Didier Bras
27 avril 2022

Les secteurs qui recrutent au Québec : santé et services sociaux

Ces métiers font partie des plus recherchés dans le monde et le Québec n'échappe évidemment pas à la règle. Ils recèlent également une très grande diversité de carrières, avec des accès à l'emploi assurés.

La pandémie les a remis à l’honneur, comme une piqûre de rappel sur ce qui importe vraiment si l’on en croit l’adage populaire : la santé. Et la sagesse enjoint d’y ajouter une autre vertu : la solidarité. Car aux côtés des infirmières et des médecins que l’on identifie immédiatement, c’est une immense diversité de métiers qui exerce autour de ces valeurs, contribuant à maintenir cet équilibre sanitaire, qu’il soit physique ou mental. Ici, les besoins sont tels que le gouvernement du Québec n’hésite pas à évoquer plus d’une centaine de professions ouvertes aux candidatures. Une chose est sûre, la majorité d’entre elles permettent d’accéder aisément à l’emploi.

Les postes se trouvent aussi bien dans le réseau public que dans le privé. Le système de santé et de services sociaux québécois emploie à lui seul près de 10% de la main-d’œuvre active de la province. Parmi les établissements de santé on trouve notamment 34 établissements publics ; plus de 50 établissements d’hébergement privés offrant des soins de longue durée ; plus de 3 000 organismes communautaires, et près de 2.000 cliniques et cabinets privés de médecine. Le système de santé et de services sociaux québécois repose sur un ensemble d’organismes et d’établissements qui ont chacun leur spécificité, comme par exemple :

– Les centres hospitaliers : ils dispensent des soins médicaux généraux et spécialisés  dans les secteurs de la santé physique ou de la santé mentale.

– Les centres de réadaptation : destinés aux personnes souffrant d’une déficience physique ou intellectuelle, des difficultés d’ordre comportemental, psychosocial, familial, ou des problématiques d’addiction.

– Les centres d’hébergement et de soins de longue durée : ils offrent, de façon permanente ou temporaire, des services d’hébergement, d’assistance, de soutien aux adultes en perte d’autonomie fonctionnelle ou psychosociale. Ils proposent aussi des services psychosociaux, infirmiers, pharmaceutiques, médicaux et de réadaptation.

– Les centres locaux de services communautaires : ils assurent des services de santé et des services sociaux de première ligne dans leurs points de services, mais aussi à l’école, au travail et à domicile.

> Pour en savoir plus

https://avenirensante.gouv.qc.ca/taux-de-placement

Quelles professions ?

Le ministère de la Santé et des Services sociaux québécois a recensé 45 professions qui font partie des plus recherchées, liste cependant non exhaustives (voir, plus bas, le lien «autres carrières»). Les formations qui conduisent à ces métiers sont accessibles à partir de différents niveaux qui vont du secondaire (au Québec ce niveau d’étude va de la classe de sixième jusqu’à la seconde), au niveau collégial 1 et 2 (correspondant à la première et à la terminale françaises) et jusqu’au niveau universitaire (pour rappel, le baccalauréat québécois correspond au niveau licence).

Important : l’Arrangement de reconnaissance mutuelle (ARM) entre le Québec et la France permet la reconnaissance des qualifications professionnelles afin de faciliter et accélérer l’obtention d’une aptitude légale d’exercer une profession ou un métier réglementés sur les deux territoires. De nombreux métiers de santé sont concernés par cet ARM. La liste complète des professions est disponible sur le site quebec.ca.

Exemples de postes recherchés par le Québec

Nota : le masculin est ici employé par commodité d’usage.

– Accès niveau secondaire : secrétaire médical (postes en centre hospitalier), assistant technique en pharmacie (centre hospitalier, centre d’hébergement et de soins de longue durée), auxiliaire aux services de santé et sociaux (centres locaux de services communautaires), préposé aux bénéficiaires (centre hospitalier, centre de réadaptation, centre d’hébergement et de soins de longue durée), préposé en retraitement des dispositifs médicaux (centre hospitalier)…

– Accès niveau collégial : infirmier (postes dans toutes structures), technicien en diététique (centre hospitalier, centre d’hébergement et de soins de longue durée), technicien en orthèse-prothèse (centre de réadaptation), inhalothérapeute (centre hospitalier, centre d’hébergement et de soins de longue durée), technicien en génie biomédical (centre hospitalier), cytologiste (centre hospitalier).

– Accès niveau universitaire : audiologiste (postes en centre hospitalier, centre de réadaptation, centres d’hébergement et de soins de longue durée), ergothérapeute (centre hospitalier, centre de réadaptation, centres d’hébergement et de soins de longue durée), infirmiers praticiens spécialisés (centre hospitalier), ingénieur biomédical (centre hospitalier), kinésiologue (centre hospitalier, centre de réadaptation, centres d’hébergement et de soins de longue durée), pharmacien d’établissement (centre hospitalier, centres d’hébergement et de soins de longue durée)…

> Pour en savoir plus

https://avenirensante.gouv.qc.ca/carrieres

https://avenirensante.gouv.qc.ca/autres-carrieres

Salaires

Repère :1 dollar canadien = env. 0,70 euro

Secrétaire médical :  22,36 à 25 $/heure – assistant technique en pharmacie : 21,89 à 23,35 $/h –  auxiliaire aux services de santé et sociaux : 25,63 à 25,63 $/h –  infirmier : 25,81 à 41,39 $/h –  technicien en diététique :  24,21 à 32,32 $/h – technicien en orthèse-prothèse : 24,36 à 33,95 $/h –  inhalothérapeute : 25,39 à 39,40 $/h – cytologiste : 24,78 à 35,67 $/h – audiologiste : – 27,46 à 50,39 $/h – ergothérapeute : 27,46 à 50,39 $/h – kinésiologue : 22,22 à 43,49 $/h – pharmacien d’établissement :  43,93 à 55,47 $/h.

> Sources

https://avenirensante.gouv.qc.ca

Conditions de travail

Les professions en lien avec la santé et les services sociaux nécessitent évidemment d’assurer un service constant aux usagers et, au Québec comme en France, les plannings de travail sont établis en tenant compte de cette contrainte. En ce qui concerne les emplois régis par le gouvernement du Québec, les salariés qui travaillent à temps complet (pour rappel, la durée hebdomadaire de travail au Québec est de 40 heures) peuvent bénéficier de 20 jours de vacances, 13 jours de congés fériés, 9,6 jours de congé-maladie. En cas d’heures supplémentaires, celles-ci sont sujettes à une rémunération majorée et à différentes primes (de soirée, de nuit ou de fin de semaine). Dans certains milieux, les heures supplémentaires peuvent également  être compensées en heures de congé si l’employé le désire. En ce qui concerne le travail le week-end, le rythme est souvent d’un week-end travaillé sur deux, mais plusieurs établissements fonctionnent plutôt sur la base d’un week-end sur trois. Point important, selon une règle de la convention collective en vigueur dans ce secteur :  les salariés doivent être informés de leurs horaires de travail un mois à l’avance.

Comment trouver son emploi

  • Recrutement Santé Québec est le recruteur officiel du ministère de la Santé et des Services sociaux pour les professionnels de la santé et des services sociaux ayant obtenu un diplôme hors du Canada. Il offre aussi des services-conseils à l’attention des nouveaux arrivants établis au Québec et désirant travailler dans le réseau de la santé et des services sociaux et organise à ce titre des journées de recrutement
  • Site du gouvernement avec recherche par régions administratives du Québec
  • Le site Portail Santé Montréal permet d’avoir une vision des besoins dans le réseau de la santé et des services sociaux.
  • Enfin, le site du  ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec offre de l’information générale sur l’emploi au Québec, en fonction des statuts d’immigration.

share Partager

Etudier et travailler

Infirmiers : partir à l’étranger pour mieux vivre son métier

En France, le mal-être des soignants n'est plus un secret. Avec des salaires parmi les plus bas de l’OCDE (inférieurs de 10 % au salaire moyen national) et des conditions de travail dégradées, l'expatriation devient pour beaucoup une soupape de sécurité. Que ce soit en Europe ou vers des horizons plus lointains, les infirmiers français s'exportent pour retrouver le sens de leur mission.

Etudier et travailler

180 salariés, 80 villes, 0 bureau : la recette 100 % "digital nomad" de Swapcard

« Lors du séminaire au Portugal, il y avait près de la moitié des personnes que je n’avais jamais rencontrées physiquement, bien qu’on travaille ensemble depuis quatre ans » , raconte Godefroy Colas des Francs, 38 ans, fondateur de Swapcard. S’il s’en émeut, c’est parce que son entreprise a pris une forme peu banale : les 180 salariés sont dispersés dans une trentaine de pays. Une organisation entièrement en "full remote", devenue l’ADN même de cette entreprise française de l’événementiel digital.

Etudier et travailler

La « nouvelle guerre scolaire » gagne les établissements de l’étranger

Depuis quelques mois, parents et syndicats enseignants dénoncent des hausses des frais d’inscription dans les établissements français à l’étranger. En toile de fond, un débat plus large s’installe : celui de l’évolution du modèle de l’enseignement français à l’étranger, entre pilotage public historique et montée en puissance d’acteurs privés.

Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

Quels sont les meilleurs passeports du monde ?

Selon le dernier baromètre du cabinet de conseil britannique Henley & Partners, Singapour arrive à nouveau en tête du classement. La France recule légèrement, en raison surtout d’une méthodologie particulière.

Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

Bourses scolaires à l’étranger : c’est maintenant !

La campagne est désormais bien lancée. Les dates limites pour déposer un dossier d’aide varient en fonction de chaque consulat français dans le monde.