Français à l'étranger
11 juin 2019

Etats-Unis : le contenu des réseaux sociaux pris en compte pour l’obtention des visas

Plusieurs mesures censées renforcer la sécurité des Etats-Unis et prévues depuis plus d’un an, viennent d’être mises en application. Désormais, lors d’une demande sur internet d’un visa migrant ou non immigrant et quel que soit le pays d’origine du demandeur, il faudra renseigner l’ensemble des comptes de réseaux sociaux fréquentés lors des cinq dernières années, ainsi que […]

Plusieurs mesures censées renforcer la sécurité des Etats-Unis et prévues depuis plus d’un an, viennent d’être mises en application. Désormais, lors d’une demande sur internet d’un visa migrant ou non immigrant et quel que soit le pays d’origine du demandeur, il faudra renseigner l’ensemble des comptes de réseaux sociaux fréquentés lors des cinq dernières années, ainsi que les identifiants utilisés pour chacun. Sont concernés : Facebook, Twitter, Instagram, YouTube, LinkedIn, Reddit, Tumblr et Flickr, les deux réseaux chinois Sina Weibo et Tencent Weibo, ainsi que Vkontakte  (réseau russe). Toute fraude ou dissimulation pourra entraîner une invalidation de la demande de visa. Les demandeurs devront également indiquer leurs derniers déplacements à l’étranger, leur statut d’expulsion et si des membres de leur famille ont été impliqués dans des activités terroristes au cours des 5 dernières années.

Pour l’instant les voyageurs de 35 pays, dont la France, (l’Allemagne, l’Italie, la Grèce, le Japon,  Singapour, etc.), désirant entrer et résider sur le territoire américain pour une durée de moins de 90 jours,  ont droit à une réponse facultative quant aux renseignements liés “à la présence en ligne”, ainsi qu’aux identifiants sur les “médias sociaux“ quand ils font leur demande via le Système électronique d’autorisation de voyage (ESTA). Par contre, pour une demande de visa dépassant cette durée (90 jours), tout ressortissant français devra révéler ses différents comptes de réseaux sociaux lors de sa demande.

Certaines ONG américaines de défense de droits civiques et des libertés individuelles s’insurgent contre ces procédés et disent craindre des restrictions à la liberté d’expression ainsi que des risques de discriminations.

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