Français à l'étranger
30 juin 2022

Trois questions à Christophe Altabas, président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) France Qatar

Fondée en 2017 dans le but de développer les relations bilatérales entre les entreprises françaises et qataries, la CCI France Qatar compte aujourd’hui près de 80 membres, notamment dans le secteur de l’énergie et de l’environnement. Les leaders français du luxe et de la distribution sont également bien représentés dans l’émirat.

Français à l’étranger (F.A.E.): Quel est le rôle de la CCI France Qatar ? Qui sont ses membres ?

Christophe Altabas (C.A): La CCI France Qatar a été fondée en 2017 sous l’égide de la Maison de la France. Autonome financièrement, elle a pour mission de faciliter les échanges entre la France et le Qatar en constituant un réseau de relations, un lobby d’affaires. Son objectif est également de promouvoir l’image de la France et la compréhension mutuelle franco-qatarienne. La Chambre de commerce et d’industrie France Qatar anime notamment des comités sectoriels stratégiques sur les secteurs les plus porteurs du pays que sont l’énergie, l’événementiel sportif, la ville durable et, bien sûr, tous les métiers liés à la construction. C’est grâce à ces comités que les entreprises ont l’opportunité de mettre en avant à la fois leur expérience mais aussi leur savoir-faire auprès des entités qatariennes. On retrouve naturellement parmi les membres de la CCI France Qatar les grands acteurs français mais aussi des PME performantes, dans le secteur de l’énergie, de l’environnement, de la sécurité, de la finance, de la logistique ou encore de la construction (BTP). Elles sont très actives au sein de la chambre et dynamisent nos comités. Nous comptons également parmi nos membres plusieurs sociétés qatariennes qui affichent un intérêt prononcé pour les entreprises françaises et le savoir-faire tricolore. Nous travaillons en équipe avec l’ambassade de France et son service économique, Business France, et les Conseillers du commerce extérieur, afin de proposer des conférences en accord avec les besoins stratégiques du Qatar.

F.A.E: Où en sont les relations entre la France et le Qatar ? Combien d’entreprises tricolores, et de quel type, de quels secteurs, sont présentes au Qatar ?

C.A: Les relations entre le Qatar et la France reposent sur des bases solides de respect mutuel, d’intérêts communs et de coopération dans divers domaines stratégiques pour l’Émirat. Nos deux pays sont d’ailleurs liés par un certain nombre d’accords et de protocoles d’accord d’ordre économiques, politiques, culturels, scientifiques, universitaires et techniques ainsi que des accords militaires. Près de 120 entreprises françaises sont désormais installées au Qatar, principalement dans les secteurs de l’énergie, de la sécurité, des services financiers, de la logistique et de la construction. Les marques françaises sont également fortement représentées par l’intermédiaire de compagnies locales, sous forme de franchises, dans un grand nombre de secteurs : hôtellerie, restauration, bijouterie et horlogerie, grands couturiers, distribution spécialisée et grande distribution.

F.A.E: Avez-vous un ou deux conseils à donner à un entrepreneur français cherchant à s’installer au Qatar ? Quelles sont les principales erreurs à éviter ? Peut-on facilement y ouvrir une entreprise ?

C.A: Il faut impérativement connaître et s’imprégner de la culture locale – l’étiquette des affaires – avant de pouvoir se permettre de démarcher des clients sur place. Il faut savoir être patient, consacrer du temps et des moyens pour se rendre régulièrement sur place, car il est essentiel de venir rencontrer ses interlocuteurs pour qu’une relation de confiance se mette en place. Chose préalable et nécessaire à toute relation commerciale.

S’il est relativement simple, d’un point de vue administratif, d’ouvrir une entreprise au Qatar, étudier en amont le bon modèle (avec ou sans partenaire, par exemple) par rapport au marché visé est indispensable.

share Partager

Destinations au banc d'essai

Killarney Heights, ou « la petite France » en Australie

Un quartier au nord de Sydney est la capitale discrète de la francophonie australienne avec 6 % de ses habitants qui y parlent la langue de Molière. Découverte de « la petite France » à Kil-larney Heights et de son école bilingue.

Destinations au banc d'essai

De backpacker à cheffe d'entreprise, l'énergie débordante de Natacha Lavorel en Australie

Arrivée en Australie en 2012 avec un simple permis vacances-travail (PVT), la Française Natacha Lavorel est aujourd'hui à la tête de sa propre entreprise de panneaux solaires à Wollongong, couvrant la région de l'Illawarra au sud de Sydney. Rencontre avec une entrepreneuse qui a su tirer parti du boom des énergies renouvelables.

Destinations au banc d'essai

« FIFO », le modèle d'emploi atypique dans les contrées reculées d'Australie

Le Fly-In Fly-Out (FIFO) est un système de travail propre à l'Australie pour acheminer la main-d’œuvre dans les régions industrielles isolées et peu peuplées. Plongée dans un mode de vie atypique, attrayant financièrement pour les plus aventuriers, mais qui a aussi des revers.

Destinations au banc d'essai

Perth : les opportunités de la ruée vers l'Ouest Australien

Perth, capitale d'Australie-Occidentale et hub minier du pays, s'impose comme une alternative sérieuse — et souvent méconnue — aux métropoles de Sydney et Melbourne. En pleine expansion économique, la ville de 2,5 millions d'habitants offre des opportunités d'emploi dans un cadre de vie enviable et empreint de liberté.

Destinations au banc d'essai

Le VIE en Australie, accélérateur de carrière à l'international

Ils ont moins de 29 ans, un passeport français et l'envie de se lancer à l'autre bout du monde sans sacrifier leur carrière. Grâce au volontariat international en entreprise (VIE), des centaines de jeunes Français s'installent chaque année en Australie, le temps d'une mission qui, souvent, se transforme en véritable rampe de lancement professionnelle. Regards croisés d'une volontaire et de Business France sur le dispositif.