Français à l'étranger
17 mars 2022

En Asie du Sud-Est, le groupe Acacia consolide ses écoles et vise le «Cap 2030»

Présent en Thaïlande, au Vietnam et au Cambodge, le réseau scolaire Acacia figure parmi les acteurs importants en Asie du Sud-Est dans le domaine de la petite enfance francophone.

Acacia a été fondé en 2008 à Bangkok par deux professionnels de l’enseignement français à l’étranger, Christophe et Eugenia Galian. Le réseau scolaire compte à ce jour quatre crèches et écoles maternelles, et a des projets d’ouverture dans d’autres pays clés de cette région très dynamique. Après le succès rencontré dans la capitale thaïlandaise par leur concept de programmes bilingues français-anglais basés sur le curriculum de l’Education nationale, Christophe Galian a décidé en 2017 que cette belle aventure pédagogique et humaine méritait de prendre son envol vers d’autres contrées. Une école est ainsi née en 2018 à Hanoï, puis en 2020 une autre à Phnom Penh, issue de la fusion avec l’établissement francophone le plus ancien de la ville, Tchou-tchou. Christophe Galian ne cache pas que la crise du Covid a été dure, mais, Acacia a fait preuve de flexibilité pour passer la tempête, et le réseau s’apprête aujourd’hui à revenir plus fort !

«Depuis deux ans, nos écoles ont subi de plein fouet la crise qui s’est accompagnée de périodes successives de fermeture des écoles dans chacun des pays où nous sommes présents», admet le Français expatrié en Asie de longue date. «Heureusement, nos équipes ont mis en place un dispositif d’accompagnement pédagogique le plus adapté possible aux besoins de nos très jeunes élèves, mais il faut reconnaitre que cela ne saurait en aucun cas remplacer une scolarité en présentiel», dit-il. Et de poursuivre : «Nos écoles de Bangkok et de Phnom Penh ont pu rouvrir en novembre dernier, et même si les effectifs ont baissé par rapport à 2019, nous sommes ravis de revoir progressivement de nouvelles familles arriver. Nous remontons progressivement la pente», se réjouit-il. «A Hanoï, en revanche, la situation est plus délicate. Les écoles sont fermées depuis bientôt une année et nous ne savons toujours pas si nous allons avoir l’autorisation de rouvrir prochainement.»

Opportunités dans la crise

Cette période difficile pour l’enseignement privé en Asie n’empêche pas M. Galian d’avoir un regard positif sur les deux années passées : «Au-delà des difficultés rencontrées, cette crise aura été une source d’opportunités, cela nous aura permis d’acquérir en novembre un très bel établissement scolaire anglophone à Bangkok, l’école internationale Bright Skies, et ainsi d’agrandir notre établissement du quartier Sukhumvit. Nous travaillons en ce moment à l’acquisition d’une autre structure dans une autre mégapole asiatique.»

Christophe Galian voit l’avenir de son réseau grandissant avec optimisme, et il souhaite l’inscrire dans le défi du «Cap 2030», l’objectif fixé par le chef de l’État d’un doublement d’ici huit ans des effectifs des écoles et lycées français à l’étranger. «Lorsque j’ai eu connaissance de cette impulsion que notre président souhaitait donner aux écoles françaises à l’étranger, j’ai compris que c’était le bon moment pour nous d’intégrer le réseau AEFE, et nous nous sommes donc tournés vers le Service d’appui et du développement du réseau (SADR)», explique-t-il.

Le SADR a été créé en 2018 par l’AEFE dans le cadre du plan «France 2030» à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Une équipe d’experts accompagne des investisseurs publics ou privés qui veulent développer une offre d’enseignement conforme aux programmes scolaires français.

«Je suis allé à Paris il y a un an et demi pour signer des conventions pour les quatre écoles Acacia», détaille M. Galian. «Cela nous permet depuis de bénéficier d’un accompagnement de grande qualité de leur part. Grâce à leur expertise et leur soutien, nous construisons notre dossier en faisant les adaptations nécessaires pour que le mode de fonctionnement de nos écoles maternelles corresponde au mieux aux demandes de l’Education nationale», se réjouit-il avant d’ajouter : «J’ai le sentiment parfois que ce service a été créé sur mesure pour des structures privées comme la nôtre.»

Christophe Galian espère qu’avec le soutien du SADR, les écoles Acacia pourront être homologuées d’ici 2023 afin que la vitalité du groupe s’inscrive pleinement dans la dynamique voulue par le Président pour 2030.

share Partager

Etudier et travailler

Transition énergétique : pourquoi le monde s'arrache les électriciens français

Portés par la décarbonation mondiale, les électriciens qualifiés sont devenus le « carburant » de la transition écologique. De l’Australie au Canada, l'électrification de la planète crée une pénurie critique de main-d’œuvre. Zoom sur un métier manuel devenu un formidable passeport pour l'international.

Actualités internationales
Etudier et travailler

Erasmus+ victime de son succès

Le nombre de stages financés par l’agence européenne basée à Bordeaux a été multiplié par trois ces dernières années. Mais faute de budget, Erasmus+ n’a pu financer l’an dernier qu'à peine plus de la moitié de ces demandes. Et le retour prochain du Royaume-Uni ne risque pas de faire baisser cet engouement.

Etudier et travailler

Études supérieures : combiner alternance et expérience internationale, c’est possible !

Contrairement aux idées reçues, il est tout à fait envisageable de combiner les deux… avec un peu d'organisation préalable. Conseils et témoignages.

Etudier et travailler

Cybersécurité : ces experts français qui choisissent l’expatriation

Pénurie mondiale de talents, multiplication des cyberattaques, internationalisation des entreprises… Dans la cybersécurité, les opportunités dépassent désormais largement les frontières françaises. Aux quatre coins du monde, de plus en plus d’ingénieurs français choisissent l’expatriation, attirés par des projets d’envergure, des carrières accélérées et un marché en tension permanente.

Etudier et travailler

« Tu te dis que t’es sur une autre planète » : ces expatriés de l’extrême racontent leur vie en Antarctique

Des températures qui peuvent chuter à – 60 degrés. Du blanc à perte de vue. Plus de possibilité de revenir en arrière. Non, ce ne sont pas les astronautes qui posent le pied sur la lune, mais l’arrivée en bateau de ceux qui choisissent une expatriation de l’extrême : l’Antarctique. Chaque année, environ cent Français embarquent pour quelques mois à un an pour vivre sur une des stations polaires françaises.