Reyhan Unlu
27 juillet 2022

Favoriser l’intégration en Suède grâce à des tests de langue

Le pays envisage la mise en place de tests formels de langue suédoise avant toute obtention de la citoyenneté. Le gouvernement souhaiterait également créer une exigence similaire pour l’obtention de la résidence permanente.

La Suède est l’un des trois seuls pays de l’Union européenne à n’avoir aucune exigences linguistiques intégrées dans le processus d’acquisition de la citoyenneté. Pour le moment, les seules conditions pour faire une demande sont d’avoir vécu durant cinq sur le territoire suédois ou trois ans dans le cas où la personne aurait un partenaire cohabitant suédois. Face à l’accroissement de l’immigration, une proposition visant à créer des tests linguistiques a été présentée en janvier. Morgan Johansson, ministre de la Justice et de la Migration, a récemment annoncé lors d’une conférence de presse que ces tests de langue viserait à soutenir l’intégration dans la société suédoise mais aussi à renforcer le statut de citoyen et donc promouvoir une société plus inclusive.

Contenu potentiel des tests

La proposition du gouvernement inclut des plans pour un nouvel examen à l’échelle nationale. Les ressortissants étrangers devraient donc passer des examens comprenant un test d’étude sociale ainsi que les quatre compétences linguistiques : parler, écrire, lire et écouter. Pour valider ces tests, il serait nécessaire d’avoir une bonne connaissance de la culture et de la société suédoise mais aussi un niveau A2 pour les catégories parler et écrire et B1 pour lire et écouter. Si deux niveaux ont été distingués, c’est parce que le gouvernement a conscience que les éléments les plus difficiles d’apprentissages sont l’expression orale et l’écrite. Cependant, il parait essentiel de maîtriser a minima les compétences « lire » et « écouter », qui permettent par exemple de suivre les informations télévisées et de lire les journaux, la connaissance de l’actualité locale étant un facteur important lorsque l’on s’installe dans un pays. Ces exigences s’appliqueraient à la plupart des citoyens étrangers entre 16 et 66 ans. En seraient exclus les citoyens nordiques ainsi que toute personne présentant un handicap de quelque nature. En plus des frais de demande de citoyenneté d’un montant de 180 $ s’ajouteraient 300 $ de frais de participation aux examens.

Une mise en place d’ici 2025

Actuellement, la proposition est en cours de consultation, celle-ci devrait faire l’objet d’un vote parlementaire avant les prochaines élections de septembre 2022. Toutefois, il va sûrement falloir attendre encore quelques années avant l’adoption de ces nouvelles règles car en plus de devoir les faire valider, il faudra aussi créer ces tests qui n’existent pas encore. De plus, il faudra déterminer dans quelles infrastructures se dérouleront ces tests, bien que les universités semblent être les lieux les plus adéquats. Ainsi, on estime que la mise en place de ces tests devrait se faire à l’horizon 2025.

share Partager

Actualités internationales

Le gouvernement britannique va retirer le statut de résident temporaire aux citoyens européens absents depuis trop longtemps du pays

Le gouvernement britannique, par son ministère de l’Intérieur, a lancé depuis le 9 avril dernier une vaste opération de contrôles sur les détenteurs du pre-settled.

Actualités internationales

Même sans passeport britannique, les binationaux pourront entrer au Royaume-Uni

Le 25 février dernier, le gouvernement de Keir Starmer a imposé l’obligation pour les binationaux de présenter leur passeport britannique lors au passage aux douanes, sans quoi l’entrée au Royaume-Uni pourrait leur être refusée.

Actualités économiques
Actualités internationales
Etudier et travailler
Vie pratique

La Finlande veut faire venir les pros de la tech

Le pays scandinave met en avant sa qualité de vie, son niveau social confortable et des visas faciles à obtenir pour attirer les spécialistes des nouvelles technologies comme l’IA.

Actualités internationales

« J’aimerais rendre mon dernier souffle sur un bateau » : une retraite en croisière sans billet retour

Et si la retraite se passait en mer ? C’est le choix de certains retraités qui multiplient les croisières, quand d’autres franchissent le cap de vivre à bord toute l’année. Un phénomène encore marginal, mais qui accompagne l’essor spectaculaire du tourisme de croisière.

Actualités internationales

Moyen-Orient : comment fonctionne la cellule de crise pour les Français de l'étranger

Alors que la crise au Moyen-Orient a suscité des interrogations sur la gestion des rapatriements et l’aide aux Français de l’étranger, le Quai d’Orsay assure avoir rapidement mobilisé ses équipes. Au Ministère, c’est le centre de crise et de soutien (CDCS) qui pilote les opérations. Près de trois semaines après le début du conflit, Eléonore Caroit, Ministre déléguée aux Français de l’Etranger, revient sur son fonctionnement.