Laura Mousnier
23 février 2022

La jeunesse au cœur de l'année européenne

Les jeunes paient un lourd tribut à la crise sanitaire : santé mentale, précarité, chômage…. Ils sont cette année sous les projecteurs de l’Union européenne qui souhaite valoriser la jeunesse pour construire un avenir meilleur.

Toutes les institutions de l’Union européenne convergent en ce sens : 2022 est une année consacrée à la jeunesse. Cette volonté a été entérinée par une décision du Parlement européen le 22 décembre dernier.

Des événements sur l’ensemble du territoire européen

Une année rythmée de conférences, débats, campagnes d’information et autres événements dont tous les détails seront disponibles au fil de l’eau sur le site internet europa.ue.

Les thématiques des événements devront répondre aux problématiques du moment. Afin de permettre aux organisateurs de les appréhender au mieux, la Commission européenne a mené une enquête entre octobre et novembre 2021.

L’année européenne de la jeunesse bénéficie de divers soutiens :

  • 8 millions d’euros au titre du programme Erasmus+ et du Corps européen de solidarité ;
  • des fonds supplémentaires mobilisés tout au long de l’année via des autres programmes de l’Union.

Cette dynamique doit s’inscrire sur le long terme, les eurodéputés se sont donc assurés de rendre des fonds disponibles après 2022.

Quoi de neuf du coté législatif ?

Cette année est aussi l’occasion de poursuivre les travaux menés par la Direction de la jeunesse et de voir les initiatives se concrétiser. Parmi elles, on retrouve le programme Erasmus+ qui a fêté ses 35 ans en janvier dernier. Il bénéficie d’une enveloppe de 28 milliards d’euros pour la période 2021-2027. L’objectif de la Commission européenne est d’atteindre 10 millions de participants sur cette période.

Le Corps européen de solidarité, quant à lui, est un programme permettant d’allouer une aide financière aux jeunes souhaitant s’engager pour un volontariat, un stage, un emploi ou un projet de groupe dans des organismes porteurs d’initiatives solidaires. Après une phase d’expérimentation, Emmanuel Macron, lors de la présentation des priorités de la présidence française du Conseil de l’Union européenne a formulé le souhait d’élargir le dispositif.

En outre, à destination des publics défavorisés pour lesquels l’accès à la mobilité peut s’avérer compliqué, le dispositif ALMA (Aim, Learn, Master, Achieve/Orientation, Apprentissage, Maîtrise, Réussite en français) sera mis en place. Il proposera aux participants “un séjour supervisé de deux à six mois dans un autre pays de l’UE” ainsi qu’un “cycle de projet complet proposant un accompagnement et des conseils à chaque étape” tel que décrit sur le site de la Commission européenne.

À la fin 2023, l’exécutif européen rendra un rapport où seront présentés la mise en œuvre, les résultats et l’évaluation globale des initiatives engagées. Haut les cœurs !

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