Français à l'étranger
4 mars 2022

Mlf : « Il faut développer de nouveaux partenariats »

A peine arrivé et déjà dans le grand bain ! Nommé directeur général de la Mission laïque française mi-janvier, Jean-Marc Merriaux a eu à peine le temps de déballer ses cartons. Entre la crise du Covid-19 et l’objectif « Cap 2030 » qui vise à doubler le nombre d’élèves dans les lycées français à l’étranger, il n’a pas chômé. Cet avenir passera, dit-il, par de nouvelles formes de partenariats inédites.

Il y d’abord eu la fin de la crise du Covid-19, que Jean-Marc Merriaux a vécue de l’intérieur, étant alors directeur du numérique au ministère de l’Éducation : « D’après l’ensemble des acteurs de la communauté éducative, résume-t-il, que ce soient les parents d’élèves, les chefs d’établissement ou les enseignants qui ont été amenés aussi à assurer ces cours en distanciel, on a plutôt à un satisfecit au vu de la façon dont la Mission laïque française a géré cette crise. Cela nous a permis aussi de mettre en avant l’ensemble de la culture numérique déjà présente au sein de l’association. » Jean-Marc Merriaux connaît d’ailleurs bien le sujet de par ses précédentes fonctions qui l’ont amené à accompagner la Mlf sur les enjeux du digital. « Aujourd’hui, témoigne-t-il, la Mission laïque française est devenue une association innovante qui a la capacité de pouvoir vraiment s’adapter aux situations les plus extrêmes. On est armés et cela a permis d’avancer sur un dispositif qui me tient particulièrement à cœur, à savoir tout ce qui est en lien avec la collaboration. » Selon M. Merriaux en effet, les établissements qui s’en sont le mieux sortis pendant la pandémie sont ceux dont les équipes pédagogiques avaient mis en place des dispositifs qui garantissaient la collaboration entre eux. Or, la Mlf a mis en place très tôt des communautés d’apprentissage métiers sur le Forum pédagogique, sa plateforme numérique afin d’assurer cet aspect collaboratif de sa mission pour qu’il puisse fonctionner et permettre à tous d’échanger de bonnes pratiques. « On voit bien que cette culture du collaboratif est vraiment un point très fort de la Mission laïque française », insiste M. Merriaux. Ainsi, au 30 juin 2021, c’est près de 3 000 personnels qui étaient inscrits sur la plateforme (pour 33 390 inscriptions à des formation) soit près de 74% des personnels du réseau Mlf monde.

Visite du directeur général, Lycée international Jean Mermoz Abidjan, 31 janvier 2022

Visite du directeur général, Lycée international Jean Mermoz Abidjan, 31 janvier 2022

Opérateurs locaux

L’association a désormais les yeux fixés vers le «Cap 2030» fixé par le chef de l’État, à savoir l’objectif de doubler les effectifs des lycées français à l’étranger d’ici huit ans. « On va y prendre toute notre part, assure M. Merriaux. C’est une perspective ambitieuse. L’objectif pour nous va être de penser de nouvelles formes de partenariats. Car ce n’est pas seulement en créant des établissements que nous allons relever ce défi-là, mais en nous appuyant surtout sur des opérateurs locaux très forts. » Et de citer le cas de l’Égypte où la Mlf travaille main dans la main avec des acteurs économiques qui ont choisi de prendre le risque de construire un bâtiment pour ouvrir une école française. Ils ont confié à la Mission laïque française un mandat de gestion totale, à la fois sur la dimension financière et pédagogique de l’établissement. « C’est vraiment cette dimension-là que l’on cherche à mettre en place, plaide M. Merriaux, construire de nouvelles formes de partenariats avec de nouveaux acteurs en s’appuyant sur les réseaux locaux. Notre approche est d’identifier des zones de développement fortes et d’enrôler dans nos équipes des développeurs en capacité d’accompagner ces projets. » L’Égypte fait partie d’un territoire aujourd’hui intéressant pour l’association car elle y est déjà implantée et y constate une dynamique très importante. Au-delà de ces nouveaux types de partenariats, la Mission laïque française cherche aussi à faire évoluer certains modèles existants, explique M. Merriaux : « Nous regardons notamment vers le Maroc, à travers l’OSUI (Office scolaire universitaire international), un réseau essentiellement constitué d’établissements en pleine responsabilité. » En Afrique subsaharienne, la Mlf essaie enfin de lancer de nouvelles initiatives depuis sa «pointe avancée» d’Abidjan avec une approche de développement en Côte d’Ivoire mais aussi au Gabon.

share Partager

Etudier et travailler

Infirmiers : partir à l’étranger pour mieux vivre son métier

En France, le mal-être des soignants n'est plus un secret. Avec des salaires parmi les plus bas de l’OCDE (inférieurs de 10 % au salaire moyen national) et des conditions de travail dégradées, l'expatriation devient pour beaucoup une soupape de sécurité. Que ce soit en Europe ou vers des horizons plus lointains, les infirmiers français s'exportent pour retrouver le sens de leur mission.

Etudier et travailler

180 salariés, 80 villes, 0 bureau : la recette 100 % "digital nomad" de Swapcard

« Lors du séminaire au Portugal, il y avait près de la moitié des personnes que je n’avais jamais rencontrées physiquement, bien qu’on travaille ensemble depuis quatre ans » , raconte Godefroy Colas des Francs, 38 ans, fondateur de Swapcard. S’il s’en émeut, c’est parce que son entreprise a pris une forme peu banale : les 180 salariés sont dispersés dans une trentaine de pays. Une organisation entièrement en "full remote", devenue l’ADN même de cette entreprise française de l’événementiel digital.

Etudier et travailler

La « nouvelle guerre scolaire » gagne les établissements de l’étranger

Depuis quelques mois, parents et syndicats enseignants dénoncent des hausses des frais d’inscription dans les établissements français à l’étranger. En toile de fond, un débat plus large s’installe : celui de l’évolution du modèle de l’enseignement français à l’étranger, entre pilotage public historique et montée en puissance d’acteurs privés.

Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

Quels sont les meilleurs passeports du monde ?

Selon le dernier baromètre du cabinet de conseil britannique Henley & Partners, Singapour arrive à nouveau en tête du classement. La France recule légèrement, en raison surtout d’une méthodologie particulière.

Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

Bourses scolaires à l’étranger : c’est maintenant !

La campagne est désormais bien lancée. Les dates limites pour déposer un dossier d’aide varient en fonction de chaque consulat français dans le monde.