Français à l'étranger
18 juillet 2018

Défendre les droits des francophones en Colombie-Britannique

Après Istanbul et Los Angeles, Christian Deron a choisi le Canada pour s’épanouir personnellement et professionnellement. Il coordonne depuis maintenant huit ans les relations gouvernementales de la Fédération des Francophones de la Colombie-Britannique et est respecté de tous les politiciens canadiens. Une grande réussite ! Pourquoi choisit-on de vivre au Canada? Pour Christian Deron, c’était […]

Après Istanbul et Los Angeles, Christian Deron a choisi le Canada pour s’épanouir personnellement et professionnellement. Il coordonne depuis maintenant huit ans les relations gouvernementales de la Fédération des Francophones de la Colombie-Britannique et est respecté de tous les politiciens canadiens. Une grande réussite !
Pourquoi choisit-on de vivre au Canada? Pour Christian Deron, c’était le meilleur des deux mondes. « On peut bénéficier ici d’influences européennes dans un environnement nord-américain, c’est ce qui m’a tout d’abord attiré », confie-t-il. Il faut dire que cet expert des relations publiques et gouvernementales a beaucoup bourlingué depuis son enfance. D’origine pied-noir et anglaise, élevé entre le Maroc et la France, et après avoir étudié à Istanbul et Los Angeles, il a fait un choix de cœur en venant s’installer au Canada il y a dix-huit ans.

Se constituer un réseau

Évidemment, les choses n’ont pas toujours été fidèles aux publicités un brin ronflantes « Bienvenue au Canada » que l’on peut voir un peu partout dans l’Hexagone. « J’ai connu des passages difficiles liés à des problèmes professionnels ou à des remises en question. Par exemple, avec du recul, je m’y serais sans doute pris autrement pour me constituer un réseautage informel. Il faut vraiment rencontrer toutes sortes de gens pour se voir ouvrir des portes et proposer des postes qui ne sont même pas affichés officiellement. Je suis maintenant connu dans mon corps de métier, mais si j’avais à repartir à zéro, je fréquenterais des Canadiens avant mon installation pour tisser de premiers contacts et être préparé à la culture et à la vision qu’on cultive ici. Et je me ferais épauler une fois arrivé par une association ou des mentors pour réaliser plus rapidement mes objectifs.

L’humain avant tout

Christian Deron avoue avoir beaucoup appris depuis qu’il vit au Canada. « Ce pays m’a apporté les notions de découverte de soi et de respect de l’autre. Ici, il est primordial de ne pas être blessant, quitte à ce que cela paraisse un peu hypocrite par moments, et on a un contact beaucoup plus facile avec les autres. Si j’écris par exemple à un ministre et sollicite une rencontre avec lui, je suis à peu près sûr de l’obtenir, ce qui serait impossible en France. Et oui, il est plus simple de trouver du travail ici qu’en France, notamment dans mon domaine. » Vu la feuille de route que s’est constituée Christian Deron au Canada, on peut facilement le croire.

share Partager

Actualités économiques

L’Italie relève la note pour les expatriés fortunés, sans renoncer à la flat-tax

Pilier de l’attractivité fiscale italienne pour les grandes fortunes étrangères, la flat tax sur les revenus perçus à l’étranger pourrait être portée à 300 000 euros par an dès 2026. Une réforme qui suscite de vifs débats sur l’avenir de ce dispositif. Décryptage avec un expert en fiscalité internationale.

Actualités économiques

Expatriés : cette assurance chômage que personne ou presque ne connaît

Le régime d’assurance-chômage des expatriés est un dispositif qui couvre tous les salariés travaillant à l’étranger hors détachement.

Actualités économiques

Genève, toujours la ville la plus chère au monde pour les expatriés

On s’en doutait mais le classement annuel d’EuroCost le confirme, la grande ville des bords du lac Léman arrive en tête devant Londres en terme de coût de la vie pour les étrangers.

Actualités économiques

Fuite des cerveaux : comment la Nouvelle-Zélande veut attirer les expatriés

Plombé par une démographie en berne, le gouvernement néo-zélandais compte sur un assouplissement des règles d’entrée dans le pays pour séduire des travailleurs étrangers qualifiés afin de pallier les départs massifs de ses habitants vers l’Australie.

Actualités économiques

Et si le Mercosur n’était finalement pas un si mauvais « deal » ?

Vilipendé de ce côté-ci de l’Atlantique par de nombreux agriculteurs en colère, le traité de libre-échange entre l’Union européenne et l’Amérique du Sud est en revanche applaudi au Brésil, où les Français expatriés y voient une mine d’opportunités.