Weena Truscelli
7 août 2023

Campus France : les chiffres clés de la mobilité étudiante dans le monde

Il y a 6,4 millions d’étudiants en mobilité internationale, et l’Union européenne est leur première destination !

Créé en 2010, Campus France est un organisme gouvernemental chargé de différentes missions :

  • promouvoir l’enseignement supérieur français à l’étranger ;
  • accueillir au mieux les étudiants et chercheurs étrangers en France ;
  • gérer les programmes de bourses ;
  • et animer le réseau des alumni.

Le 30 juin 2023, Campus France a publié les chiffres clés de la mobilité étudiante dans le monde, qui poursuivent une progression marquée malgré les évènements récents comme la guerre en Ukraine, les conflits en Afghanistan ou en Syrie, et autres pays où les difficulté contraignent les étudiants à l’exil.

Ces chiffres, portant sur l’année 2020, n’intègrent que partiellement les effets de la pandémie de Covid-19, qui semble avoir laissé des traces très différentes d’un pays à l’autre.

Quelle place pour la France ?

Selon l’institut statistique de l’Unesco, « la France est, en 2020, le 6e pays d’accueil des étudiants internationaux. Elle est devancée par les grands pays anglo-saxons – États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Canada – qui bénéficient de l’attrait des formations offertes en anglais, et par l’Allemagne ».  Et ces chiffres poursuivent leur augmentation en France où, cette année, le cap de 400 000 étudiants accueillis a été franchi pour la première fois.

Les nationalités les plus représentées parmi ces 400 000 étudiants présents dans l’Hexagone sont le Maroc, l’Algérie, la Chine, l’Italie, et le Sénégal. L’Afrique du Nord Moyen-Orient est la zone d’origine la plus importante (29%), la deuxième étant l’Europe (25%).

Campus France informe également sur un point important : « En 2022, l’enseignement supérieur français s’est particulièrement mobilisé pour soutenir et intégrer les étudiants ukrainiens exilés, 2 000 d’entre eux ont bénéficié d’un refuge académique en France. »

Dans le classement mondial, après la France viennent la Chine, le Japon et la Turquie qui déploient des moyens importants pour attirer les jeunes talents.

L’Europe, première région d’accueil pour les étudiants

D’après les chiffres de l’année 2020, l’Europe reste la première région du monde pour l’accueil des étudiants, devant l’Amérique du Nord et, toujours sur la base des statistiques de l’Unesco, l’Europe est également : « … la deuxième région d’origine des étudiants, devancée par l’Asie-Océanie. 48% des étudiants mobiles en Europe sont eux mêmes européens, 25% viennent d’Asie-Océanie, 13% d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, 7% du continent américain et 7% d’Afrique subsaharienne. »

L’Asie, première région d’origine des étudiants dans le monde

L’Asie contenant les pays les plus peuplés de la planète, les étudiants venus de ce continent sont aussi les plus nombreux dans le cadre de la mobilité internationale, Campus France précise : « Trois pays asiatiques – la Chine, l’Inde, le Vietnam – continuent d’être en tête des pays d’origine de la mobilité étudiante mondiale. Plus d’un million de Chinois partent étudier à l’étranger, soit près de deux fois plus que le nombre d’Indiens (520 000), et huit fois plus que les Vietnamiens (130 000). La France est aussi le 6e pays d’origine des étudiants internationaux, et le nombre de Français qui partent à l’étranger continue d’augmenter (+25% en cinq ans). »

share Partager

Etudier et travailler

Voyager sans décoller : le périple de quatre étudiants Erasmus décidés à éviter l’avion

Ils sont partis étudier en Erasmus en Allemagne, en Norvège, au Japon et en Suède. Ils ont fait le choix de ne pas prendre l’avion pour leur séjour académique, par conviction environnementale mais aussi par goût du voyage. Noé, Charlotte, Lucas et Julie racontent leur périple et les raisons de ce choix.

Etudier et travailler

Les universités renforcent leurs dispositifs pour encourager les départs à l’étranger

Plus de 50 % des étudiants qui partent en Erasmus viennent des universités. De nombreuses universités se mobilisent pour favoriser les départs à l’étranger. La création des alliances d’universités européennes en 2017 favorise aussi le développement de formations conçues sous le prisme de l’Europe.

Etudier et travailler

Nelly Fesseau (Erasmus+) : « L’ambition d’Erasmus+ reste la même : faire naître des citoyens européens »

Nelly Fesseau, directrice d’Erasmus+, revient sur les ambitions et les enjeux du programme à l’heure où les demandes de mobilité explosent.

Etudier et travailler

Guide gratuit à télécharger : Étudier à l’étranger

Partir étudier à l’étranger séduit chaque année de plus en plus de jeunes. Programme Erasmus, universités étrangères, doubles diplômes, campus internationaux, aides financières… les possibilités sont nombreuses, mais les démarches et les choix peuvent rapidement devenir complexes.

Etudier et travailler

Erasmus+ : quarante ans après, « l’engouement est toujours plus fort »

Que ce soit pour étudier, se former, enseigner ou faire un stage, le programme Erasmus+ est toujours plébiscité. Depuis sa création en 1987, plus de deux millions d’étudiants français ont effectué une mobilité Erasmus+. Pourquoi ce dispositif a-t-il été lancé ? Comment en bénéficier ? On fait le point.