Frédéric Laloux
16 février 2024

Étudier, travailler, entreprendre en Tanzanie

Avec le Rwanda, la Côte d’Ivoire, le Bénin et l’Éthiopie, la Tanzanie fait partie des « big five », ces cinq pays africains qui affichent la plus forte croissance du continent ces dernières années.

Étudier en Tanzanie

Le système d’enseignement supérieur tanzanien est composé d’universités publiques et privées, de collèges universitaires et d’instituts de formation professionnelle et technique. Le visa étudiant est disponible en ligne avant d’arriver. Sa durée de validité dépend de la durée du programme d’études et peut être prolongée si nécessaire. Le candidat doit être admis dans une université, un collège ou tout établissement d’enseignement agréé pour y prétendre. On compte treize universités en Tanzanie.

L’Université de Dar es Salaam est la plus ancienne et la plus grande du pays. Comme tous les établissements publics d’enseignement supérieur de Tanzanie, elle est semi-autonome et subventionnée par le gouvernement. Selon « Time Higher Education », organisme spécialisé dans l’enseignement supérieur, l’université de la Santé et des Sciences connexes de Muhimbili, en Tanzanie, est le troisième meilleur établissement du continent africain. Citons également l’université ouverte de Tanzanie, créée pour l’enseignement à distance en 1995. A cela s’ajoutent nombre d’établissements privés, notamment l’université Hubert-Kairuki-Memorial, qui abrite une faculté de médecine et de soins infirmiers, ou encore l’école française Arthur-Rimbaud à Dar es Salam, l’ancienne capitale du pays.

Quel visa pour travailler ?

Avant de vous établir en Tanzanie, vous devrez obtenir un permis de séjour. Il est délivré par les services de l’immigration. Le document a une validité d’un ou deux ans. Ce permis dit de classe B est destiné aux salariés étrangers ayant des compétences particulières et qui occupent un poste pour lequel il n’y a pas de travailleur approprié en Tanzanie. Ce visa est délivré pour un seul type d’emploi et une seule entreprise. Si le salarié est licencié ou s’il souhaite changer d’employeur, il doit obligatoirement quitter la Tanzanie et déposer une nouvelle demande en joignant une lettre de son ancien employeur ou une copie de la demande d’annulation du précédent permis de résident.

Ce visa de travail requiert généralement une autorisation de travail délivrée par le gouvernement tanzanien. Il existe aussi un visa d’affaires destiné aux personnes qui se rendent en Tanzanie pour des raisons professionnelles. La durée de validité de ce permis est de trois mois. Le visa de classe C est lui destiné aux bénévoles, étudiants ou chercheurs étrangers. Enfin, le « Dependent Pass » est le permis de séjour pour le conjoint et les enfants. Il ne donne pas le droit de travailler sur place.

Entreprendre dans un pays en pleine croissance

La première étape consiste à obtenir un permis de séjour de classe A, le visa exigé pour les investisseurs et entrepreneurs étrangers. Il vous faudra ensuite choisir quel type d’entité correspond le mieux à vos besoins. La législation tanzanienne prévoit un large éventail de statuts, mais les quatre principaux sont la société privée à responsabilité limitée (LLC), la société publique, la succursale et le bureau de représentation. La plupart des entreprises se constituent en LLC, ce qui leur octroie une plus grande liberté de travailler dans le pays selon des règles plus flexibles.

Les autorités tanzaniennes ont récemment ouvert davantage l’accès du pays aux entreprises étrangères, en particulier dans les technologies de l’information et de la communication (TIC), un secteur en plein essor. Le secteur de l’énergie est également en pleine croissance, la Tanzanie disposant d’un vaste potentiel d’énergie hydroélectrique et de gaz naturel. Reste que si le gouvernement souhaite attirer les investissements étrangers, créer sa société en Tanzanie c’est aussi se confronter à une corruption endémique. La réglementation du travail n’est par ailleurs pas encore suffisamment souple pour soutenir un marché dynamique.

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