Julie Marie
3 novembre 2023

Gestion immobilière : ces agences qui font du locatif ou de la conciergerie

Mettre un bien en location tout en résidant à l’autre bout du monde, c’est possible ? Oui, particulièrement depuis l’avènement des agences de gestion locatives et des conciergerie.

Lors d’un départ à l’étranger, une question se pose pour tous les propriétaires : que faire de son bien immobilier ? Alors que certains choisissent de vendre, d’autres, dans l’optique d’un futur retour en France ou dans la perspective d’un revenu complémentaire, décident de mettre leur maison ou appartement en location. Mais entre les éventuels travaux et les diverses formalités administratives, cette opportunité d’investissement peut virer au cauchemar lorsque plusieurs milliers de kilomètres séparent l’expatrié de son bien. Le plus simple reste alors de déléguer la gestion de cette résidence à une agence proposant des services de location.

Cette solution représente un gain de temps et un niveau de tranquillité qui séduit de nombreux propriétaires expatriés. L’agence s’occupe de toutes les démarches : trouver des locataires, effectuer l’état des lieux, organiser les visites et rédiger le bail locatif. Une fois l’appartement loué, l’agence peut aussi gérer les suivis de paiement des loyers, le décompte des charges, ou éventuellement les travaux à effectuer.

Les agences de gestion locative en ligne, l’idéal pour les expatriés

Toutefois, certaines agences de gestion locative sont plus à même de satisfaire une clientèle d’expatriés. Les agences en ligne, notamment, sont dimensionnées pour les Français de l’étranger. En effet, la distance n’est pas un problème pour ces agences digitales auprès desquelles il est possible de suivre la location et la gestion d’un bien via une plateforme web. De nombreux acteurs offrent ce genre de services. Parmi les plus connus se trouvent notamment Flatlooker, Kaliz, Clickandrent, Foncia ou encore Nexity.

Un tel confort a un coût. Celui-ci peut être plus ou moins élevé selon les frais de gestion proposés par l’agence. Le gestionnaire immobilier reçoit une rémunération calculée à partir du loyer charges comprises. En France, le pourcentage des honoraires de gestion locative est fixé librement par chaque professionnel. En moyenne, selon le groupe spécialisé dans la diffusion d’annonces immobilières SeLoger, ce pourcentage représente un taux entre 6 et 10% hors taxe des sommes encaissées annuellement. Sur douze mois, les honoraires de gestion locative représentent donc environ un mois de loyer. Cependant, les acteurs du marché de la gestion locative en ligne offrent souvent des tarifs plus compétitifs. L’agence Flatlooker par exemple propose des honoraires de gestion à 3,9 % des encaissements TTC.

Les conciergeries, spécialisées en location de courte durée

Un autre type de gestionnaire immobilier est en pleine expansion : les agences de conciergerie. Ce type d’agence existe depuis l’avènement des plateformes de location saisonnière en ligne du type Airbnb. Certaines se sont spécialisées en gestion immobilière pour les expatriés, comme Open Up ou encore Flat Expat. À l’instar d’une agence immobilière, ce type de professionnel peut se charger de toutes les fonctions requises entre deux locations, de la quête de locataires à la gestion de la location.

Il est difficile de déterminer une moyenne pour les frais de conciergerie, car ils varient en fonction de facteurs comme le type de propriété (une maison ou un appartement) ainsi que son emplacement. Les locations urbaines, notamment, ont tendance à avoir des frais de gestion moins élevés, car plus faciles d’accès et nécessitant généralement moins d’entretien que les locations de plage ou de montagne. Selon le site Eldorado-immobilier.com « la fourchette typique des frais de gestion d’une propriété de location de vacances se situe entre 15 et 40 % du revenu locatif mensuel ».

share Partager

Vie pratique

L'immersion totale est-elle encore possible à l'ère de la surconnexion ?

De nos jours, vivre à l’étranger implique généralement de garder un contact presque quotidien avec ses proches restés en France, il est possible de suivre des contenus français à distance et de se rapprocher de la communauté française locale en deux clics. Est-il encore possible de couper totalement le cordon avec la France et de plonger pleinement dans la culture locale de son pays d'accueil ? L'hyperconnexion empêche-t-elle l'intégration ? Ou bien faut-il justement cesser de valoriser une immersion totale à l'étranger ?

Vie pratique

Guide gratuit à télécharger : Éducation, scolariser ses enfants à l’étranger

Entre école française, établissement international, école locale ou enseignement à distance, la scolarisation des enfants est l’un des sujets les plus structurants pour les familles expatriées. Choix du système éducatif, apprentissage des langues, reconnaissance des diplômes, intégration culturelle ou encore perspective de retour en France : autant de critères qui rendent la décision complexe.

Vie pratique

Comment utiliser ses deux passeports, français et britannique, pour voyager

Vous venez d’être naturalisé et vous vous demandez quel document montrer à quel moment (entrée, sortie des territoires), entre le passeport britannique et français, notamment lorsque vous circulez entre le Royaume-Uni et la France ?

Vie pratique

CFE : la réforme devenue incontournable

Longtemps cantonnée à un rôle technique de continuité des droits, la Caisse des Français de l’étranger se retrouve désormais au cœur d’un débat politique majeur. Les Assises de la protection sociale, clôturées à l’automne 2025, ont mis en lumière ses fragilités structurelles, mais aussi les attentes considérables qui pèsent sur elle. Financement, gouvernance, relation aux assurés, élargissement des publics : la transformation de la CFE n’est plus une option, mais une condition de survie. Reste à savoir si les Assises permettront d’en être le véritable déclencheur.

Vie pratique

Assises de la protection sociale : que vont-elles réellement changer ?

Clôturées à l'automne 2025, les Assises de la protection sociale ont marqué une première : celle d'un État acceptant de traiter la protection sociale des Français de l'étranger comme un enjeu global et politique, et non plus comme une somme d'ajustements techniques. Cette vaste concertation a ouvert une séquence inédite. Reste désormais à savoir si elle débouchera sur des transformations concrètes.