Nathalie Laville
3 mars 2019

Un parrainage en Bolivie, une belle aventure

Les ONG qui financent des projets d’investissement ou de développement sont légion. Ina, une expatriée française, a choisi de soutenir Vision du Monde en parrainant une petite fille dans un programme bolivien. Ina aurait presque l’expatriation dans le sang ! Partie très jeune, avec mari et enfant, de la Roumanie pour la France, elle a […]

Les ONG qui financent des projets d’investissement ou de développement sont légion. Ina, une expatriée française, a choisi de soutenir Vision du Monde en parrainant une petite fille dans un programme bolivien.

Ina aurait presque l’expatriation dans le sang ! Partie très jeune, avec mari et enfant, de la Roumanie pour la France, elle a choisi de vivre durant de nombreuses années à Paris et de devenir française. Puis elle a opté pour un travail qui lui permettait de vivre la moitié de l’année en Turquie. Aujourd’hui, elle travaille soit de Paris, soit d’Istanbul… soit pour quelques semaines de l’un des lieux qu’elle a choisi de découvrir !

«Je me sens citoyenne du monde, explique Ina. Je n’ai plus l’impression d’avoir de racines. Je ressens l’envie de vivre avec le monde entier ! Quand on vit à l’étranger, on est conscient de ses privilèges. J’avais envie de parrainer un enfant pour rendre un peu de tout ce dont je bénéficie ici, en Europe. »  C’est donc en 2012 qu’elle choisi de soutenir la scolarité d’Yaritza en versant chaque mois une petite somme d’argent, 25 €. « Nous développons nos programmes autour de 3 axes principaux : la santé, l’éducation et le droit des enfants », explique le responsable du programme de Vision du Monde en Bolivie.

En Amérique latine, ce sont 14 pays qui sont concernés par ces programmes, soit quelque 10 millions de personnes dont 700 000 enfants ! L’objectif principal est de faire en sorte que la population s’approprie le projet en y participant d’une manière ou d’une autre. « Par exemple, quand nous équipons des maisons de toilettes, nous fournissons une partie des matériaux, les entreprises sont sollicitées pour compléter ces matériaux, et les gens qui bénéficient du projet fournissent la main-d’œuvre. Ils sont aussi formés pour qu’ils puissent eux-mêmes monter un dossier et le présenter aux entreprises pour leur demander des aides. Nous voulons qu’ils soient le plus autonomes possibles pour pérenniser les programmes. Nous travaillons en outre toujours en accord avec les autorités, qu’elles soient locales ou nationales ».

Au cœur des projets : l’apprentissage des droits 

La France finance 2 progammes en Bolivie, sur 26 programmes au total. Cela permet de parainner pas moins de 4 787 enfants ! Les enfants choisis sont issus des familles les plus vulnérables, par exemple parce que les parents sont de jeunes mineurs, ou parce que la maman est seule. A Monteagudo, ville proche de la communauté de vie de Yaritza, 6 personnes travaillent sur les programmes français. Ils mettent l’accent sur le droit des enfants. « Nous voulons que les enfants soient conscients de leurs droits : d’avoir accès à l’école, aux soins, de ne pas subir de violences…, explique le responsable. Notre objectif est aussi de transmettre des compétences en formant des volontaires dans les villages qui participent à nos programmes. Nous travaillons sur la conscientisation des personnes, nous permettons aussi aux parents d’être formés à certains métiers pour qu’ils améliorent leurs revenus, pour qu’ils apprennent également à résoudre les conflits pacifiquement… »

Tout le monde est gagnant avec ce type de projet, de l’enfant à toute une communauté, sans oublier les parains et maraines qui eux aussi connaissent de vrais moments de bonheur et de partage en allant à leur rencontre… Et sans oublier les volontaires, car Vision du Monde, comme toutes les ONG, accueille régulièrement sur le terrain des jeunes volontaires pour travailler sur leurs programmes !

 

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