Charline Bello
29 août 2022

Le visa du nomade numérique à Malte

De nombreux pays ont saisi l'occasion d'attirer les télétravailleurs étrangers sur leur territoire avec l'instauration de visas spécifiques. Des mesures où tout le monde s'y retrouve, avec une relance de l'économie de ces territoires et un accès facilité pour les nomades numériques. Français à l'étranger a sélectionné une vingtaine de pays pour étayer ce dossier et aujourd'hui, nous retournons dans la mer Méditerranée à destination de Malte.

Île de la mer Méditerranée, Malte se situe entre la Tunisie et la Sicile. Avec sa superficie de 316 km², est le plus petit État de l’Union européenne, et se compose de huit îles dont quatre sont habitées : Malte, Gozo, Comino et l’île Manoel. Ancienne colonie britannique, Malte a acquis son indépendance le 21 septembre 1964 tout en gardant une partie de son héritage, notamment l’anglais comme langue officielle du pays ; attirant ainsi de nombreux jeunes européens venant parfaire leur maîtrise de la langue lors de séjours linguistiques.

Le “Nomad Residence Permit”

Les nomades numériques ayant la citoyenneté européenne, suisse, ou faisant partie de l’Espace économique européen ont, selon la loi européenne, le droit d’entrer et de se déplacer librement sur le territoire maltais. Ils sont ainsi exemptés du “Nomad Residence Permit”.

En revanche, les ressortissants des autres pays doivent adresser leur demande, par le biais de formulaires à compléter, et les documents nécessaires, à cette adresse e-mail nomad.residencymalta@gov.mt afin d’obtenir un “Nomad Residence Permit” qui leur permettra de vivre et de télétravailler légalement à Malte pour une durée d’un an. Le visa est renouvelable deux fois pour une durée totale de trois ans maximum.

Les frais de visa s’élèvent à 300 €, non remboursables, auxquels il faut ajouter des frais de 27,50 € pour la délivrance d’une carte de résidence une fois arrivé sur le sol maltais.

> Conditions d’éligibilité au visa

  • Être âgé de 18 ans minimum ;
  • Être originaire d’un pays hors Union européenne (UE), l’Espace économique européen (EEE), ou de l’Association européenne de libre-échange (AELE) ;
  • Être capable de télétravailler peu importe le lieu et en utilisant les technologies de télécommunications ;
  • Soit avoir un contrat de travail actif avec une société enregistrée en dehors de Malte, soit exercer une activité par l’intermédiaire de sa propre société basée à l’étranger, ou bien travailler en tant qu’indépendant pour des clients situés principalement en dehors de Malte ;
  • Gagner un salaire mensuel équivalent à 2 700 € minimum ;
  • Réussir une vérification d’antécédents.

> Documents à fournir

  • Le formulaire N1A dûment rempli et signé ;
  • Le formulaire N1B dûment rempli et signé ;
  • Le formulaire N2 dûment rempli et signé, si conjoint.e ou personne à charge ;
  • Le formulaire N4 dûment rempli et signé ;
  • Une copie du passeport ;
  • Une lettre de motivation indiquant clairement les motivations de son expatriation à Malte et de sa demande du “Nomade Residence Permit” ;
  • Un contrat de travail ;
  • Un CV
  • Les relevés de compte bancaire des trois derniers mois ;
  • Un acte de mariage ou un document confirmant que vous et votre partenaire avez habité ensemble pendant au moins deux ans ;
  • Actes de naissance des enfants, dans le cas où ces derniers vous accompagnent dans votre séjour ;
  • Les documents prouvant la réservation d’un logement durant toute la durée du séjour ;
  • Une assurance voyage et une assurance santé couvrant les risques à Malte.

Tous les formulaires sont à compléter en ligne obligatoirement, mais doivent être signés à la main ; de même, tous les documents à fournir pour compléter la demande de visa doivent être traduits en anglais.

Couverture internet

Malte offre une couverture internet robuste et de qualité pour les nomades numériques avec un réseau 5G déployé sur l’ensemble de l’île et plus de 400 spots Wi-Fi publics gratuits. Le réseau est principalement couvert par trois opérateurs téléphoniques : Epic, Go et Melita.

Fiscalité

Il existe une convention fiscale entre la France et Malte, signée le 25 juillet 1977, afin d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu. Le nomade numérique sera imposable sur ses revenus par le gouvernement maltais s’il réside dans le pays plus de 183 jours au cours d’une période de 12 mois. Si le séjour ne dépasse pas les 183 jours, le nomade numérique restera soumis au régime fiscal français.

Liens utiles

Pour plus d’informations sur les différents services proposés à Malte : https://nomad.residencymalta.gov.mt/

Trouver un espace de coworking : https://www.coworker.com/malta

share Partager

Etudier et travailler

Étudier entre deux pays : le pari exigeant des doubles diplômes

Les doubles diplômes internationaux permettent aux étudiants d’avoir deux diplômes en parallèle. Si ces formations sont un gage d’une richesse multiculturelle et d’une excellence académique, elles demandent aussi un engagement plus fort et ont souvent un coût non négligeable.

Etudier et travailler

Quand les campus français s’exportent : une opportunité pour les étudiants ?

Dubaï, Chine, Maroc, Berlin… les établissements du supérieur sont de plus en plus nombreux à installer des campus à l’étranger, que ce soit en partenariat ou en propre. Quels sont les avantages de ces campus pour les étudiants français ?

Etudier et travailler

Léon Laulusa (CGE) : « L’ouverture au monde fait partie des valeurs portées par les grandes écoles »

Dans les grandes écoles — ingénieurs, commerce, Sciences Po, etc. —, partir étudier ou se professionnaliser à l’étranger est souvent obligatoire pour les étudiants. Pour Léon Laulusa, vice-président en charge de la commission Relations internationales de la Conférence des grandes écoles, ces séjours internationaux sont essentiels pour développer des compétences interculturelles et renforcer l’employabilité des étudiants. Interview.

Etudier et travailler

Voyager sans décoller : le périple de quatre étudiants Erasmus décidés à éviter l’avion

Ils sont partis étudier en Erasmus en Allemagne, en Norvège, au Japon et en Suède. Ils ont fait le choix de ne pas prendre l’avion pour leur séjour académique, par conviction environnementale mais aussi par goût du voyage. Noé, Charlotte, Lucas et Julie racontent leur périple et les raisons de ce choix.

Etudier et travailler

Les universités renforcent leurs dispositifs pour encourager les départs à l’étranger

Plus de 50 % des étudiants qui partent en Erasmus viennent des universités. De nombreuses universités se mobilisent pour favoriser les départs à l’étranger. La création des alliances d’universités européennes en 2017 favorise aussi le développement de formations conçues sous le prisme de l’Europe.