consistera à créer le compte bancaire de l’entreprise. Le processus peut ensuite prendre entre un et trois mois, tout dépend de la rapidité avec laquelle les documents sont fournis. La moyenne pour les entrepreneurs ayant soumis leurs documents en une fois est de trente jours.

Attention, certains secteurs ne sont pas ouverts aux étrangers, c’est le cas de la gestion logistique, des ressources humaines, du droit, des contrôles qualités, de la sécurité et de l’environnement.

Dans quels secteurs entreprendre ?

Pour les investisseurs étrangers, il existe un secteur sûr pour entreprendre : le tourisme. Avec ses plages paradisiaques et sa culture traditionnelle préservée, l’Indonésie est une destination de plus en plus prisée avec près de 16 millions de voyageurs internationaux s’y rendant chaque année. C’est un secteur absolument fiable pour les étrangers maîtrisant à la fois l’anglais et la langue indonésienne.

Le pays possède d’importantes ressources agricoles. En 2019, l’Indonésie était le troisième producteur de riz mondial après la Chine et l’Inde. Mais ce ne sont pas les seules cultures exportées, le pays est un producteur de maïs, de manioc, de soja et d’arachide. Mais il a su aussi développer une agriculture arboricole qui permet la production de caoutchouc, de coprah, de grains de palmier, d’huile de palme, de café, de cacao et d’épices. En ce qui concerne le caoutchouc, l’Indonésie est le deuxième producteur mondial.

En 2019, l’Indonésie a dépassé l’Australie en termes de production annuelle de charbon thermique. De plus, le sol indonésien est riche en gaz naturel et le pays détient d’importantes réserves de pétrole.

Le pays souhaite aussi améliorer ses infrastructures. Depuis quelques années de nombreux projets sont lancés par le gouvernement pour mettre à jour les axes de transport. Il y a, dans ce secteur, une véritable demande de travailleurs qualifiés.

Et dans le but d’attirer de plus en plus de touristes, les autorités ont dévoilé un plan d’amélioration d’infrastructures pour dix destinations prioritaires.

> Contacts utiles

Chambre de commerce France – Indonésie

Ambassade de France en Indonésie 

Tour ce qu’il faut savoir sur l’Indonésie

 

share Partager

Destinations au banc d'essai

Où vivre en dehors de Londres ?

Tour d'horizon des meilleures villes britanniques pour changer de vie.

Destinations au banc d'essai

Où vivre à Londres ?

Quartier par quartier, le guide des Français à Londres

Destinations au banc d'essai

Comment trouver un logement au Royaume-Uni (et comprendre les loyers fous)

Si les loyers parisiens peuvent sembler élevés, le marché londonien évolue dans une toute autre dimension. En 2025, se loger dans la capitale britannique coûte en moyenne 30 % à 50 % plus cher qu’à Paris à surface égale, avec une chambre en colocation frôlant désormais les 1 000 £ (environ 1 200 €) par mois.

Destinations au banc d'essai

Santé au Royaume-Uni : NHS VS Privé

Comprendre et utiliser le NHS quand on s'installe

Destinations au banc d'essai

Le guide pratique pour trouver un emploi à Londres

Dans la capitale anglaise, les opportunités de travail ne manquent pas. Mais le marché a profondément évolué depuis le Brexit : les Français ne peuvent plus simplement débarquer et chercher du travail sur place sans visa — sauf à bénéficier d'un statut pré-settled ou settled obtenu avant 2021. Pour les nouveaux arrivants, un visa travail est nécessaire (voir notre guide des visas). Cela dit, le marché londonien reste l'un des plus ouverts et des plus dynamiques d'Europe. Tour d'horizon des outils pour trouver chaussure à son pied.