Français à l'étranger
17 novembre 2022

Actions solidaires : Les réseaux en immigration francophone

Même si l'immigration est longuement mûrie et attendue avec enthousiasme, on ne peut ignorer le choc culturel, notamment les difficultés liées à l'installation dans un nouveau pays. A la joie de vivre sur le sol désiré peuvent par moments se substituer du découragement et un possible sentiment d’isolement. Les réseaux en immigration francophone sont heureusement suffisamment nombreux et organisés au Canada pour offrir un précieux maillage de soutiens et de rencontres conviviales.

Les réseaux en immigration francophone ont vu le jour en 2003. Ils sont aujourd’hui au nombre de 13 et présents dans 9 provinces et 2 territoires. Reconnus par le ministère de l’Immigration des Réfugiés de la Citoyenneté du Canada comme des partenaires du gouvernement pour atteindre les objectifs en immigration, les membres de ces réseaux offrent des services permettant aux nouveaux arrivants francophones de s’établir dans un premier temps, puis de s’intégrer et de réussir leur projet de vie au Canada. Depuis 2006, ils sont soutenus et encadrés par la fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) qui est un interlocuteur de premier plan du gouvernement fédéral pour toutes les questions qui touchent au développement et à la vitalité du français et de la francophonie.

Adaptation, vie sociale et chaleur humaine

Chaque province du Canada possède ses particularités et la prédominance de langues et cultures peuvent varier selon les territoires. Ainsi, le français est la langue officielle du Québec, le Nouveau-Brunswick est officiellement bilingue, d’autres provinces sont dotées d’une loi sur les services en français (Ontario, Nouvelle-Ecosse, Île-du-Prince-Édouard) Terre neuve et Labrador, le Manitoba et la Saskatchewan ont adopté une politique sur les services en français et deux provinces sont unilingues (Alberta et Colombie-Britannique).

Certaines régions offrent en outre des difficultés supplémentaires par leur climat, leur isolement géographique, un éventuel manque de dynamisme économique. Les RIF sont un moyen d’accéder à des informations essentielles et adaptées à la condition d’immigré francophone, de profiter d’une vie sociale en dehors du cadre professionnel et de trouver une chaleur humaine. Les membres sont en relation avec tout un réseau de partenaires (300 organismes et institutions) qui couvrent tous les aspects de la vie quotidienne : écoles, collèges et universités, services de santé, centres culturels, services d’aide à l’emploi, organismes de développement économique, permettant donc un accompagnement au fil du temps et des besoins.

Les valeurs incarnées par les RIF sont essentiellement l’esprit de solidarité envers leurs concitoyens et la conviction qu’une bonne intégration et la cohabitation de diverses origines ethniques peuvent enrichir une province et plus largement le Canada dont, ne l’oublions pas, l’histoire et l’identité se sont construites sur une grande diversité culturelle.

De précieux  espaces d’échanges

Au-delà d’un soutien purement administratif, les RIF proposent des activités combinant l’utilité et la convivialité : des rencontres individuelles avec les nouveaux arrivants francophones, des excursions visant à faire découvrir les services locaux, les ressources communautaires ou les lieux de cultes, des cafés-rencontres pour francophones et francophiles, des « 5 à 7 réseautage » (consistant à se retrouver entre collègues dans des cafés pour décompresser après la journée de travail) et des séances de préparation au test de citoyenneté canadienne.

Enfin, la semaine nationale de l’immigration francophone est un événement important. A l’initiative de la fédération des communautés francophones et acadienne et justement des réseaux en immigration francophone, elle bénéficie de l’appui financier de l’IRCC et permet chaque année la tenue d’événements et d’activités dans toutes les régions du pays pour mettre en valeur toutes les actions menées par les communautés francophones et acadiennes.

share Partager

Etudier et travailler

Psychologues à l’étranger : quand l’expatriation redéfinit la pratique

Loin de leurs repères habituels, les Français expatriés peuvent être confrontés à des problématiques spécifiques : isolement, perte de repères, bouleversement familial ou difficultés d’adaptation. Face à ces besoins, les psychologues francophones développent une pratique internationale, souvent à distance. Mais exercer à l’étranger suppose aussi de composer avec des législations très variables.

Etudier et travailler

Guide gratuit à télécharger : Étudier à l’étranger

Partir étudier à l’étranger séduit chaque année de plus en plus de jeunes. Programme Erasmus, universités étrangères, doubles diplômes, campus internationaux, aides financières… les possibilités sont nombreuses, mais les démarches et les choix peuvent rapidement devenir complexes.

Etudier et travailler

Guide gratuit à télécharger : Etudier en France après une scolarité à l'étranger

Après une scolarité à l’étranger, vous envisagez de suivre vos études en France. Entre une diversité de formations souvent excellentes et des coûts plus faibles qu’ailleurs, faire ses études en France a de nombreux avantages. Ce guide gratuit à télécharger répond à toutes vos questions.

Etudier et travailler

Guides et accompagnateurs touristiques : ces Français qui font découvrir leur pays d'adoption

Alors que les voyageurs disposent aujourd'hui d'une multitude d'outils numériques pour préparer leurs séjours, les guides francophones installés à l'étranger n'ont jamais autant misé sur la proximité et l'expérience humaine. Entre indépendants qui créent leur propre activité et accompagnateurs nomades, ces Français expatriés réinventent un métier en pleine mutation.

Etudier et travailler

Alliances universitaires européennes : des opportunités pour parcourir le monde

Passerelles entre établissements européens, les alliances universitaires sont riches à la fois pour les enseignants, le personnel et les étudiants - qui peuvent partir en mobilité à l’étranger - mais également pour l’université elle-même.