Fanny Lardillier
21 avril 2022

Myriam Mahias, gestionnaire des communications chez Startup Montréal

Myriam Mahias souhaitait rester trois mois dans la métropole québécoise, cela fait presque douze ans qu’elle habite ici ! Désormais gestionnaire des communications chez Startup Montréal, elle cherche à faire rayonner l’écosystème florissant des start-up montréalaises.

Français de l’étranger (F.A.E) : Qu’est-ce qui vous a amené à vous installer à Montréal ?

Myrian Mahias (M.M.) : J’ai fait mes études à Rennes et à Lille. J’avais pour objectif de me rendre à Vancouver pour les Jeux olympiques (en 2010, Ndlr), car j’ai une formation dans l’événementiel sportif. Lorsque j’ai enfin pu le faire, cela a été une merveilleuse expérience. Après cela, j’ai atterri à Montréal un peu par hasard. Mon projet initial était de rester trois mois, mais cela fait maintenant douze ans que je suis ici. J’ai adoré le ressenti de cette ville. Bien que j’aie déjà voyagé un peu avant, j’ai senti que c’était ici que j’allais poser mes valises, et je ne regrette pas du tout cette décision aujourd’hui. En arrivant ici, je retrouvais un côté français, en tout cas plus européen par rapport à Vancouver. Mais également le côté nord-américain, très respectueux, flexible, avec beaucoup de diplomatie dans les échanges, ce que je trouve intéressant à la fois personnellement et professionnellement. Au fur et à mesure, cette mentalité a continué à alimenter mon envie de rester. C’est aussi l’aspect culturel de la ville qui m’a attiré : les festivals, la culture québécoise, la musique et le théâtre.

F.A.E : Au niveau professionnel, quel a été votre parcours ?

M.M. : À mon arrivée, j’ai continué pendant un certain temps à travailler dans le domaine sportif. J’ai commencé à la fédération de la montagne et de l’escalade en tant que chargée de communication. C’était une première porte à pousser. Ce fut une très belle opportunité, toutefois les démarches d’immigration ont été assez laborieuses, parfois décourageantes. Il fallait prouver que je méritais ma place et que je ne prenais celle de personne. Il m’a fallu de nombreux efforts avant d’obtenir la résidence permanente. Au bout de deux ans et demi dans le domaine sportif, j’ai voulu changer de milieu, pour ne pas m’y sentir «emprisonnée» et acquérir une nouvelle expérience. Je me suis ensuite orientée vers les campagnes de financement et la communication. Puis j’ai touché au domaine caritatif, au monde de la banque, aux technologies de l’information et je travaille désormais avec des start-up. Ce virage a été assez facile à effectuer, et c’est un peu l’avantage du Canada et de Montréal : on peut aisément se diversifier.

F.A.E : Comment êtes-vous arrivée chez Startup Montréal? 

M.M. : J’étais dans les technologies d’informations et ce poste était assez proche de ce que je faisais, cela s’est donc fait naturellement. Le but de Startup Montréal est de réunir tout un écosystème, de répondre à des besoins non comblés et de collaborer avec tous les acteurs qui existent dans cet écosystème montréalais. Nous cherchons à faire rayonner nos partenaires ainsi que les entrepreneurs.

F.A.E : Quel est votre rôle au sein de l’entreprise  ?

M.M. : Je suis gestionnaire en communication. Nous sommes une équipe de sept personnes, très soudée. Nous mettons en place des événements de collaboration et de connexion entre les entrepreneurs et le milieu d’affaires. Nous avons vraiment ce rôle de «connecteur». L’idée est d’informer, de parler de ce qui se fait, de faire rayonner les acteurs. Nous cherchons aussi à opérer des partenariats, notamment à l’international pour les jeunes entrepreneurs.

F.A.E : Qu’est-ce qui vous plaît dans ce travail ? 

M.M. : Travailler dans le milieu des start-up est très intéressant, car il y a un réel impact, ces entrepreneurs apportent des solutions à des problématiques, ils innovent là où un secteur traditionnel pourrait avoir moins d’influence. Et puis une start-up évolue très rapidement, le rythme est plaisant et nous sommes en perpétuelle adaptation. Par ailleurs l’équipe qui m’entoure depuis plus d’un an est bienveillante et les gens avec qui je travaille me permettent de m’épanouir.

> Lien utile

Startup Montréal : https://startupmontreal.com

share Partager

Etudier et travailler

Infirmiers : partir à l’étranger pour mieux vivre son métier

En France, le mal-être des soignants n'est plus un secret. Avec des salaires parmi les plus bas de l’OCDE (inférieurs de 10 % au salaire moyen national) et des conditions de travail dégradées, l'expatriation devient pour beaucoup une soupape de sécurité. Que ce soit en Europe ou vers des horizons plus lointains, les infirmiers français s'exportent pour retrouver le sens de leur mission.

Etudier et travailler

180 salariés, 80 villes, 0 bureau : la recette 100 % "digital nomad" de Swapcard

« Lors du séminaire au Portugal, il y avait près de la moitié des personnes que je n’avais jamais rencontrées physiquement, bien qu’on travaille ensemble depuis quatre ans » , raconte Godefroy Colas des Francs, 38 ans, fondateur de Swapcard. S’il s’en émeut, c’est parce que son entreprise a pris une forme peu banale : les 180 salariés sont dispersés dans une trentaine de pays. Une organisation entièrement en "full remote", devenue l’ADN même de cette entreprise française de l’événementiel digital.

Etudier et travailler

La « nouvelle guerre scolaire » gagne les établissements de l’étranger

Depuis quelques mois, parents et syndicats enseignants dénoncent des hausses des frais d’inscription dans les établissements français à l’étranger. En toile de fond, un débat plus large s’installe : celui de l’évolution du modèle de l’enseignement français à l’étranger, entre pilotage public historique et montée en puissance d’acteurs privés.

Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

Quels sont les meilleurs passeports du monde ?

Selon le dernier baromètre du cabinet de conseil britannique Henley & Partners, Singapour arrive à nouveau en tête du classement. La France recule légèrement, en raison surtout d’une méthodologie particulière.

Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

Bourses scolaires à l’étranger : c’est maintenant !

La campagne est désormais bien lancée. Les dates limites pour déposer un dossier d’aide varient en fonction de chaque consulat français dans le monde.