Le texte prévoit de reconnaître en France les formations médicales britanniques commencées avant le Brexit. Considérés comme des praticiens diplômés hors Union européenne (Padhue), ces diplômés doivent depuis refaire l’intégralité de leurs études ou passer par une « autorisation individuelle d’exercice », procédure longue et incertaine, les empêchant parfois de s’installer et d’exercer en France. Certains feraient même des allers-retours quasi quotidiens entre le Royaume-Uni et la France tandis que d’autres auraient renoncé à leur pratique.
Le député, représentant en autres les Français du Royaume-Uni, a expliqué que son texte visait à corriger une « situation injuste ». Sa proposition a été saluée par l’Association des médecins franco-britanniques, un groupe de médecins britanniques et français qui suivent actuellement une formation médicale ou ont déjà terminé leur formation médicale au Royaume-Uni durant l’ère post-Brexit.
Les parlementaires se sont félicités de ce premier vote, en rappelant que cela pourrait être une des solutions pour faire face aux déserts médicaux dans le pays, même si le texte ne concerne qu’une poignée de médecins au total, seules une centaine des 19,000 Padhues en France sont concernées.
La proposition de loi a été transmise au Sénat pour y être examinée avant son adoption définitive.






