Marlène Panara
27 mai 2022

International Santé, focus sur le modèle français

Depuis la Polynésie française où il est installé, Raphaël Reiter pilote International Santé, un comparateur d’assurances pour expatriés. Après des années d’expérience dans le secteur et une pandémie mondiale, le dirigeant en est aujourd’hui convaincu : le modèle français est le plus avantageux.

La pandémie du Covid-19 a mis à mal la majorité des systèmes de santé du monde. En pleine crise sanitaire, qui plus est provoquée par un virus jusque-là inconnu, une aide spécifique pour y voir plus clair parmi tous les contrats d’assurances proposés était la bienvenue. À l’instar du comparateur proposé par International Santé. Raphaël Reiter a fondé la société en 2014, car ce Français installé en Polynésie française « croisait des compatriotes un peu partout, qui s’interrogeaient toujours sur la meilleure assurance santé possible. Je voulais leur apporter une réponse claire ».

Après six ans de travail, l’équipe d’International Santé répartie entre Toulouse et Tahiti, ainsi que ses fournisseurs ont dû faire face au choc du coronavirus. Parmi les premières craintes soulevées par la pandémie : la prise en charge des évacuations. « Avant le Covid-19, la plupart des assurances santé excluaient les pandémies dans les contrats. Il leur a fallu tout revoir, ça a créé beaucoup de tensions », se souvient Raphaël Reiter.

Autre conséquence des restrictions liée à la pandémie : l’augmentation des résiliations. « Beaucoup de gens sont rentrés en France. Certains parce qu’ils avaient perdu leur travail dans le tourisme, d’autres par manque de moyens pour se soigner correctement, se souvient Raphaël Reiter. Il faut savoir que les personnes sans emploi à cause de la crise se sont soudainement retrouvées à se payer eux-mêmes leur assurance santé, leur employeur ne la prenant plus en charge. » 

Davantage protégé

Pour le fondateur d’International Santé, cette crise a renforcé une conviction : le modèle français, bien qu’en concurrence avec des poids lourds à l’international – Allianz, Sigma, Bupa Global –, reste le plus intéressant pour les assurés. D’après Raphaël Reiter, les contrats de ces grands groupes sont « calqués sur les prérogatives du modèle anglo-saxon. » « Bien souvent, ils ne durent qu’un an, et sont à renouveler tous les ans. Le risque, pour son bénéficiaire, c’est que l’assureur peut décider, au bout d’une année, de ne plus couvrir certaines maladies ou pire, de résilier un contrat. L’expatrié se retrouve alors dans une situation très délicate. »

Le modèle français, lui, garantit aux expatriés davantage de protection, selon le dirigeant. « Les assureurs privilégient alors des contrats longue durée, et surtout, ils n’ont le droit ni d’y mettre fin, ni de majorer leurs tarifs d’un an à l’autre juste parce que vous êtes malades ».

Ces différences de traitement s’appliquent aussi aux nouveau-nés. En France, à sa naissance, un bébé est inscrit sur la carte Vitale d’un de ses deux parents. Il bénéficie alors du même accompagnement de l’assurance-maladie. Dans les pays anglo-saxons, « les enfants ne sont assurés à leur nom qu’à partir d’un certain laps de temps. S’il y a un problème, une prise en charge médicale nécessaire, la facture peut vite devenir très salée,et dépasser les milliers de dollars », explique Raphaël Reiter.

Nouvelles tendances

Côté retraite, même topo : « Aux États-Unis, si vous ne pouvez plus travailler car votre état de santé vous en empêche, vous n’avez plus de revenus. En France, la Sécurité sociale vous garantira toujours un revenu, même moindre. » Aujourd’hui, deux ans après le début de la pandémie, Raphaël Reiter est davantage préoccupé par les « problèmes de politique internationale » que par le Covid-19. Même si le virus continue à sévir dans certaines régions du monde, comme en Chine, pays dans lequel les contrats d’assurance santé contractés par les expatriés sont en chute discontinue depuis plus de deux ans. Mais les départs de Français depuis l’Asie font aussi émerger de nouvelles tendances d’expatriation. L’Espagne et le Portugal, auparavant terres privilégiées des retraités, attirent désormais de plus en plus de jeunes actifs.

share Partager

Vie pratique

S'expatrier avec des enfants : 5-10 ans, l'âge « éponge »

Entre l’adolescent qui refuse en bloc ce que disent les parents et le bébé qui n’est pas encore capable de formuler ses questions, l’enfant de 5 à 10 ans apparaît souvent comme le compagnon de voyage idéal pour une expatriation. Flexible, curieux, adaptable ... Mais à cet âge où tout s'imprègne, l'accompagnement reste essentiel.

Vie pratique

Déclaration de revenus 2025 pour les non-résidents : mode d’emploi et nouveautés

Les Français non résidents, percevant des revenus de source française (revenus fonciers, d’activités professionnelles salariés ou non exercées en France, plus-values, retraites payées par une caisse française…), sont imposables en France sur ces sommes perçues. Mais comment ça marche et quelles sont les nouveautés pour la déclaration 2025 ? Le point avec les services fiscaux.

Vie pratique

Les États-Unis réduisent drastiquement le coût pour renoncer à la nationalité américaine

Une victoire pour les expatriés et les Américains accidentels, surtout dans le contexte actuel. Le département d’État a officialisé une baisse spectaculaire des frais exigés pour renoncer à la nationalité américaine. Ils sont désormais fixés à 450 dollars, contre 2 350 auparavant. Une réduction de plus de 80%, qui entrera en vigueur dès lundi 13 avril.

Vie pratique

Retour en France : « Je vivais le rêve américain, mais je me sens mieux en France »

Mélanie a vécu un an à Boston et New York, en réalisant le rêve de sa vie. Pourtant, si elle s’y sentait bien, cette expérience lui a fait réaliser que sa vie en France était encore plus agréable. Comment a-t-elle vécu cette réalisation et ce changement de plan ?

Vie pratique

Comment préparer l’épreuve du permis de conduire au Royaume-Uni ?

L’épreuve du permis B au Royaume-Uni requiert généralement autant de préparation qu’en France. Toutefois, le système diffère légèrement de celui que l’on connaît aux niveaux des heures de conduite et de la réservation de l’examen final.