Laetitia Dive
30 avril 2024

Le nombre d'étudiants internationaux accueillis en France a augmenté de 17% en cinq ans

Sixième pays d'accueil pour les étudiants internationaux en mobilité diplômante, la France a accueilli 412 087 étudiants étrangers dans ses établissements d'enseignement supérieur en 2022-2023. Un chiffre en augmentation de 3% par rapport à l'année précédente, sachant que Campus France vise les 500 000 étudiants internationaux accueillis en 2027.

« En 2022-2023, les étudiants étrangers étaient 412 087 à être inscrits dans l’enseignement supérieur français, en augmentation de 3% sur un an et de 17% sur cinq ans » : voilà ce qu’indique Campus France dans son édition 2024 des chiffres clés de la mobilité étudiante. Ce chiffre permet à la France de maintenir sa 6e place de pays d’accueil d’étudiants étrangers après les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie, l’Allemagne et le Canada.

Selon les données de Campus France, ces étudiants viennent en grande majorité étudier en région parisienne (140 000 en 2022). La région Auvergne-Rhône-Alpes est également très prisée (51 000 étudiants en 2022), suivie de l’Occitanie (36 000), du Grand Est (31 000) et des Hauts-de-France (30 000). C’est en Corse que l’on compte le moins d’étudiants étrangers (400).

Majorité d’étudiants africains et européens

Parmi les pays d’origine les plus représentés, on trouve le Maroc (45 000 étudiants en 2022-2023), l’Algérie (32 000) et la Chine (25 000). Dans le top 10, on trouve ensuite essentiellement des Européens et des ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne (Italiens, Espagnols, Ivoiriens, Sénégalais, Camerounais).

Entre 2017 et 2022, Campus France observe ainsi que le nombre d’étudiants venus d’Afrique subsaharienne a fait un bond de 34% tandis que le nombre d’Européens (UE) a augmenté de 24% sur la même période. Ils représentent respectivement 24% et 18% de la part totale du nombre d’étudiants venus faire leurs études en France sur l’année scolaire 2022-2023 tandis que les étudiants venus d’Afrique du Nord représentent 23% des effectifs totaux. « Le nombre d’étudiants ukrainiens accueillis a aussi doublé en un an (+111%), en lien avec la poursuite de la guerre », précise par ailleurs l’organisation.

Quid des Français en mobilité ?

La France arrive également à la 6e place comme pays d’origine des étudiants en mobilité internationale, avec 105 000 étudiants français partis en mobilité diplômante à l’étranger en 2021. Ce chiffre a progressé de 16% par rapport à 2016. Les Français choisissent surtout des destinations francophones ou proches de l’Hexagone : Belgique (19 000 étudiants français en 2021), Royaume-Uni (14 000), Canada (13 000), Suisse (12 000), Espagne (10 000).

« La France est également le 1er pays d’origine des étudiants et personnels en mobilité Erasmus+ avec près de 53 000 personnes parties en 2022, soit une augmentation de 36% en un an. Leurs destinations privilégiées sont l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie », note aussi Campus France.

share Partager

Etudier et travailler

Infirmiers : partir à l’étranger pour mieux vivre son métier

En France, le mal-être des soignants n'est plus un secret. Avec des salaires parmi les plus bas de l’OCDE (inférieurs de 10 % au salaire moyen national) et des conditions de travail dégradées, l'expatriation devient pour beaucoup une soupape de sécurité. Que ce soit en Europe ou vers des horizons plus lointains, les infirmiers français s'exportent pour retrouver le sens de leur mission.

Etudier et travailler

180 salariés, 80 villes, 0 bureau : la recette 100 % "digital nomad" de Swapcard

« Lors du séminaire au Portugal, il y avait près de la moitié des personnes que je n’avais jamais rencontrées physiquement, bien qu’on travaille ensemble depuis quatre ans » , raconte Godefroy Colas des Francs, 38 ans, fondateur de Swapcard. S’il s’en émeut, c’est parce que son entreprise a pris une forme peu banale : les 180 salariés sont dispersés dans une trentaine de pays. Une organisation entièrement en "full remote", devenue l’ADN même de cette entreprise française de l’événementiel digital.

Etudier et travailler

La « nouvelle guerre scolaire » gagne les établissements de l’étranger

Depuis quelques mois, parents et syndicats enseignants dénoncent des hausses des frais d’inscription dans les établissements français à l’étranger. En toile de fond, un débat plus large s’installe : celui de l’évolution du modèle de l’enseignement français à l’étranger, entre pilotage public historique et montée en puissance d’acteurs privés.

Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

Quels sont les meilleurs passeports du monde ?

Selon le dernier baromètre du cabinet de conseil britannique Henley & Partners, Singapour arrive à nouveau en tête du classement. La France recule légèrement, en raison surtout d’une méthodologie particulière.

Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

Bourses scolaires à l’étranger : c’est maintenant !

La campagne est désormais bien lancée. Les dates limites pour déposer un dossier d’aide varient en fonction de chaque consulat français dans le monde.