Français à l'étranger
12 décembre 2020

Le sésame pour voyager en toute tranquillité

La carte européenne d'assurance maladie vous permet de bénéficier d'une prise en charge pour les soins de santé médicalement nécessaires survenus à l'occasion de séjours temporaires dans l'Union européenne, en Norvège, au Liechtenstein, en Islande ou en Suisse.

Plus de 200 millions d’européens possèdent une carte européenne d’assurance maladie, soit environ 40 % de la population. Les formalités à accomplir dans le pays de séjour diffèrent d’un État à l’autre.

La carte est valable quelle que soit la nature du séjour (vacances,  déplacement professionnel, séjours linguistiques, etc.) ou la qualité du titulaire de la carte (travailleur, pensionné, chômeur, étudiant, etc.). Délivrée gratuitement, la CEAM est individuelle et nominative : chaque personne de la famille doit avoir sa propre carte, même les enfants. Les cartes délivrées par la France sont valables deux ans. Si la carte ne peut pas être délivrée avant votre départ (car demandée trop tardivement), un certificat provisoire de remplacement (CPR) valable 3 mois vous sera remis. Sont concernés, tous les ressortissants de l’Union européenne, ou de la Norvège, de l’Islande, du Liechtenstein ou de la Suisse ; ou d’un autre État (dans ce dernier cas, ces dispositions ne sont pas applicables pour un séjour au Danemark, en Norvège, en Islande, au Liechtenstein ou en Suisse). Attention ! Si vous changez de pays de résidence habituelle, c’est à dire si vous vous expatriez pour de bons, vous devrez utiliser le formulaire S1, et non la carte européenne d’assurance maladie, pour vous inscrire afin de bénéficier de soins médicaux dans votre nouveau pays de résidence. Une application pour smartphone CEAM fournit des informations sur la carte, sur les numéros d’appel d’urgence, les traitements et les coûts couverts, la procédure à suivre pour obtenir un remboursement et le service à contacter en cas de perte de la carte. Vous trouverez également des informations supplémentaires sur la procédure à suivre pour faire une demande de CEAM en ligne et sur les hôpitaux et les médecins qui acceptent cette carte. L’application est disponible en 25 langues, avec la possibilité de passer d’une langue à l’autre, mais ne remplace pas la carte.

À quoi sert la CEAM ?

Elle garantit un accès direct au système de santé public dans le pays de séjour, sans démarche préalable auprès de l’institution locale. Les prestations sont servies sur présentation de la carte dans les mêmes conditions (modalités, tarifs) que pour les assurés du pays de séjour. Avec ce document, vous pouvez prétendre aux prestations pour des soins médicalement nécessaires pendant votre séjour. Vous n’êtes donc pas contraint de rejoindre, avant la fin prévue de votre séjour, votre État de résidence habituel pour y recevoir le traitement nécessaire. La CEAM couvre également les maladies chroniques ou préexistantes ainsi que la grossesse et l’accouchement, si le but du séjour à l’étranger n’est pas de bénéficier de soins. En effet, la CEAM n’est pas valable si vous partez dans le but de vous faire soigner. Il s’agirait là de soins communément qualifiés de «programmés». Elle ne se substitue pas à une assurance voyage privée (sauvetage, rapatriement). Si vous n’avez pas demandé le remboursement de vos frais médicaux lors de votre séjour, vous pouvez présenter les factures et les justificatifs de paiement à votre caisse d’affiliation à votre retour en France. En pratique, présentez votre CEAM ou le certificat provisoire de remplacement au prestataire de soins que vous consultez dans le pays de séjour. La CEAM doit être demandée auprès de la caisse dont vous relevez pour l’assurance maladie. Si vous êtes affilié au régime général, la demande peut se faire par internet via votre compte ameli, par téléphone au 36 46 depuis la France ou au +33 811 70 3646 depuis l’étranger, par l’application mobile Ameli pour iOS ou Android ou sur place dans votre caisse primaire. Si vous êtes étudiant, adressez-vous à votre mutuelle étudiante, ou à votre caisse de rattachement.

share Partager

Vie pratique

L'immersion totale est-elle encore possible à l'ère de la surconnexion ?

De nos jours, vivre à l’étranger implique généralement de garder un contact presque quotidien avec ses proches restés en France, il est possible de suivre des contenus français à distance et de se rapprocher de la communauté française locale en deux clics. Est-il encore possible de couper totalement le cordon avec la France et de plonger pleinement dans la culture locale de son pays d'accueil ? L'hyperconnexion empêche-t-elle l'intégration ? Ou bien faut-il justement cesser de valoriser une immersion totale à l'étranger ?

Vie pratique

Guide gratuit à télécharger : Éducation, scolariser ses enfants à l’étranger

Entre école française, établissement international, école locale ou enseignement à distance, la scolarisation des enfants est l’un des sujets les plus structurants pour les familles expatriées. Choix du système éducatif, apprentissage des langues, reconnaissance des diplômes, intégration culturelle ou encore perspective de retour en France : autant de critères qui rendent la décision complexe.

Vie pratique

Comment utiliser ses deux passeports, français et britannique, pour voyager

Vous venez d’être naturalisé et vous vous demandez quel document montrer à quel moment (entrée, sortie des territoires), entre le passeport britannique et français, notamment lorsque vous circulez entre le Royaume-Uni et la France ?

Vie pratique

CFE : la réforme devenue incontournable

Longtemps cantonnée à un rôle technique de continuité des droits, la Caisse des Français de l’étranger se retrouve désormais au cœur d’un débat politique majeur. Les Assises de la protection sociale, clôturées à l’automne 2025, ont mis en lumière ses fragilités structurelles, mais aussi les attentes considérables qui pèsent sur elle. Financement, gouvernance, relation aux assurés, élargissement des publics : la transformation de la CFE n’est plus une option, mais une condition de survie. Reste à savoir si les Assises permettront d’en être le véritable déclencheur.

Vie pratique

Assises de la protection sociale : que vont-elles réellement changer ?

Clôturées à l'automne 2025, les Assises de la protection sociale ont marqué une première : celle d'un État acceptant de traiter la protection sociale des Français de l'étranger comme un enjeu global et politique, et non plus comme une somme d'ajustements techniques. Cette vaste concertation a ouvert une séquence inédite. Reste désormais à savoir si elle débouchera sur des transformations concrètes.