Français à l'étranger
18 novembre 2022

Le Canada et ses provinces : l'Ontario

L’Ontario, « belle eau » en iroquois, est une province phare du Canada. Entourée par les provinces du Québec à l’est, du Manitoba à l’ouest et les États-Unis au sud, elle est le centre géographique, économique et politique du Canada. C’est aussi la plus riche et la plus peuplée puisqu’elle regroupe 38,8 % de la population du pays.

La province s’étend des Grands Lacs au sud, à la baie d’Hudson au nord et offre une immense variété de paysages, très souvent à proximité de l’eau, avec 200 000 km² de lacs et les célèbres chutes du Niagara.

La langue officielle est l’anglais. Près de 5% des Ontariens ont le français comme langue maternelle. Des services sont proposés en français et les structures d’accueil francophones sont nombreuses, notamment à Toronto, comme l’association Toronto Accueil ou le Centre francophone.

Le parcours scolaire est calqué sur celui des autres provinces, à savoir du préscolaire au doctorat. L’enseignement est en anglais mais le campus Glendon de l’université York à Toronto, l’université d’Ottawa et l’université Laurentienne à Sudbury proposent un enseignement en français.

Le climat de l’Ontario est essentiellement de type continental mais on observe de grandes variations climatiques selon les régions. Ainsi dans le nord, le climat est subarctique.

Ottawa est la capitale fédérale, la cité des parlementaires, des diplomates et du gouvernement canadien. On y trouve aussi le Musée canadien de l’histoire qui relate l’histoire du pays depuis la venue des Vikings ainsi que l’art et les traditions des peuples autochtones et des différents groupes ethniques du pays.

La capitale provinciale, Toronto, est la plus grande ville du Canada. Située au bord du lac Ontario, elle ressemble un peu à New York pour son architecture et son quartier d’affaires. Elle occupe d’ailleurs la deuxième place financière d’Amérique du Nord. Victime de son succès, la ville manque de logements et le prix de l’immobilier flambe, faisant d’elle l’un des endroits les plus difficiles pour se loger. La colocation est souvent pour les nouveaux arrivants une solution pour pouvoir s’installer à long terme.

Attractivité économique

Le sud de l’Ontario bénéficiant d’un climat assez doux a pu développer une agriculture lucrative. Les richesses du sous-sol sur le bouclier canadien, existant dans une grande partie du territoire, assurent à la province un rôle leader dans l’extraction des principaux minerais (nickel, cuivre, zinc, or argent uranium…). On peut évidemment ajouter l’industrie forestière, la pêche (250 000 plans d’eau et quatre grands lacs en font le premier producteur de poissons d’eau douce du pays) et l’hydroélectricité. Chacune de ces activités jouant un rôle important dans l’économie canadienne. La capitale fédérale provinciale attire de nombreuses entreprises du secteur tertiaire. La bourse de Toronto est le plus grand marché boursier du Canada. Le tourisme s’ajoute à la liste des secteurs économiques qui comptent, en particulier par la présence des chutes du Niagara qui attirent chaque année 30 millions de touristes.

Emploi et création d’entreprise

Le besoin de constructions nouvelles appelle une main-d’œuvre qualifiée dans tous les métiers du bâtiment. La population ontarienne est vieillissante, ce qui est impacte le marché du travail. Par ailleurs, la pandémie du Covid-19 a provoqué des modifications dans les habitudes de travail et dans la recherche des profils ciblés. Ainsi, on observe parmi les métiers les plus demandés en Ontario une forte présence de professionnels du numérique : designer graphique et illustrateur, concepteur et développeur web, programmeur et développeur de médias interactifs, analyste de base de données et administrateur de données, analyste et consultant en systèmes d’information, gestionnaire des systèmes informatiques, directeur de la publicité, du marketing et des relations publiques. Le secteur de la santé nécessite aussi, comme ailleurs, de nouvelles recrues.

Pour en savoir plus : www.ontario.ca

> En bref

  • Superficie : 1 076 000 km²
  • Population : 15 109 416 habitants

Capitale provinciale : Toronto

share Partager

Etudier et travailler

Transition énergétique : pourquoi le monde s'arrache les électriciens français

Portés par la décarbonation mondiale, les électriciens qualifiés sont devenus le « carburant » de la transition écologique. De l’Australie au Canada, l'électrification de la planète crée une pénurie critique de main-d’œuvre. Zoom sur un métier manuel devenu un formidable passeport pour l'international.

Actualités internationales
Etudier et travailler

Erasmus+ victime de son succès

Le nombre de stages financés par l’agence européenne basée à Bordeaux a été multiplié par trois ces dernières années. Mais faute de budget, Erasmus+ n’a pu financer l’an dernier qu'à peine plus de la moitié de ces demandes. Et le retour prochain du Royaume-Uni ne risque pas de faire baisser cet engouement.

Etudier et travailler

Études supérieures : combiner alternance et expérience internationale, c’est possible !

Contrairement aux idées reçues, il est tout à fait envisageable de combiner les deux… avec un peu d'organisation préalable. Conseils et témoignages.

Etudier et travailler

Cybersécurité : ces experts français qui choisissent l’expatriation

Pénurie mondiale de talents, multiplication des cyberattaques, internationalisation des entreprises… Dans la cybersécurité, les opportunités dépassent désormais largement les frontières françaises. Aux quatre coins du monde, de plus en plus d’ingénieurs français choisissent l’expatriation, attirés par des projets d’envergure, des carrières accélérées et un marché en tension permanente.

Etudier et travailler

« Tu te dis que t’es sur une autre planète » : ces expatriés de l’extrême racontent leur vie en Antarctique

Des températures qui peuvent chuter à – 60 degrés. Du blanc à perte de vue. Plus de possibilité de revenir en arrière. Non, ce ne sont pas les astronautes qui posent le pied sur la lune, mais l’arrivée en bateau de ceux qui choisissent une expatriation de l’extrême : l’Antarctique. Chaque année, environ cent Français embarquent pour quelques mois à un an pour vivre sur une des stations polaires françaises.